Artisanat et antiquités d'Asie
Tel: 01-85-54-01-34 Pièces visibles sur Paris sur rendez-vous.
Panier

Comprendre le Confucianisme

Comprendre le Confucianisme

Le sage Confucius incarne la sagesse retrouvée dans l'inconscient collectif, du désir retrouvé, profond et réfléchi qui permet de mieux apprécier la vie à l'instant présent. Il disait «Chaque homme à deux vies, la seconde commence quand celui-ci s'aperçoit qu'il n'en a qu'une... ». 

En Chine contemporaine, Confucius reste une grande figure emblématique de l'histoire intellectuelle de ce grand pays. Il a donné naissance à plusieurs écoles dans le monde et inspire la sagesse, la morale et le respect des uns envers les autres pour une paix sociale à travers les rites Li. Ce grand penseur de Chine est un parfait exemple de sagesse. De nos jours, le courant du confucianisme est considéré dans le monde entier d'abord comme à la fois une religion, une philosophie, mais également une éthique morale. D'autres m^mees confondent confucianisme et art de vivre Asie. Confucianisme est la discipline qui vient du nom de son fondateur le grand philosophe Confucius, fondé entre le IIe siècle av. J.-C. et le VIIe siècle. Le Confucianisme devient religion d'État en Chine à partir de la 2de dynastie impériale. À la base de cet enseignement, c'est la recherche de la noblesse spirituelle et l'harmonie, tout comme le courant voisin Taoïsme.

Confucianisme

Aux origines du courant confucianisme : qui est Maitre Kong ?

Il fut l'homme de la situation avec ses principes fondateurs au cours des plus puissantes dynasties guerrière en Chine, surtout dans un climat de terreur et de barbarie qui déchirait son pays alors en guerre perpétuelle. La vie de Confucius Maitre Kong est absolument simple, cependant par son investigation et son génie humble, il va développer une pensée et une influence qui feront sa renommée au cours de sa vie et longtemps après sa disparition. Confucius (Qiu du nom du mont sur lequel sa mère alla prier avant d'enfanter, Kong est le nom de famille et Zhongni son nom social) est né en -551 av. J.-C. dans le pays de Lu, fils de Yan Zhengzai et de l'homme d'État chinois Shu Liang He (gouverneur). En Asie (Chine), ce personnage illustre est appelé « Kongzi » (kongfuzi) qui se traduit par Maître Kong, ce mot est alors latinisé en Confucius par des jésuites au XVIe siècle (Matteo Ricci).

L'arrière-grand-père de ce grand philosophe vivait dans la province de Song où il était ministre de la guerre, mais celui-ci fut assassiné et son fils Fang Shu (grand-père de Confucius) décida de se réfugier à Lu. À la mort de son père, Confucius n'a que 3 ans, sa famille est alors laissée dans la misère. Famille de grands guerriers, les ascendants de Confucius (notamment Yi Yin fondateur de la dynastie Shang) menaient une brillante carrière de militaire jusqu'au tour du jeune Qiu Kong. La famille Kong possède l'arbre généalogique le plus important du monde, les filiations de Confucius s'étalent sur 83 générations (de père en fils). Aujourd'hui, le Comité de Compilation de la Généalogie de Confucius enregistre 2 000 000 descendants connus sur un total estimé à 3 000 000 d'individus.

Les historiens chinois retracent la vie de Confucius en plaçant son existence à la période des Printemps et des Automnes, soient entre -771 et -481 av. J.-C dans la région de Lu. Cependant, plusieurs légendes ont vu le jour sur sa naissance extraordinaire : une licorne aurait prédit sa naissance en offrant de sa bouche une tablette de jade qui prédisait la venue d'un enfant soutenant la déclinante dynastie Zhou. La nuit même de sa naissance, 5 vieillards arrivèrent dans la cour de sa maison pour restituer les essences des Cinq Planètes et 2 dragons se posèrent sur le toit. Puis, des chants célestes traversèrent la nuit silencieuse suivie par des voix annonçant que le Ciel favorisera la naissance d'un fils saint.

