Artisanat et antiquités d'Asie
Tel: 01-85-54-01-34 Pièces visibles sur Paris sur rendez-vous.
Panier

Histoire du bouddhisme en Thaïlande

Au IVème siècle se diffuse le bouddhisme sous ses 2 formes, Theravada et Mahayana en Asie du Sud-est. C’est la première forme, l’école des Anciens qui va alors s’implanter en Thaïlande. Le « Bouddhisme du Petit Véhicule » devient alors depuis le royaume de Dvaravati à aujourd’hui la forme de bouddhisme la plus pratiquée. 

Temple Thailande

Des relations commerciales entre l’Inde et la Chine par voies terrestre ou maritime ont abouti à une grande influence de la culturelle indienne sur toute l’Asie du Sud-est. Un contexte économique et culturel donc favorable à la formation d’États adoptant les fondements de la culture indienne :

  • Au niveau de la langue (sanskrit et pâli),
  • Le système de royauté
  • Les religions (hindouisme et bouddhisme). 

La Thaïlande fait alors partie des États de peuples « indianisés » de l’Asie entre les IIIème et VIème siècles.

Bouddhisme Thaï Theravada


Le Bouddhisme Theravada fait partie des 18 premières écoles du Bouddhisme enseigné par le Maître Siddhârta Gautama, le bouddhisme primitif. Partagée entre religions, mode de vie et de pensée, l’objectif du Theravada est unique : abolir la souffrance humaine pour parvenir au Nirvana par la méditation et la sagesse guidées par les préceptes du fondateur du Bouddhisme primitif.
La « doctrine des Anciens » se base principalement sur le canon rédigé en pali, Tipitaka qui comprend des propos du Bouddha recueillis et rédigés par ses contemporains. Ces textes furent retranscrits des siècles plus tard.
Cette forme de bouddhisme primaire pénètre en Thaïlande avec la culture indienne dans le royaume de Dvaravarati entre le VIème et le XIème siècle. Deux siècles plus tard sous le règne de Sukhotai, le Theravada devient une religion d’Etat pratiquée.

Le Seigneur Dvaravarati fonde la première forme d’état bouddhique de l’Asie du sud-est avec une civilisation composée à majorité de Mons. Cette civilisation s’implanta sur l’ensemble du territoire le long des plaines côtières. Les Mons occupaient les principaux axes d’échanges commerciaux sur les routes fluviales du nord de la Thaïlande et de la Birmanie actuelle. Le rayonnement de l’empire Dvaravarati allait bientôt couvrir les plaines centrales de la Thaïlande et le sud du Myanmar. Cette première empreinte du bouddhisme en Thaïlande n’a laissé aucun monument ni vestige.
Le port actif Nakhon Pathom fut l’une des principales capitales de Dvaravarati et la cité était devenue à l’apogée du royaume un grand centre de pèlerinage du bouddhisme Theravada. Pierre et bronze sont les matériaux essentiels de cette ère Dvaravarati pour représenter les statues de Bouddha avec des reliefs en terre cuite ou en stuc. Les éléments illustrant la vie antérieure de Bouddha autour de la doctrine du Theravada, musiciens, éléphants, ascètes, danseurs, sont directement des fondations des monuments. Les mégalithes des cultes animistes et des roues géantes de calcaire (roue de la Loi) constituent d’autres particularités du royaume prospère de Dvaravarati.
Ce style de Dvaravarati aura perduré sur les plaines centrales de la Thaïlande jusqu’au début du XIème siècle, arrivée des Khmères et la triple pression de ces derniers rejoints par le peuple du Siam et de Birmanie. Cependant au nord du pays, dans le royaume Mon Haripunchai, le style original du premier grand art bouddhique de Thaïlande sera préservé pendant encore deux siècles.

Au cours des royaumes de Sukkothai et de Lan Na, la Thaïlande (Syam) prospéra et devint un pays avec sa propre indépendance culturelle avec la fin de l’Empire Khmer, le Bouddhisme Theravada suivit sa longue expansion… Ainsi au XIIème siècle, le roi Ramkhamhaeng (royaume de Sukhothaï) se convertit au Theravada et invente l'écriture thaïe. Au XIIIème siècle, un autre roi devient moine (Lu Thaï) et le bouddhisme thaïlandais devient exclusivement theravadin.

Aujourd’hui, le bouddhisme Theravada est pratiqué par 95% de la population !
Avec l’arrivée vers le milieu du XIXème siècle des Occidentaux (missionnaires, commerçants, diplomates), les gouvernants religieux et politique ont dû repenser la pratique du bouddhisme de manière rationnelle : les superstitions.

Moines Thailandais

La place du Bouddhisme dans la vie du Thaïlandais

Le Bouddhisme Thaïlandais est plus qu’une religion, il intègre une dimension importante de la vie sociale. Le Dharma est enseigné dès l’école primaire, Bouddha est omniprésent sous ses multiples formes. Les Thaïlandais basent leurs pensées et leurs attitudes selon les enseignements du Bouddha Gautama, notamment :

  • Les Quatre Nobles Vérités
  • Le Noble Sentier octuple. 

Revêtir la robe orange à un moment de sa vie est un des actes des plus gratifiants, aspirer à devenir Moine, la plupart du temps même pour une période courte (3 mois du carême Bouddhique entre juillet et octobre) après ses 20 ans. Une pratique socialement valorisante en Thaïlande pour ces hommes qui accomplissent leur devoir avant de revenir à la vie laïque pour se marier.
Crâne rasé avec sourcils dégagés, le futur moine est conduit au temple en grande procession bougie et fleur à la main. Dans la tradition Thot Kathin, les fidèles de la Sangha offrent aux bonzes des objets et des robes utiles pour leur vie méditative. Les ordres Theravadins en Thaïlande, « nikayas » sont Thammayut Nikaya et Maha Nikaya.
Depuis longtemps, la source d'inspiration majeure de l'art thaï est le Bouddhisme. On parle ainsi d’art Thai assimilé à celui du bouddhisme avec des statues aussi nombreuses que somptueuses, des temples dédiés à son enseignement avec de superbes peintures et bas-reliefs retraçant des épisodes de sa vie. Un Bouddha donc omniprésent dans toutes les régions de Thaïlande, dans une salle d'ordination de temple souvent de taille impressionnante occupant une place d'honneur, mais aussi dans les maisons (une pièce est parfois réservée exclusivement aux représentations de Bouddha, sinon trônant sur les étagères). Ces illustrations sont honorées avec autant de respect et d'hommage que celles des temples. Le fait de toucher, de nettoyer ou de déplacer une image ou une représentation de Bouddha doivent être marqués par des gestes de recueillement, paumes de main jointes et tête inclinée de la part des bouddhistes.

Golden bouddha thailande

Des offrandes d'encens et de fleurs sont dédiées aux représentations de Bouddha devant lesquelles se prosternent très souvent de fervents pratiquants qui leur manifestent des signes de dévotion.
Pour un bouddhiste Thaï comme pour un artiste, le but est d’obtenir des mérites selon l’enseignement de Bouddha et de lui exprimer avant tout sa reconnaissance et son égard.