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Thèmes du théâtre Yok Thei Pwe : Littérature classique birmane

Le spectacle de Marionnettes birmanes ou théâtre Yok Thei Pwe s’inspire de mythes et de légendes du Ramayana, de la vie de Bouddha et bien sûr des histoires autour des esprits bienfaisants ou maléfiques appelés Nats birman.


Chaque spectacle de marionnettes birmanes raconte des légendes, mythes, bouddhiques ou anciens. La littérature classique birmane est une période dans l’histoire de ce pays qui s’étend de la formation de royaumes au XIème siècle et qui se limite à la disparition de ces dynasties vers la fin du XVIIIème siècle du Myanmar avec l’invasion de ces territoires par les troupes britanniques venues du Raj voisin. 
Les thèmes traités par les spectacles de marionnettes correspondants à cette période sont vastes : 

  •  le culte voué aux Génies des esprits de la Nature ou Nats
  •  l’épopée des Birmans confrontés aux Mons adeptes du Bouddhisme theravada
  •  la vie de Bouddha
  •  la conquête d’Ayuthaya (qui fait découvrir aux birmans la mise en scène du Ramayana dans sa version Thaï… 

Parmi les grands sujets d’inspiration figure la fondation des royaumes du Myanmar avec la succession des royaumes. Le culte des Génies est une pratique ancestrale qui fait l’objet de plusieurs thèmes traités lors du spectacle de marionnette birmane . Les Nats sont historiquement des gardiens du royaume et de ses habitants, des « devas » qui hantent les lieux. 

37 Nats dans le théâtre Yok Thei Pwe de marionnettes birmanes

nats birmans
Toutefois, les pratiques bouddhiques se superposent aux pratiques animistes des tribus des collines venues de l’Inde du Sud. Les 37 Nats du théâtre de marionnettes sous l’autorité du roi des nats Thangyar Min,  sont assimilés aux déités de la cosmologie bouddhique résidant dans les régions célestes dans la première des 3 sphères de l’Univers. 
Avec des pouvoirs surnaturels, chaque Nat peut prendre des apparences diverses :
  •  habitant
  •  cours d’eau, lacs
  •  forêts
  •  montagnes
  •  nuages
  •  étoiles
  •  soleil
  •  lune… 

L’étendue de leurs pouvoirs, le lieu où ils résident permettent de classifier par ordre d’importance les Nats, d’une part protecteurs, d’autres châtieurs. En effet, les Nats ont été victimes de mort violente et donc craints par les Birmans. 
A l’origine au nombre de 33, ce sont des dieux venus de l’Inde auxquels Bouddha a prédiqué sa doctrine et ses enseignements et qu’il va ensuite fixer à 37 (en plus du roi Thagyar min). 

Les légendes des Frères d’Or, le jeune forgeron et de sa jeune sœur Mahagiri qui devinrent les 2 principaux Génies de la montagne Popa. 

Et la vie de bouddha…

bouddha birman
Les Birmans s’inspirent du Pali et de l’écriture des Mons pour créer leur graphie. Ainsi, l’art classique birman est sous toutes ses formes lié au bouddhisme, aux Nats et à la vie de cour. Si le birman passe la plus grande partie de sa vie à accumuler les mérites pour avoir la meilleure réincarnation (végétale, animale…), les richesses pour lui dignes de son estime sont les seules reliques de bouddha. Dans la vie comme dans l’art, le bouddhisme theravada a su s’imposer comme le modèle sur tous les plans. Parmi les inspirations des spectacles de Yok Thei Pwe trônent les mythes et légendes autour des 547 vies de Bouddha historique, depuis sa naissance jusqu'à son séjour en Parinirvâna.
 

Les autres sources d’inspiration du théâtre Yok Thei Pwe

Les histoires du Ramayana, les plus anciennes légendes du monde font partie des trésors cachés des spectacles de marionnettes birmanes. En outre, les légendes autour de la création de l’univers peuplé d’animaux fantastiques de la forêt mystérieuse de l’Himawuntha est un autre registre phare :
  •  cheval Myin
  •  démons verts Belu
  •  serpent Naga
  •  l’oiseau Garuda… 

Des littéraires tels que Aung Pyo et U To ont adapté le Ramayana pour donner les noms birmans respectifs de Yamathagya et Yamagayan. L'histoire légendaire de la célèbre pagode « Shwé Dagon » à Rangoon constitue également un support de récits pour un spectacle de marionnettes Birmanes (« Le Frère et la Sœur Orang-Outang »). « Le Porteur d'eau » (U Ponnya) quand à lui  est une pièce qui se déroule en vingt-quatre heures et relate l'évolution morale d'un humble garçon qui s'élève à l'héroïsme en renonçant aux tentations du monde.