Enfant déjà, le jeune Confucius se plaisait à la lecture et éprouvait une passion pour les rites (rendus aux Ancêtres), il est instruit par les soins de sa mère. Grand passionné d'arts (il maitrisa les Six arts, Rites religieux, Musique, Tir à l'arc, Conduite de char à cheval, Calligraphie et mathématique), il va suivre cette voie plutôt que celle des armes à son adolescence et va vite commencer une brillante carrière d'enseignant. À l'âge de 19 ans, Confucius se maria et eut son premier fils Kong Li à 20 ans, suivi de 2 filles. Pour vivre, Confucius alors ayant suivi les études des élites s'occupa des tâches administratives pour le chef de province de Lu et devient alors ministre. Dans les affaires politiques, le jeune Confucius entend appliquer ses idées humanistes (le « Ren » ou humanisme confucéen) au sein du gouvernement à la faveur du peuple. En -530 survint la mort de sa mère, Confucius enseigna sa connaissance des textes anciens à la cour du duc de Lu à un petit groupe de disciples. À 53 ans, Confucius fut nommé grand ministre de la Justice de Lu, un poste de haute importance qui cependant ne permit pas d'appliquer ses idées vis-à-vis de ses supérieurs hiérarchiques. Il quitte ce poste en -496 pour entreprendre une vie d'errance à la recherche d'un souverain capable de l'écouter... Il devient mendiant sans emploi. 


Années d'errances de Maitre Kong Confucius

Devenu un adulte muri par l'expérience de la vie et poussé par le désir de rencontrer un souverain capable de l'écouter, Confucius part en mission au pays de Qi où il rencontre le duc Jing de cette province pour discuter des affaires d'État. Cependant, le duc mandata aussi Confucius pour l'interroger sur des sujets comme la morale et les us et coutumes. Les propos tenus impressionnèrent le duc qui avait en tête d'attribuer un poste intéressant dans son gouvernement, mais celui-ci fut finalement dissuadé par un de ses conseillers.

Confucianisme

Confucius retourna dans sa province avant de repartir à Luoyang pour rencontrer le sage Lao Tseu fondateur du Taoïsme. Confucius voulant alors enrichir ses connaissances au sujet des rites funéraires. Après un long échange, les deux hommes vont se quitter, c'est alors que Lao Tseu délivre un message significatif à son interlocuteur. Il révèle que les personnes riches donnent des présents à leur hôte, alors que les personnes modestes donnent des mots (...) étant lui-même de situation assez modeste, Lao Tseu va délivrer de belles paroles : « Un homme intelligent, grand observateur, se trouvera toujours en danger de mort, car il se plaît à parler des autres. Par son vaste savoir et son solide jugement, il en vient à découvrir ce que les autres ont de plus méprisable ». Sidéré par ces paroles, Confucius renonça à parler pendant une longue période. Tout ce temps, sa réputation d'homme de vision se répandit, puis il s'en suivit des années d'errance de Confucius accompagné par ses disciples. Ce périple sera alors semé de plusieurs embûches, Confucius et ses troupes devant déjouer de nombreux pièges tendus par leurs ennemis :

