Artisanat et antiquités d'Asie
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Guide Achat Statue timor

Le Timor oriental, la plus grande des petites iles de la Sonde, est influencé par plusieurs civilisations dans toute son histoire. Les cérémonies de célébrations aux divinités sont importantes et font appel à plusieurs éléments : des statuettes en bois d’ancêtre servant de protection contre les mauvais esprits, des totems de divinités primitives, des bâtons anthropomorphiques protecteurs, sculptés, des statues bouddhique ou hindouiste, des poulies de métier à tisser ou encore des boites à bétel…

Le culte des Ancêtres occupe une place de premier rang chez les Timorais depuis toujours, s’ils sont négligés, les conséquences qui en résultent sont désastreuses : maladie, épidémie, mauvaise fortune. Et c’est toute la communauté qui subit le châtiment, c’est pour cela que le peuple accomplit des prières devant les statuettes d’ancêtres et les pourvoit d’offrandes. C’est par-là aussi un moyen de communication suprême entre les hommes et les ancêtres. Ces statues d'ancêtres étaient suspendues à un poteau et conservées dans la maison du chef traditionnel. Ces statues sacrées apportent protection, paix et bénédiction. Basé exclusivement sur des productions traditionnelles de bronze, de métal argenté, de résine, de bois et de pierre, l’art primitif provient de plusieurs petites îles (île d’Ataúro par exemple).
Le Timor est réputé depuis des millénaires pour l'extraordinaire qualité de ses objets anciens, de culte ou populaires. Les cérémonies de célébrations aux divinités sont toujours importantes avec des chants, de la musique, des masques et costumes … Les statues d’ancêtres protègent les humains des esprits malfaisants. De nombreux objets ont été conçus pour perpétuer cette pratique ancestrale.

Statue Timor
30 €
Statue Timor
35 €
Boîte  Timor
19 €
 

L’art primitif du Timor : Mélanésien Papou

L’art mélanésien fut donc très influent dans l’art mythologique du Timor Leste
Dans l’histoire du peuplement du Timor-Leste, ce sont les Atoli venus vers 3000 ans av J-C qui furent les premiers occupants, suivis par les Papous (peuples mélanésiens).
L’art mélanésien fut donc très influent dans l’art mythologique du Timor Leste, on peut établir une liste de quelques objets :

