Artisanat et antiquités d'Asie
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A propos des bols chantants tibétains

 Le bol chantant de l'Himalaya est l'une des objets sacrés du bouddhisme. Méditation, offrande rituelle, musique cérémonielle religieuse, le bol chantant est vraisemblablement désigné comme outil mystérieux aux usages multiples. On le retrouve aussi en science du Feng shui et cure de bien-être (extraordinaire pouvoir de guérison). Le bol tibétain fut également employé dans la cuisson ou la conservation de mets dans la cuisine des foyers tibétains et népalais.
Dans la tradition tibétaine, le bol chantant fait partie des objets sacrés du bouddhisme de l'Himalaya associé aux 7 chakras du corps céleste. Or, argent, fer, cuivre, étain, plomb et mercure sont les sept métaux traditionnels constituant ces bols chantants anciens, c’est par l’association de ceux-ci que se dégage du bol une résonance divine…

Généralités sur le bol chantant de l’Himalaya

Soleil, Lune, Mars, Vénus, Jupiter, Saturne et Mercure sont les planètes du système solaire associées respectivement à l’or, l’argent, le fer, le cuivre, l’étain, le plomb et le mercure. A cet alliage est parfois associé des fragments de météorites qui rehaussent les propriétés vibratoires du Bol tibétain (connexion avec le monde des dieux, des esprits et de l’au-delà).
Le Bol chantant tibétain de l'Himalaya est alors composé de cet alliage de sept métaux sacrés, il est l’instrument traditionnel des écoles du Bouddhisme tantrique et Mahayana (Tibet, Népal, Bhoutan, Ladakh, nord de l'Inde). Le cuivre et l’étain ont une proportion plus élevée par rapport aux autres métaux ( plus de 70% et 28%), suivi du fer, de l’argent, du mercure et de l’or (plomb à 0,001%). Les bols fabriqués au Tibet incluent davantage de fer et d'étain, ce qui a pour effet de conférer une nuance grise plus que dorée. Les forgerons traditionnels y ajoutent une météorite unique de leur région conférant une grande énergie au son émis selon la légende du bol tibétain..

On atteste aux moines tibétains le premier usage de ce bol à résonance miraculeuse hérité du chamanisme Bôn po (peuple nomade forgeron de Mongolie) il y a 5 millénaires avant l’ère commune. Ces sur les plateaux de Mongolie que ces forgerons nomades martelaient des bols en cuivre pour la cuisson, au cuivre succéda le laiton pour le même usage culinaire. A partir de là, les chamans s'intéressent aux vibrations que produisait cet alliage. Au fil des générations, les techniques de martelage se sont améliorées avec un grand progrès dans l’affinage de l’alliage de bols chantants : les chamans de Mongolie ont alors transmis leur savoir-faire aux prêtres Bôn de l'Himalaya. Des siècles plus tard arriva le bouddhisme exporté par les moines du pays voisin le Tibet. La rencontre des chamans forgerons népalais et les moines bouddhistes du Tibet marquent l’histoire du bol chantant: d’une part les Népalais disposaient des compétences et du savoir empirique transmis par les chamanes Mongoles, d’autre part les Tibétains jadis mineurs avaient d’autres métaux comme l’or en abondance. L’alliage devient si subtil avec une grande propriété vibratoire émise par l’addition et l'équilibre des 7 métaux issus du système solaire.

Le son produit par cet instrument cultuel se compose d’un son avec une fréquence principale (fréquences thêta) et de 2 autres harmoniques : on utilise alors le bol chantant pour la méditation, mais aussi lors de chants rituels des moines bouddhistes. Les bols chantants sont aussi présents pour le culte des ancêtres et la cérémonie funéraire en Inde comme en Asie.

On raconte que l’utilisation du bol chantant remonte à l’âge du bronze avec la pratique animiste des sorciers chamanes. Ainsi, le bol en forme de cloche renversée sans battant résonne par le choc d’un maillet en bois ou en feutre à la manière d’un gong, en frottant une mailloche en bois recouverte de cuir ou de caoutchouc sur la paroi supérieure du bol.

La plupart du temps, bol chantant et cloche tibétaine sont toujours associés. Au même titre que la conque tibétaine de coquillage, le bol chantant deviendra une monnaie d'échange contre des denrées (sel) entre les populations népalaises de basse altitude et tibétaines. Le bol chantant était alors un élément majeur de la culture himalayenne. L'arrivée du bouddhisme tantrique permettra aux bols chantants tibétains de s'imposer comme des supports privilégiés de méditation. Outre le cadre spirituel, on assigne également aux bols chantants des vertus de bien-être et de soins par le phénomène de massage sonore (pratique du yoga).. 