  • Séjour au pays de Song (alors que le groupe s'était reposé dans un bois afin d'écouter l'enseignement du maître, le ministre de la guerre du pays de Song Huan Tui tenta de l'assassiner en faisant tomber un arbre sur Confucius. Celui-ci se dépêcha de quitter les lieux).
  • Séjour au pays de Chen (en voyage dans la province de Chu, Confucius et ses disciples se firent envoyer des cadeaux par le roi de la province, Zhao. Ce roi voulant de ce fait solliciter Confucius à exercer une charge dans son gouvernement. Les ennemis du roi, Chen et Cai, voulant empêcher ce projet cernèrent le petit groupe qui était réduit dans un état de siège. Le roi détacha un corps d'armée pour les libérer, à son retour, Confucius était disposé à exercer une charge auprès du gouvernement du roi. Malheureusement, le grand conseiller Zixi sentant sa position menacée l'en dissuada).
  • Séjour au bourg de Kuang (le tyran Yang Huo ayant commis des exactions contre la population de ces lieux avait une forte ressemblance avec le sage Confucius ; Yang Huo voulait rencontrer Confucius. Il envoya un cadeau à son adresse lorsque Confucius était absent de chez lui, cette ruse visait alors à ce que le destinataire du présent se déplace pour remercier en personne l'initiateur du cadeau. Confucius tenta la même manœuvre en allant déposer un présent chez le tyran qu'il rencontra en cours de chemin. Sa vivacité d'esprit le sort de cette mauvaise situation. Par la suite, les gens du bourg de Kuang cernèrent et voulurent pendre Confucius qu'ils prenaient pour le tyran Yang Huo. Encore une fois, il réussit à s'échapper.

Confucius enrichi de ses expériences et d'une persévérance inébranlable à transmettre ses enseignements après 14 années d'exil retourne dans sa région natale : à 67 ans, il décide de laisser enfin tomber les charges dans le gouvernement pour s'adonner pleinement à la transmission de son savoir, de ses entretiens et théories et réalise des compilations de textes anciens sur les rites anciens et les coutumes. Jusqu'à sa mort à 70 ans en -479, Confucius va former ses disciples aux bonnes pratiques et les parfaire dans la vertu. Son travail sera largement popularisé par ses disciples... Malgré les humiliations, le drame, la mort, la déchéance sociale ou encore la misère, Confucius est le parfait exemple de persévérance dans sa quête de réaliser son projet pour sauver l'humanité. Tout le monde s'accorde à dire que Confucius a percé le secret de la véritable foi qui fait que la puissance de l'homme se manifeste par son acharnement et sa constance à faire du bien malgré les problèmes rencontrés. Autrement dit, la Vertu du Confucéen lui permet de briser un malheur par sa persévérance, car si l'homme sage abandonne la voie de la vertu, il ne pourra plus défendre ce titre. L'homme de Bien ne perd jamais de vue cette voie de la sagesse, ne l'abandonne jamais, quelles que soient les circonstances (pas même le temps d'un repas, ni au milieu des affaires les plus pressantes et même au milieu des plus grands troubles de la vie). Le disciple héritier de Confucius maître Xun développa encore plus cette pensée en affirmant que l'étude de la vertu porte ses fruits au cours d'une existence humaine remplie de misère, malgré cela seules la vertu et la pensée ne doivent jamais en pâtir. L'un des enseignements que Confucius veut transmettre c'est que même la douleur est insupportable, celle-ci finit par passer, mais toute bonne action aussi infime soit-elle restera gravée.


Le courant confucianisme : un système philosophique humaniste à la recherche du perfectionnement moral

Dans la pensée occidentale, Confucius est caricaturé comme l'équivalent de Platon.Depuis la nuit des temps, la Chine a pour base de système de pensées les 3 courants (parfois assimilés à des religions) suivants :

  • Confucianisme
  • Taoïsme
  • Bouddhisme.

Le confucianisme exerçant la plus grande influence en Chine et dans toute l'Asie orientale, le nom Confucius est comparable à Platon en Occident. Il est bien plus le fondateur d'un système philosophique plus que d'une religion (les sujets de la mort, des esprits ou des puissances surnaturelles ne font pas partie du discours de ce philosophe), bien que des rituels ont lieu en son honneur et de ses disciples dans les temples confucéens.

Confucianisme

L'école des lettrés Chine, Enseignement des lettrés, l'essentiel de la pensée de ce philosophique chinois a été compilé dans des analectes, recueils de propos, entretiens, recueils par ses disciples de deuxième génération de propos.