  • le masque du Timor (1 m environ) est conçu dans le tronc d’un arbre (cocotier). Les éléments de ce masque sont tous symétriques en ronde bosse sur un axe vertical, rappelant les traits d’un oiseau (sourcils et nez), dents proéminentes ;
  • porté sur le haut de la tête, l’autre type de masque à long nez est équilibré sur son axe d'attache pour avoir un ample mouvement vibratoire lors de danses rituelles en groupe (invocation des esprits de la forêt incarnés dans chaque masque favorisant par la suite la chasse) ;
  • le Kap-kap de plus de 20 cm de diamètre est une sorte de disque formé à partir d'écaille de tortue reposant sur un disque de bénitier fossile, servant d’abord d’ornement frontal. Les motifs représentés peuvent être des figures anthropomorphes, des oiseaux, le soleil. Cette pièce d’ornement constitue aussi un objet de valeur et de monnaie faisant l'objet de dons pour favoriser la récolte, la pêche ou la chasse. Un collier lui aussi fait de petits coquillages attachés les uns et les autres par une fibre végétale rouge, sert à lier le Kap-kap sur le coté du front. Ce collier servait aussi de monnaie ;
  • la pierre sculptée de l’Esprit de la mer Kesoke : une pierre magique avec un visage formé de 2 yeux (prévoir le temps et la pêche). Dans la pratique ancestrale, la pierre de Kesoke permet au chamane qui la consulte de prédire si le temps sera favorable et si la pêche sera bonne. Cette pierre granitique sert pour plomber les filets de pêche, elle ressemble aux monnaies traditionnelles des Salomons ;
  • la monnaie ou la Kina est un coquillage d'huitre perlière servant aux échanges entre les tribus côtières et les tribus des hauts plateaux. Mais la Kina ou « Moka kina » était autrefois utilisée pendant les cérémonies coutumières Moka ;
  • les Tabua, dents de cachalot symbole de la fertilité féminine, sont une autre variété de monnaies mélanésiennes. Elles servaient à monnayer le mariage principalement et à finaliser des transactions coutumières ;
  • les objets cérémoniels très symboliques ayant pour vocation d’établir un lien entre le monde des esprits et celui des humains. Une planche d’origine Asmat par exemple présentant plusieurs animaux symbolise la chasse aux têtes (calao, mante religieuse, grenouille, chauvesouris, roussette). Quant à l’homme, ses jambes sont les racines de l’arbre qui le symbolise, le tronc son corps et le fruit sa tête ;
  • les parures sont fabriquées avec des parties d'animaux difficiles à chasser, dents de cochon, dents de crocodile, plumes de casoar, fourrure de couscous Spilocuscus (animal nocturne rare). Ces éléments sont le symbole de la puissance de chasse et guerrière de son porteur. Ces parures sont en général des cache-sexes constitués à la base de tressage végétal auquel on ajoute de petits coquillages, de la porcelaine et même des cheveux humains. Ces parures augmentent la virilité du guerrier ;
  • la statuette de bois de l’esprit Tiola, protégeant les hommes de l'esprit de la mer Kesoke. Cette effigie est fixée à l'avant des pirogues et elle est incrustée de nacre avec des contours décoratifs apparentés à ceux des motifs sur les visages des femmes ;
  • instrument de grande importance dans la vie des Papous, la flute est toujours présente au cours de grandes festivités et lors des rites initiatiques. Fabriquée avec une corne d’animal sculptée ou en tubes de bambou, selon la croyance la flute est la voix des esprits qui parle à travers ses notes. Les flutes vont par paire, une voix mâle et l'autre femelle avec deux sons différents (le bouchon de la flute permet de faire la différence). Les flutes de Mélanésie ont parfois des yeux dont les pourtours symbolisent des animaux dangereux ou sacrés ;
  • le bouclier du guerrier était gravé de motifs qui transcrivent ses attributs pour impressionner l'adversaire ; des « E » sont les marques des flèches lors de combats, des formes de libellule ou de frégates supposant que les guerriers ont l’aptitude de ces bêtes ;
  • pilon en pierre Enga utilisé pour broyer la noix ou la feuille de bétel, il mesure 20 cm et le pilon est sculpté avec des formes zoomorphes
  • le Sasando en forme de coquille est un instrument de musique possédant un tube en au centre autour duquel sont placées différentes cordes, de 28 cordes à 56 (jadis la coque était en feuilles de Palmyre et le tube en bambou). Il est courant de jouer de la musique avec cet instrument pour célébrer le mariage, la naissance d'un bébé ;
  • le tambour de bois à main kundu, encore un autre instrument qui émet la voix des esprits (son plutôt grave). Le tambour est fabriqué avec une peau de reptile tendue à plusieurs mains, maintenue par un cerclage de corde et collé au bois ;
  • la boite à bétel (feuilles) est un objet élémentaire, la chique du bétel étant une pratique vielle de plusieurs millénaires en Asie du Sud-est, tonifie l’esprit, le vivifie (vertus stimulantes et curatives), elle sert d’offrande aux esprits. On appelle chique du bétel la composition faite à partir de la feuille de bétel, la noix d’arec et la chaux de coquillages réduits en poudre. La boite aujourd’hui en vannerie est richement décorée de broderies et de perles ;
  • la poulie de métier à tisser avec des visages sculptés, bouche ouverte et yeux ronds

Les statues du Timor

les statuettes anthropomorphes étaient en bois, en fossile, pierre, coquillage.

Masque du Timor
89 €
Masque du Timor
129 €
Masque du timor
139 €
 

À l’époque des premiers occupants mélanésiens, les statuettes anthropomorphes étaient en bois, en fossile, pierre, coquillage. Parmi les divinités des statues, Ramu est un ancêtre mythique avec son brassard de rotin pour maintenir des objets pratiques (brassard symbolisant l’atteinte d’un degré élevé d'initiation chez les hommes). Certaines statuettes sont des amulettes.


Dans la statuaire timoraise antique, le nombre de figurines féminines est bien plus important que celles masculines ; elles sont le plus souvent assises, les mains posées sur les genoux et les bras ornés de bracelets. Leurs oreilles sont percées et supportent des boucles faites de coquillage. Des secrets entourent les récits de ces ancêtres du sexe féminin. Jusqu’à ce jour, on ne connait pas exactement la réelle utilisation de ces statuettes dans l’art timorais, mais les spécialistes attribuent à ces statues des rituels de puberté par exemple. À l’époque des premières populations du Timor oriental, les jeunes filles s’enduisaient de pigments rouges (ocre rouge noir que l’on retrouve sur les statues artisanales) à l’occasion des rituels d’initiation.


