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Masques indonésiens

Chant, danse, prière et sens de la communication sont exposés dans le théâtre balinais. Le spectacle masqué de danse balinais, communément appelé Topeng, est une occasion de partir à la découverte de l’univers envoûtant et magique des épopées héroïques des îles indonésiennes, avec des personnages mythologiques. Place aux histoires et légendes fantastiques…

Les formes théâtrales en Indonésie sont variées, souvent aux origines ancestrales. Le théâtre asiatique naquit souvent dans les cours royales, temples ou dans les rues et présente l’affrontement entre le Bien et le Mal. On peut les classifier sous 2 grandes catégories, à savoir : l’univers du théâtre de marionnettes et le monde du théâtre dansé, dont les formes de danses masquées. C’est dans cette sous-section de théâtre à partir de masque indonésien que l’on retrouve les types Gambuh de Bali, la forme la plus ancienne de théâtre rituel, les danses Barong (pantomime du combat entre le géant de la forêt Bareng opposé à la reine des sorcières Rangda), sans oublier le théâtre célèbre Topeng javanais né au XVIIIème siècle.

Anthologie des spectacles de danses masquées en Indonésie : de Java à Bali

Théâtre de danse indonésien

Le danseur et le masque existent l’un par rapport à l’autre à Java, un rapport étroit qui remonte au XIème siècle. C’est le roi Airlangga qui investit l’Art dans ses fonctions politique et esthétique ; une impulsion perpétrée par le roi Raden Panji Asmarabangun, son petit fils. Le Wayang Wong et Wayang Orang, théâtre d’hommes et de femmes ancêtre du Wayang Topeng remplace alors les ombres.

Les histoires du Ramayana et du Mahabbarata seraient venues du royaume de Majapahit avec le théâtre de masque dansé ou topeng. Le Wayang topeng était une danse de cour restreinte aux 4 palaces de Surabaya et de Yogyakarta. Au fil des ans, le Topeng a gagné progressivement la rue en conservant toutefois des règles strictes vestimentaires, chorégraphiques et musicales. La musique et le danseur jouent en symbiose, les mouvements du danseur rythment les cycles du gong.

Les nombreuses familles de masque indonésien colorées illustrent la richesse ancestrale de cet archipel aux confins de l’Asie du sud. Bien que la tradition des théâtres masqués, ou dansés, soit encore peu connus en occident, leur puissance culturelle et leur raffinement se comparent au « No japonais ». D’ailleurs depuis des générations, les radjahs balinais et javanais collectionnent les topeng.

L’utilisation du masque indonésien sur scène est encore aujourd’hui mystique, néanmoins on l’assimile au culte des Ancêtres qui fait des danseurs les interprètes de ces dieux. Les masques sont en bois sculpté, de formes variées, peints et dotés de fentes (sous les yeux et sur la bouche). Certains masques traditionnels sont peints avec des pigments naturels d’origine animale ou végétale. Ces masques faisaient jadis objets d’offrandes, manipulés avec soin, par respect ou par crainte.

Le Topeng, littéralement masque en indonésien, désigne à la fois un théâtre masqué, dansé et chanté. Cette forme de théâtre indonésien raconte les chroniques légendaires des royaumes balinais ou « Badad ». Les pièces sont principalement jouées par des hommes, ce théâtre peut prendre la forme de rituel ou d’évènement festif. Les ancêtres sont invoqués afin de légitimer la cérémonie.

Au total, on remarque près de 45 types de costumes et accessoires, bien que les costumes sont les mêmes, quelle que soit l’histoire. L’histoire contée transmet un enseignement idéologique ou éthique. Sur scène, les acteurs-danseurs improvisent et choisissent en coulisse leur histoire. Il appartient aux serviteurs des nobles de régler les entrées en scène des personnages.