La pensée de Confucius a depuis longtemps influencé les civilisations d'Asie, cette pensée se traduit par le pouvoir de tout en chacun à pouvoir modifier son destin. Selon Confucius, la véritable quête de l'homme est de vivre en harmonie avec ses semblables, puisque la vie avec les animaux sauvages et les oiseaux n'est pas possible (à l'opposé de la doctrine du Taoïsme qui propose que l'homme se retire pour envisager une retraite en montagne). Cette vie en société permet de « tisser un réseau de valeurs » avec pour finalité l'harmonie des relations humaines.

Confucius vécut de plein fouet la chute de la dynastie Zhou qui n'arrivait plus à apaiser les luttes entre les différents royaumes indépendants de la Chine. La situation instable mettait à mal la crédibilité du royaume unificateur mandaté par le Ciel, Confucius voulait restaurer ce pouvoir du Ciel à l'empereur. Pour cela, Confucius se sert de la sagesse ancienne en l'interprétant selon ses aspirations pour donner naissance à ce que l'on appelle l'Humanisme chinois, symbole du perfectionnement moral.

Confucius est vu comme l'éducateur par excellence en Chine (avant la Révolution), sa doctrine place l'homme en tant qu'individu au centre de ses préoccupations.

Le Confucianisme est une doctrine morale et sociale qui avait pour dessein de replacer la souveraineté de l‘Empire dans le clivage de l'époque tout en aidant le peuple à remédier à la décadence spirituelle de la Chine de cette époque (Printemps et Automne). Lui et ses disciples ont alors mis en place un système qui vise à opérer le changement de vision à travers l'individu, la famille et la collectivité ou la Nation (sur l'exemple de l'organisation des tribus dans l'Antiquité). Ainsi disait Confucius, tout ordre commence par la perfectionnement du savoir qui permet de rendre la pensé des hommes dignes de foi, ce qui anoblit le cœur d'un homme pour développer sa personnalité. En étant un individu exemplaire, celui-ci a alors le devoir régler les problèmes au niveau du cercle familial. C'est en étant un État constitué de familles modèles que la Nation peut espérer prospérer et bien s'organiser. Toute réforme à grande échelle commence par le plus petit élément constitutif des sous-ensembles adjacents (de l'État à l'individu)...

Le Confucianisme révèle une idéologie de gentilhomme ou « Junzi », un individu doué de la bienveillance « Ren ». La bienveillance est mise en pratique la moralité Li. Avec cette nouvelle conception de l'individu, Confucius apporte une révolution dans le système sociétal de l'époque : la notion de noble n'était plus à chercher dans la notion de noblesse de sang, mais surtout en noblesse du cœur. Confucius s'attèle à chercher une forme de morale positive, ce perfectionnement moral qui découle de l'étude et de la mise en application de rites. La tradition des examens impériaux remonterait à cette époque qui permettait aux princes et à tout humble paysan de candidater afin de pourvoir l'État en hommes intègres et cultivés.

L'enseignement de Confucius concerne donc tous les hommes, à l'inverse de la conception de la noblesse de sang qui se préoccupait de transmettre les connaissances aux futurs hommes de pouvoir (fils de princes). Cet accès à l'enseignement pour tous s'accompagne d'une autre conception, celle du devoir réciproque du monarque et de son peuple (du maitre à ses élèves. Dans les faits, plusieurs lettrés chinois ont été bannis ou assassinés pour avoir osé critiquer l'empereur ayant failli à ses devoirs envers son pays (maladie, famine et guerre civile subies par son peuple). La soumission au prince (père de la Nation ou de famille) garantit la cohésion (du pays et de la famille), mais cette obédience doit cependant s'accompagne du devoir pour le prince d'accepter et de considérer les remontrances du peuple s'il fait des choses qui vont au-delà de toute moralité selon Confucius.

Le Confucianisme est un courant de pensée qui dicte que chaque homme n'est ni bon ni mauvais de nature, il doit rechercher la voie de la sagesse et de la morale en faisant preuve d'humanité, de générosité et de bonté. Au cours de sa vie et par son enseignement, Confucius qui n'a jamais prétendu être un maître à penser s'est toujours efforcé de développer la réflexion personnelle et l'esprit critique chez ses disciples. Cette volonté s'exprime par une citation contenue dans Entretiens « Je lève un coin du voile, si l'étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui ».