Bol chantant et chakras

Les bols chantant produisent des ondes sonores permettant d'hamoniser les 7 Chakras.

Les bols chantants produisent des sons ou ondes sonores qui permettent d’équilibrer ou d’harmoniser les 7 Chakras ou centres des énergies vitales. Ces ondes créent naturellement une connexion céleste. Plus simplement, le corps humain est très réceptif à des fréquences particulières, les ondes sonores capables de faire vibrer routes les cellules. Les composantes des bols issus des profondeurs de la Terre émettent une connexion douce et pénétrante par résonance avec la matière cristalline du corps humain : ADN, sang ou encore les os. Ces sonorités atteignent des points d’énergies ou Chakras.. Cette onde traverse plus facilement l’eau dont le corps humain est constitué en majeure partie, ce qui fait que la vibration est agréablement perçue par le corps en différents points.

Le travail sur ses énergies chakras avec les bols chantants tibétains respecte des règles précises: en effet, du premier au dernier chakras, l’onde émise va de l’extrêmement aigu (chakras inférieurs) au son le plus grave (chakras supérieurs) en passant par le médium. Ce travail de rééquilibrage énergétique conduit à une harmonie et élévation spirituelle avec un sentiment de plénitude. Il faut ainsi accorder les chakras par ordre avec les bols chantants, en commençant par le son le plus grave (Do), le 1er chakra étant aussi associé à Saturne. Puis une fois accordée, on accorde avec un bol chantant d’onde magnétique Ré le 2eme chakra de la planète Lune ; au 3eme chakra est associé la sonorité Mi du bol chantant (Mars, Pluton). Ces trois chakras sont les chakras inférieurs.

Le 4eme chakra est le centre d’énergie medium du corps auquel est associé la note Fa (Vénus).
Enfin, on accorde les autres Chakras supérieurs avec des sons plus aigus, le 5eme chakra avec Sol (Mercure), 6eme chakra La (Lune et Neptune) et 7eme chakra Si (Soleil). Pour aller plus loin, on peut établir une liste comparative des planètes et des métaux pour obtenir des bols chantants à quelques chakras spécifiques.

La vibration émise par le contact du maillet avec le bol chantant est ressentie dans tout le corps en parcourant les sept Chakras :

  • Chakra Racine (Terre, besoins physiques)
  • Chakra Rate (Eau, émotions, sexualité)
  • Chakra plexus solaire (Feu, vitalité)
  • Chakra du Coeur (Air, amour)
  • Chakra gorge (Son, communication)
  • Chakra troisième oeil (Lumière, centre intuition)
  • Chakra de la Couronne (Ether, conscience supérieure). 

Tous ces sept chakras correspondent à des organes et des fonctions particulières du corps humain. Il faut alors veiller à bien accorder avec le bol chantant les chakras un par un du son le plus grave au son le plus aigu pour ne pas créer de déséquilibre énergétique pour atteindre rapidement une évolution spirituelle sans avoir à revenir sur un chakra mal accordé. En somme, les chakras s’harmonisent du bas vers le haut (sons graves vers sons plus aigus). Veiller à harmoniser les chakras au son du bol chantant, c’est aussi comprendre que si on travaille sur un chakra, tous les autres chakras inférieurs peuvent d’emblée être accordés, inversement les autres chakras supérieurs doivent faire l’objet d’une attention particulière.
En étant rigoureux et assidu sur le travail avec le Bol chantant, le pratiquant du Bouddhisme ou du Yoga accède plus rapidement au déblocage des énergies vitales du corps et parvient à l’élévation spirituelle.

En pratique, on peut opter pour un bol chantant à la tonalité grave ou aigu, l’essentiel est d’abord de se tourner vers le son qui nous attire et procure une sensation positive. Un son grave a l’avantage d’attirer l’oreille de la majorité des personnes par l’aspect zen et
reposant, il faut se garder de cet aspect généraliste. Par conséquent, l’harmonie des chakras induit que l’on passe du plus grave au plus aigu pour établir une vrai connexion entre le bol Tibétain et son propriétaire. Au fur et à mesure de son utilisation, le corps humain réclame cette joie de l’harmonie des chakras tel un besoin vital. Il est même conseillé de travailler sur un Chakra selon la carte énergétique, le métal associé au chakra et l’organe du corps humain lors de troubles ou de maux spécifiques (physique, mental, psychologique).