Toute représentation de Topeng débute par des danses initiées par les personnages aux masques entiers, le premier masque à arriver en scène est celui du topeng Keras ou Premier ministre violent du prince Topeng dalem. Puis arrive le topeng Tua vieux dignitaire de la cour. Les demi-masques font alors leur entrée sur scène, bouffons et serviteurs qui annoncent la venue du prince Topeng Dalem.

Le Wayang Wong, Topeng, Gambuh et Barong

Le masque indonésien Wayang Wong est sacré, à travers lui, l’artiste raconte l’histoire du Ramayana dans laquelle apparaissent les personnages principaux Rama, le héros forme humaine du dieu Vishnou, son servant Twalen, frère de Shiva. Dans un spectacle de Wayang Wong, les masques de singes sont les plus nombreux (armée de singes) et les masques humains sont en nombre minoritaires.

Le spectacle Topeng date de 500 ans, combine théâtre, pantomime, danse et chant. Le répertoire s’inspire la chronique des royaumes indigènes de Bali ou littérature Babad. Le thème central du Topeng est la lutte entre 2 types de rois, d’une part un personnage proche des hommes, rassurant, d’autre part un roi inspirant la crainte et distant du commun des mortels. Au quotidien, le spectacle de Topeng démontre l’alternative entre des dualités opposées, le Bien et le Mal, le sacré et profane, la laideur et la beauté… Le mot Topeng signifie littéralement « pressé contre le visage », un concept imagé du Masque balinais.

masque indonésien Barong

On retrouve les masques entiers, les demi-masques et mini-masques : les premiers recouvrant intégralement le visage, les seconds permettent aux acteurs de parler et les mini-masques utilisés pour les personnages de clown.

Le spectacle Topeng transmet la morale populaire et perpétue la tradition balinaise ; il existe plusieurs formes de Topeng. dont la variante Pajegan (la plus ancienne) jouée par un seul danseur incarnant plusieurs personnages en portant à tour de rôle les masques correspondants, la forme dérivée du Pajegan, Topeng Panca joué par 5 acteurs. Le théâtre masqué Topeng de danses féminines et de théâtre s’appelle Topeng Prembon, le Topeng javanais Babakan raconte les épisodes de la chronique de Panji. Le conte de Panji et de Candra Kirana raconte l’histoire d’un couple fiancé séparé par le conflit de leurs 2 royaumes. La quête de Panji est une succession d’épisodes remplis d’embûches et de faits inattendus afin de retrouver sa bien-aimée…

Enfin d’apparition récente, le Topeng Bondres ou théâtre comique met en scène des personnages caricaturaux.

Le Gambuh est considéré comme le type de théâtres courant dans les cours royales indonésiennes, précurseur du théâtre masqué balinais (depuis l’an 1000). Son origine est attribuée au roi de Bali, conquis par la prestation de la troupe de danseurs accompagnant la princesse javanaise. Celui-ci décida de développer un art similaire qu’il nomma Gambuh ! Cette forme théâtral est ainsi sans contexte une expression d’art grâce notamment à la virtuosité des danseurs danses extrêmement codifiées) et de l’accompagnement musical de l’orchestre Gamelan.

Les épisodes choisis dans un spectacle de Gambuh sont tirés de l’épopée de Panji.

La danse Barong était à ses origines un rituel d’exorcisation du mal, protégeant ainsi le peuple. Le spectacle de Barong est lié encore aujourd’hui aux processions, afin de s’attirer les bienveillances des ancêtres ou des esprits. La danse Barong a donc pour vocation de bénir les habitants, célébrer des naissances ou des unions, prévenir des maladies, mais aussi protéger les futures récoltes…

Le type Barong regroupe différents types de danses découlant par exemple du Gambuh (« Canolarang »), dont le thème central est l’incessante lutte du Bien contre le Mal. Canolarang était une sorcière qui avait pour projet de marier sa fille Ratna Mengalli au roi Erlangga. Devant le mécontentement du peuple opposé à cette union, Canolarang se transforma en déesse du mal emportée par sa colère noire et devint Rangda. Elle fit abattre sur l’île du roi Errianga disette et sécheresse.