Pendant toute la dynastie Han, le confucianisme deviendra la philosophie d'État en Chine sous l'impulsion de continuateurs proches de Confucius (Xun Zi et Mencius). Ce système d'éducation et de morale se poursuivra en Chine jusqu'à la fin de l'Empire en 1911 et à la fondation de la République Populaire de Chine, les examens sont basés sur le corpus confucéen. Cet enseignement a pour base :

  • les 4 Livres fondateurs, « Lun yu » les Entretiens de Confucius, la Grande Étude « Da Xué», l'Invariable Milieu « Zhong yong » et Meng zi ou le Livre Mencius
  • les 5 Classiques Wu jing (Canon des Poèmes Shi Jing, Canon de l'Histoire Shu Jing, Yi Jing ou Livre des mutations, Li Ji ou livre des Rites et les Annales des Printemps et Automnes). Désormais perdu, le Canon de la musique Yuèjing constituait le 6e classique.

Avec la fondation de la République, l'enseignement confucéen basé sur ses 4 Livres et 5 Cinq Classiques n'est plus obligatoire. Pourtant, l'école du confucianisme en Chine a largement participé à forger l'histoire de la pensée dans cet immense empire, bien que celle-ci fut partagée entre des périodes de retour aux sources.

Pendant la dynastie Song, le confucianisme connaitra un vent de renouveau insufflé par Zhu Xi (le courant à été assez délaissé au cours du royaume des Tang). Cette nouvelle école du confucianisme associe les contributions anciennes du taoïsme et les nouveaux apports du bouddhisme. Ce système orthodoxe reste alors immuable depuis lors, l'influence de ce confucianisme de la postérité de Confucius reste encore prépondérante actuellement. Au final, l'institution confucianisme a permis de sauvegarder la stabilité du Céleste Empire de Chine comme le voulait son fondateur et la culture chinoise pendant près de 2000 ans...

On peut citer des pays par exemple le Japon et son système basé sur l'association shinto-confucianisme (avec Hayashi Razan) depuis l'ère Edo, Singapour et la Corée du Sud qui ont fait du Confucianisme leur doctrine politique.

Parmi les élèves de Confucius (plus de 3000 élèves), il existe 72 ou 77 qui ont pu maîtriser les six arts enseignés par le maitre, dans la tradition confucéenne seuls 10 disciples sont considérés comme des sages ou philosophes : Yan Hui, Min Ziqian, Ran Boniu, Ran Yong, Zai-Yu, Zi-Gong, Ran Qiu, Zi LU, Ziyou et Zixia (vertu, habileté à parler, à gouverner et génie dans l'étude). La majorité des confucéens se trouvent en Chine. 

Confucianisme
Actuellement, 2 mouvements inverses se développent, d'une part en Chine continentale avec les écoles confucéennes privées (apprentissage par cœur des classiques de Confucius par les élèves, d'autre part, un mouvement moins conservateur qui vise à se défaire de la figure de Confucius et du texte des Entretiens (mouvement chez les sinologues occidentaux).

D'autre part, les Jésuites en mission en Chine depuis le XVIe siècle vont contribuer au transfert culturel de la pensée confucéenne vers les élites et intellectuels d'Europe tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècle. Pour ces élites, Confucius est un saint, ce qui est à l'origine de la Querelle des rites.

Herbert Fingarette et James Legge, le premier philosophe pragmatiste et l'autre sinologue, vont continuer le travail accompli par les Jésuites après la Seconde Guerre mondiale. Herbert Fingarette sera l'auteur du livre consacré à Confucius paru en 1972, « Confucius, The Secular as Sacred ». 


Citations célèbres du Confucianisme

Je ne cherche pas à connaître les réponses, je cherche à comprendre les questions.

