Artisanat et antiquités d'Asie
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Art Tibétain

Le Tibet est un pays à forte dominance bouddhiste, son art est donc influencé par ce courant venu d’Inde il y a plusieurs siècles. L’art tibétain a pourtant influencé par cette doctrine que tardivement (VIIème siècle), ceci dû au fait de la religion autochtone Bon-Po.

Influences sur l’Art au Tibet

Dans l’histoire du Bouddhisme tibétain, l’influence culturelle et spirituelle de la Chine au Tibet s’était fait ressentir à partir du VIIème siècle : T'aï-Tsong (627 à 649) éminent empereur chinois influença Sron-bçan-sgam-po, roi tibétain pour faire pénétrer le bouddhisme dans son pays. Plusieurs légendes commencèrent alors à se créer autour de ce roi introducteur du bouddhisme au Tibet et des ses femmes. Les deux reines sont les princesses de Chine et du Népal, elles sont toutes deux considérées comme des émanations des divinités Tara verte et Tara blanche. Dans l’art du bouddhisme tibétain, leur trône est un lotus, elles tiennent dans leur main 2 fleurs de lotus et font le geste de la charité avec un mouvement gracieux très féminin. Dans l’art tibétain, ces deux princesses inséparables comme jumelles sont douées du charme langoureux des divinités hindoues (peintures). 

Tara blanche

Tangka ou peinture tibétaine

L’ambiance tibétaine est particulière à laquelle plusieurs éléments entrent en jeu : des encens qui fument dans les endroits clos (bibliothèques, salles de méditation ou de réception, sanctuaires…), des statues de Bouddha devant un fond de tangkas, procurant une sensation à la fois mystique et harmonieuse.
La bannière tibétaine tangka représente la majeure partie de la peinture, elle appartient au domaine de l’art, a une forte valeur décorative et fait partie du domaine religieux et spirituel. Cette bannière a également un intérêt iconographique. Leur composition est soignée avec le strict respect des canons établis depuis des siècles :
- forme généralement rectangulaire
- finesse des couleurs et des détails
- taille variable, le plus petit modèle ayant environ 40 cm de haut, le plus grand parfois plusieurs mètres
- l'image centrale est placée au milieu de soies damassées, brochées, lamées d'or ou soieries venues de Chine ou des Indes (étoffes d'une seule teinte, ou de plusieurs couleurs réparties en différentes bandes concentriques de manière à mettre bien en valeur la peinture
- 1 ou 2 rubans avec des tons symboliques (jaune, rouge) isole la peinture de la marge de soie
- 2 baguettes, en haut et en bas pour faciliter leur manipulation ou juste pour les conserver.

Tangka Tibétain


Dans la dimension religieuse et culturelle, les tangkas voyagent énormément depuis bien longtemps : des lamas missionnaires les emportent pour propager la foi.
Le Tangka est conçu par un artisan sur une toile assez fine ou sur une soie, ce support ayant subi une préparation préalable pour le travail de peinture (surface recouverte d'un mélange de craie et de colle et raclée). Les toiles sont cousues d'une façon invisible pour les très grandes peintures, ceci avec une habileté extraordinaire. Puis, l’artisan s’apprête à donner de la couleur à son œuvre. Dans la tradition des tangkas, seul un artisan lama saint homme pouvait prétendre peindre cette œuvre en connaissance de toutes les règles strictes très initié aux écritures sacrées.

L’artisan peintre travaille assis, son œuvre repose sur ses genoux, il est entouré par de nombreux élèves. Le grand ancien s’exécute pour peindre les teintes de fond alors que son second broie les couleurs naturelles pour les mélanger avec différentes mixtures.