D’autres formes de danses Barong ont vu le jour, toujours avec cette fonction « religieuse » en plus de l’aspect du divertissement : lors des fêtes du Nouvel An le Barong Bangkal, le Barong Kedingkling ou ancêtre Wayang Wong, la danse des marionnettes géantes Barong Landang et le Barong Ngelaway.

La musique du Gamelan, orchestre de percussions et d’instruments traditionnels à vents ou à cordes, colle parfaitement avec les gestes précis des danseurs topeng, cadencé entre silence et accélération de rythme.

Dans la tradition javanaise et balinaise du Topeng, l’identité de l’acteur disparaît derrière le masque, contrairement au spectacle occidental où l’acteur est mis en avant.

Actuellement, les masques indonésiens demeurent une des formes de théâtre balinais où les enjeux de sociétés (politique, économique, social) sont débattus, les statuts hiérarchiques de la société traditionnelle se revendiquent. Le spectacle Topeng à travers le Badad expose les origines des groupes de population de Bali : l’aristocratie de l’île est formée par 3 groupes dominants ou Triwangsa nobles, les Brahmana, Satria et Wésia. Chaque groupe se prétend être les dignes descendants de princes javanais hindouistes conquérants de Bali en 1343. Ils s’y installèrent alors vers le XVème siècle en vue de fuir l’islamisation de Java.

La place centrale du masque dans le théâtre indonésien et les catégories de masques

Masque indonésien

Les 2 principales fonctions des masques indonésiens topeng javanais sont l’utilisation rattachée à l’activité rituelle et à celle du divertissement. Dans sa fonction rituelle, un seul acteur interprète chaque personnage en changeant de masque et le clou du spectacle se caractérise par l’intervention du topeng Sida Karya, le personnage semi-humain qui accomplit les rites. Le Topeng de loisir compte de 3 à 5 acteurs, présente une histoire avec une participation du comique.

Le masque indonésien topeng joue un rôle de premier ordre dans la vie sociale des Indonésiens, particulièrement à Bali. Le Topeng est par exemple présent lors de cérémonies au temple, présenté sur l’autel, ou pour des processions villageoises : le masque indonésien est indispensable pour la célébration de naissances, de mariages et pour prévenir des catastrophes. Par ailleurs, les masques topengs conservés dans les temples sont considérés comme puissants. Ils sont rangés dans des étuis en osiers et inspirent le respect ou la crainte de la part du village. Des prières sont récitées avant leur utilisation et aujourd’hui encore, ces masques reçoivent des offrandes. Ces offrandes servent à garder les faveurs protectrices de ces puissances comme dans le cas du masque Barong Ket, pour calmer les puissances (dewi Durga, Kumbakarna).

Au théâtre, la valeur sacrée du Topeng disparaît, le masque indonésien sera porté par un acteur pour représenter les personnages du spectacle. Cependant, les topengs des personnages principaux - Rama, Sita, Pedana, Sidakaria - sont préparés suivant des rites locaux, prières et offrandes. Le théâtre Topeng est inséparable de la danse et du chant.

2 formes de représentations de Topeng existent, le Pajegan qui clôt une cérémonie au temple. Il s’agit d’un spectacle rituel où l’acteur exécute des sacres en représentant le dieu Sida Karya pour s’assurer que la cérémonie a atteint son objectif auprès des esprits et des ancêtres. Pour le Topeng Panca ou de divertissement, on remarque la présence de plusieurs acteurs, à la seule différence que Sida Karya n’intervient pas.

Chaque masque indonésien se caractérise par des traits spéciofiques du personnage selon son appartenance parmi les grandes familles de masques, sa provenance (région dans laquelle le masque a été sculpté) et bien sûr le personnage incarné.