Il existe une relation entre l’onde produite par le bol chantant, le chakra et le mantra : selon les moines himalayens de la tradition du bouddhisme tantrique, le son de la création Aum (OM) est reproduite tel qu’on pouvait l’entendre dans le cosmos par l’intermédiaire du chant du bol. C’est alors un son qui guérit tout l’être, régénérateur et réparateur de l’âme (du karma), de l’esprit et du corps céleste et physique. Chaque chakra correspond à certains organes du corps, chaque vibration du bol chantant avec un maillet apporte un grand apaisement dans le corps (mécanismes des flux de liquides et des énergies) par lequel les pathologies ou les maux disparaissent.


Bol chantant tibétain et vertus thérapeutiques : onde Théta

Le son du bol chantant tibétain a des vertus thérapeutiques et permet de donner une profonde relaxation.


Le Népal est encore aujourd'hui une des seules localités où on rencontre la production artisanale de ce bol chantant traditionnel façonné au marteau selon des pratiques ancestrales et réalisé à partir d'une plaque d'alliage.

Mais cet alliage est conçu à partir des meilleurs éléments de la Terre, le fascinant objet bol chantant offre ainsi à chacun l’occasion d’un voyage intérieur, une introspection pour se reconnecter à son soi, apprendre à se connaître dans la maîtrise et équilibre de son, propre univers. Le Bouddhisme utilise alors ces bols chantant pour la méditation, comme dans le Yoga ou le Reiki ou encore la réflexologie plantaire.

Le son du bol chantant a un effet hypnotique, il a été démontré scientifiquement que le son qui se dégage de ces bols himalayens est l’onde Thêta. Cette onde à fréquence basse (4 Hz à 8 Hz) correspond à l’état de profonde relaxation, la voie qui conduit vers le sommeil lent, le rêve et l’état de créativité (activité de la région de l’hippocampe et du système limbique). Par expérimentation, les ondes cérébrales sont ralenties (fréquence de 4 à 7 cycles par seconde) grâce au son magnétiseur émis par le bol chantant tibétain. Par le chant des bols de l’Himalaya, des spécialistes thérapeutes du monde entier ont établi l’action de guérison par des vertus calmantes et apaisantes pour l'esprit, de la sérénité, de la détente du corps, de conservation de l’énergie positive pour se défaire de celles négatives.

Le rythme theta est directement relié au subconscient, contrôle les comportements, les sentiments, de créativité d’inspiration, mais également de la conscience spirituelle. Cette onde thêta cérébrale fonctionne activement entre la naissance et 7 ans dans la vie d’un humain: l’être emmagasine et adapte son attitude et son comportement de l’environnement qui l’entoure. On attribue aussi l’inexistence de notion du temps dans l’état du rythme cérébral thêta. Grâce au bol chantant, la personne ne fait plus qu’un avec l’Univers par l’hypnose du son qui emporte le sujet vers le royaume extraordinaire des ondes à basse fréquence...

Dans la science Feng Shui, les bols chantants sont très appréciés par leur action de purification des lieux et de l’environnement afin de permettre une meilleure circulation des flux d’énergie Chi. D’ailleurs en Asie, les bols chantants sont toujours placés proches de l’entrée principale d’une maison afin de se débarrasser des ondes négatives comme de l’influence des mauvais esprits.

Une dernière remarque peut être faite sur la qualité du bol chantant tibétain et la saison de sa fabrication (hiver et été). Selon les anciens, il est préférable d’opter pour ceux martelés en hiver, car la haute température d'été a un effet négatif sur l'assemblage moléculaire des 7 métaux. Sans parler des conditions des forgerons exposés à la chaleur suffocante près de la forge et une température ambiante insupportable. .

Simple outil de cuisine à ses débuts en Mongolie (cuisson et provision des aliments, purification de la nourriture de femmes enceintes), le bol chantant deviendra au fil des siècles et de son évolution entre Tibet et Népal un réel instrument cérémoniel des religions du Bon, Bouddhisme et Hindouisme. Déjà à une lointaine époque, les forgerons de l’Himalaya ont pu découvrir les vertus extraordinaires de ce bol fait d’alliage de métal. La composition de ce bol tibétain va vite évoluer pour devenir un objet de guérison et d’apaisement. On reconnaît aujourd’hui les vertus régénératrices des minéraux utilisés en lithothérapie dans un objectif de purification.