La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents (Nous sommes frères par la nature, mais étrangers par l'éducation).

Une petite impatience ruine un grand projet.

Si tu rencontres un homme de valeur, cherche à lui ressembler. Si tu rencontres un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même.

Pas trop d'isolement ; pas trop de relations ; le juste milieu, voilà la sagesse.

Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuve (L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru).

Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson.

Agis avec gentillesse, mais n'attends pas de la reconnaissance.

Que l'on s'efforce d'être pleinement humain et il n'y aura plus de place pour le mal.

Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide.

Trois sortes d'amis sont utiles, trois sortes d'amis sont néfastes. Les utiles : un ami droit, un ami fidèle, un ami cultivé. Les néfastes : un ami faux, un ami mou, un ami bavard.

La vie de l'homme dépend de sa volonté ; sans volonté, elle serait abandonnée au hasard.

La vraie faute est celle qu'on ne corrige pas.

Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.

Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop.

Le sage est calme et serein. L'homme de peu est toujours accablé de soucis.

Le problème des hommes, c'est qu'ils négligent leur propre champ pour aller ensemencer celui des autres.

Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé le demande aux autres.

Le sage a honte de ses défauts, mais n'a pas honte de s'en corriger.

Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

Exige beaucoup de toi-même et attends peu des autres. Ainsi beaucoup d'ennuis te seront épargnés. (L'homme de bien ne demande rien qu'à lui-même ; l'homme de peu demande tout aux autres).

Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette.

Ne vous souciez pas de n'être pas remarqué ; cherchez plutôt à faire quelque chose de remarquable.

Ceux dont la connaissance est innée sont des hommes tout à fait supérieurs. Puis viennent ceux qui acquièrent cette connaissance par l'étude. Enfin, ceux qui, même dans la détresse, n'étudient pas : c'est le peuple.

Il faut se garder de trois fautes : parler sans y être invité, ce qui est impertinence ; ne pas parler quand on y est invité, ce qui est de la dissimulation ; parler sans observer les réactions de l'autre, ce qui est de l'aveuglement.

Sans principes communs, ce n'est pas la peine de discuter (Sans langage commun les affaires ne peuvent être conclues).

C'est un tort égal de pécher par excès ou par défaut.

Écoutez beaucoup, afin de diminuer vos doutes ; soyez attentifs à ce que vous dites, afin de ne rien dire de superflu (Le silence est un ami qui ne trahit jamais) ; alors, vous commettrez rarement des fautes.

Rappelle-toi que ton fils n'est pas ton fils, mais le fils de son temps.

On doit aimer son prochain comme soi-même ; ne pas lui faire ce que nous ne voudrions pas qu'il nous fît (Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu'ils agissent envers vous).

Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal.

Celui qui sait obéir saura ensuite commander.

La voie du juste milieu n'est pas suivie. Les hommes intelligents vont au-delà, les ignorants restent en deçà. Les sages veulent trop faire, et l'homme de peu pas assez. C'est ainsi que tout homme boit et mange, et peu savent juger des saveurs.

Tuer un homme pour sauver le monde, ce n'est pas agir pour le bien du monde. S'immoler soi-même pour le bien du monde, voilà qui est bien agir.

Oublie les injures, n'oublie jamais les bienfaits.

Pour un mot, un homme est réputé sage ; pour un mot, un homme est jugé sot.

Quand vous plantez une graine une fois, vous obtenez une seule et unique récolte. Quand vous instruisez les gens, vous en obtenez cent.

Ce qu'on sait, savoir qu'on le sait ; ce qu'on ne sait pas, savoir qu'on ne le sait pas : c'est savoir véritablement.

La conscience est la lumière de l'intelligence pour distinguer le bien du mal.

Lorsque les mots perdent leur sens, les gens perdent leur liberté (Qui ne connaît la valeur des mots ne saurait connaître les hommes).

Le sentiment du vrai et du faux ou du juste et de l'injuste est le principe de la sagesse

La joie est en tout ; il faut savoir l'extraire.