Ainsi, dans les régions d’Indonésie telles que Madura, Cirebon, Malang, Yogyakarta, le masque indonésien se caractérise par une coiffe madurais fleurie, petits cils peints , couronne , long nez en pointe… Onn retiendra que cette diversité de masques renvoie à la multiplicité des scènes artistiques et les traits du masque autant que ses tons ont une valeur de codification dans son rôle sur scène.

On retrouve généralement 6 grandes familles de masques dans le théâtre indonésien :

  • Les Esprits, famille de masque puissante incarnent le Mal et s’attaquent aux héros principaux ou affrontent les Barongs
  • Les Barongs (géants proches du lion) sont l’autre famille de masque puissante. Cette seconde famille de masque incarne le Bien, Banaspati Rajah ou seigneur de la forêt, gardiens protecteurs. L’origine du Barong remonte au culte animiste des animaux protecteurs, avant l’arrivée de l’hindouisme. On retrouve dans cette catégorie le Barong-sanglier, « Barong-Celeng », « Barong-Ket » (le fameux Barong-lion), le Barong-tigre « Barong-Macan », le Barong-Dragon » et le Barong géant (Landung). Les masques Barong ont souvent une fonction qui les rapproche des masques de procession tibétains ou d’exorcisme chinois (Nuo)
  • Les Héros, personnages de haut rang ou prêtres au cœur pur sont une famille de masques voisine du théâtre No japonais.
  • LesServiteurs, considérés comme les porte-parole des héros auprès du public. Véritables médiateurs des nobles, ces valets traduisent les mimes ou les expressions en javanais ancien des héros
  • les Animaux détiennent des rôles vastes au cours du spectacle, la grenouille Kodok, le singe rieur, oui le grand oieseau du_ Ramayana Garuda et Hanuman
  • LesBondres ou bouffons sont des gens du peuple sont présents sur scène pour distraire l’auditoire entre 2 scènes ou lors d’un spectacle entier comique. Il s’agit de caricatures avec des masques de bouffons proches de la commedia dell'arte.

Les masques pleins sont toujours muets, ils regroupent les archétypes suivants :

  • Le Dalemou roi portant un masque tout de blanc, associé à la montagne, la résidence des esprits et lieu de pureté. Divin à l’échelle du microcosme humain. Reconnaissable par la lenteur de ses gestes et en tant que pivot central de l’univers social. Le masque Topeng Dalem se compose d’yeux peints en amande et d’un sourire délicat aux dents nacrées.
  • Le Tuaou vieux dignitaire de la cour, il porte un masque coloré et danse en prélude du spectacle.
  • Le Kerasou ministre violent avec aussi un masque coloré, mais au visage encore jeune. Le Keras danse également en prélude à l’ouverture de l’action introduite par les narrateurs-serviteurs.

Les demi-masques parlants regroupent les Bondres et les valets. Les premiers sont des masques bouffons caricaturaux. Ces masques représentent par exemple le bègue et boiteuxketo charmeur, l’aguicheuse coquette ridicule inconsciente de sa laideur, l’hypocondriaque, le suab ou

grande gueule vantard et batailleur, ou encore le sourd, le vieux… Des perso nages aux maladresses notables que les Penasar se chargent de rappeler à l’ordre. Les Bondres sont des gens du peuple dont les masques sont affligés de plusieurs défauts provoquant le rire de la part du public.

Les seconds, serviteurs, sont les metteurs en scène. Parlant pour les aristocrates muets, ils traduisent le savoir de ces dignitaires dans le langage populaire. Les serviteurs Penasar et Wijil sont 2 frères du prince Panji, opposés et complices, gros et petit. L’aîné incarne la figure du fidèle serviteur du prince Panji.

Chaque masque indonésien a droit à des offrandes le jour de Tumpek Wayang, même ceux dont la fonction est de divertir. L’artiste et le prêtre doivent réciter les mantras avant leur utilisation. Le masque indonésien estconservé précieusement, enveloppé dans du linge, et rangé en hauteur. Les masques les plus sacrés demeurent éternellement dans le temple.