La statuette korwar (karwar, korvar) en pierre sculptée à la forge (ou avec des essences de bois) s’inscrit dans le rituel de matérialisation de l'ancêtre mort (revenant parmi les vivants) par l’intervention d’un shaman. Dents proéminentes, nez en forme de flèche et serpents marins entre les mains : voici les traits spécifiques de cette statue korwar. Ce type de statue antique du Timor met en évidence des références mythiques. Néanmoins, une statuette korwar ancienne et de fabrication plus récente est largement différente.
La statuette d’ancêtre Timor (en bois, fer sculpté) sert de protection aux hommes contre les mauvais esprits. Les totems d’ancêtre du Timor écartent les mauvais esprits du village et des maisons, ce sont aussi des objets protecteurs avec des formes anthropomorphes. Souvent représenté avec le cacatoès porté sur la tête, c’est le symbole du lien avec les esprits célestes.
Les mains posées sur les genoux, un homme assis, comme contemplant le temps qui passe avec un sentiment de sérénité, voici ce que dégage la statuaire timoraise dans son ensemble. Et ce que l’on retrouve aussi avec ces statues, c’est cette frappante hospitalité dans les détails du visage. Pour comprendre la signification de l’art du Timor, il faut ainsi se servir de statues, mais aussi des objets qui apportent des éclaircissements sur les pratiques ancestrales.


À partir de quels matériaux sont conçues les statues de Timor ?


Le bois fossile et la pierre et les coquillages constituent les premiers éléments de la construction de ces statues du Timor-Leste. Avec le temps, les artisans ont adopté le bronze et le fer.


Le bois est un matériau noble qui, entrant dans la fabrication de statue, redonne un aspect ethnique à la décoration d’intérieur. Cette touche d’antiquité mariée à une ambiance plus moderne permet de jouer sur des formes et des couleurs. Le bois laqué est très largement utilisé, la statue richement décorée intègre plusieurs éléments décoratifs de perles, de fibres ou de pigments.


Quant au fer ou au bronze, ce sont des matériaux plus robustes offrant une plus grande longévité aux statues de Timor.


Une statue artisanale de Timor, c’est avant tout une histoire d’un peuple né de plusieurs civilisations. Beaucoup d’apports des peuples mélanésiens constituent l’art enfermé dans ces statues, puis au fil du temps il s’enrichit avec le métissage européen. La statue ancienne artisanale est un objet certes de grande valeur historique, mais celles qui lui ont succédé ont l’avantage de mieux intégrer la décoration de votre maison avec des finitions beaucoup plus soignées.


À quel prix acheter une statue du Timor ?

La statue du Timor peut être achetée avec des prix très différents, ce paramètre changeant selon :

  • son ancienneté
  • sa matière de fabrication
  • son état…


À titre informatif, une statuette de 20 x 3,5 cm en fer avec une patine coute aux alentours de 30 euros à 35 euros ; une statuette du Timor de plus petite dimension en bois vaut 20 euros à 25 euros.
Pour une décoration originale parfaite , la statue du Timor doit être accompagnée des objets fétiches qui sont présentés plus haut.

Boite du Timor
25 €
Boite du Timor
25 €
Statue  Timor : poupée
92 €
 

Où trouver sa statue du Timor ?

Avant tout sur le site Objetsdevasion.com dans la rubrique Art primitif
Le site web Mes Indes galantes recèle des trésors de la culture du Timor, il présente une liste de statues et d’objets venus de ce lointain pays.
Un autre site, Franck Marcelin est lui aussi riche en artisanat local d’Indonésie. Il présente avec une description détaillée l’art polynésien et mélanésien avec des listes d’objets traditionnels à l’appui. Dans le même style, Objet d’évasion recèle un grand catalogue d’objets rares achetés directement sur place ou par l’intermédiaire de fournisseurs sérieux.
Ce site web marchand est une grande référence en matière d’art asiatique, les statues consacrées au Timor Leste et aux autres objets nécessaires pour la décoration ethnique ou pour les rituels amateurs y sont répertoriées.