Codification des masques et fabrication

 Fabrication de masques indonésiens

Traits fins et raffinés caractérisent les masques des gentils, le blanc symbolise la pureté. Les masques aux accents noirs ne signifient toutefois pas un caractère démoniaque, le masque noir symbolise la force et le pouvoir.

Les masques violets renvoient à des caractères bruyants, les rouges incarnent des personnages courageux et braves. Les êtres démoniaques, à la différence des héros, ont des yeux exorbités et des traits grossiers.

Le bois utilisé dans la fabrication de masque est blanc, il pousse à proximité de cimetières. Avant la coupe, l’arbre « vivant » doit faire l’objet de prières et d’offrandes, car il abrite un esprit.

Pour la sculpture, l’artiste dispose de 3 ou 4 couteaux plats (mutik), de 20 ciseaux (pahat), de gouges (pangot), machette, hachette, coutelas, maillet. Succède à la coupe le broyage, puis la préparation des couleurs. Le masque Topeng est décoré de feuille d’or et ensuite passé au vernis.

Le maître commence à travailler la moitié dans le sens vertical, l’apprenti termine l’autre moitié en copiant exactement l’œuvre du maître.

Une fois le masque achevé, on accomplit une cérémonie en 3 étapes de sacralisation, nommée respectivement « Prayascita et Melaspas (, purification et inauguration), « Ngatep » ou animer l’objet par le fabricant et le prêtre, enfin la cérémonie « Ngeherin a lieu la nuit, pour faire entrer un esprit dans l’objet. Le lieu est primordial, dans un endroit hanté proche d’un cimetière ou un temple pour endroit pur. Selon la tradition, une flamme doit se dégager du masque, ce qui marque que l’esprit habite bel et bien le masque.

L’avantage du spectacle Topeng, c’est que le langage est avant tout visuel basé sur le mode grotesque et aisément compréhensible. Sauf pour le caractère rituel, l’ambiance du spectacle de divertissement Topèng est aux rires et aux surprises des intrigues. C’est pour les touristes l’occasion d’être sur la même longueur d’onde que les natifs de Java ou de Bali.

Dans la culture traditionnelle javanaise, certains masques ont une fonction de « masque guérisseur », rappelant l’utilisation de ces masques au Sri Lanka.

Le spectacle de masque Topeng gravite autour des archétypes ancestraux relatant la hiérarchie féodale. Les épisodes du spectacle de Topeng sont tirés des chroniques du Babad ou la genèse des grands clans et des lignages royaux d’Indonésie, précisément de Bali.

On raconte que les tout premiers masques de Topeng seraient venus de Java à l’époque des royaumes hindou-bouddhiste. À cette ère, les masques de Topeng représentaient les vaillants conquérants javanais et leur lignée de Bali sous l’empire de Majapahit entre le XIIIème et le XVème siècle. Ainsi, sous l’impulsion des masques se dérobaient l’esprit de rois, de ministres, de princes, de serviteurs et de dieux : le Roi-Soleil croisement entre le Wisnu et le dieu de l’amour, le prince Panji et Kartala, son fidèle serviteur…

Ces premiers masques de Topèng sont sacrés, ne sont dévoilés qu’aux personnes ayant un pouvoir dans la République d’Indonésie. Ces masques ancestraux renferment le pouvoir charismatique magique des ancêtres : la seule vue d’un de ces topeng cause des transes. Lors des rituels, les narrateurs exposent les exploits des ancêtres en lien la généalogie des commanditaires du spectacle.

Théâtres masqués sacrés ou divertissants, les Topengs que portent les acteurs sont chargés de pouvoirs magiques. L’acteur portant le masque n’interprète pas juste le caractère du masque, il le devient. Si le masque a une dimension sacrée, c’est avant tout parce qu’il sert à raconter l’épopée de rois ou de dieux aux origines célestes. C’est ainsi grâce à l’acteur portant le masque que ces esprits reviennent.