Artisanat et antiquités d'Asie
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Histoire du Bol chantant tibétain

Le Bol chantant ressemblant à une cloche renversée sans battant est issu du Bouddhisme de l’Himalaya, Népal, Tibet, Bhoutan (Écoles mahayana et tantrique). Dans la traduction du bouddhisme tibétain, ce bol artisanal est façonné à la main avec un alliage de sept métaux. Découvrons l’histoire mystérieuse du bol chantant À travers les cultures et les époques.


Qu’est-ce qu’un bol tibétain ?

Un son intense et profond se dégage du bol tibétain par l’intermédiaire du maillet, une harmonique complexe qui traverse le corps et une fréquence bien précise ! Le Bol Tibétain est un instrument sacré de la tradition du bouddhisme himalayen, il est connu depuis des siècles pour son action sur les chakras. Ce n’est pas un instrument de musique (du fait de produire un son ou une tonalité), car aucune note de la gamme en musique ne correspond au son émis par le bol.

Apaiser le mental, parvenir à un état de délassement : voici quelques unes des propriétés que l’on retrouve pour le bol tibétain. Sans pourtant vraiment se consacrer à leur fonction de bol de médiation spirituelle du bouddhisme.

En 1831, le physicien Michael Faraday avait mené des recherches sur les champs vibratoires, en étudiant le comportement d’un liquide stable dans un récipient (bol tibétain). Cette étude a démontré que le liquide présentait des mini vagues à sa surface, ceci s’expliquant par les ondes propagées par le bol chantant. C'est ce qu'on appelle le phénomène hydroacoustique (instabilité Faraday).
La formation de ces gouttes par instabilité Faraday dans un bol tibétain a été filmé par des chercheurs de l'Université de Liège et de l'institut MIT (Massachusetts institute of technology). Il s'agissait de comprendre et d’interpréter par des lois mathématiques la formation, l'éjection et l'accélération des gouttes d'eau dans le bol tibétain qui résonnait au contact d'une mailloche.

Outre les moines tibétains, des milliers de pratiquants de Lamaïsme, de Reiki ou de réflexologie plantaire font usage de ces bols à résonance secrètes. Parallèlement, la recherche dans le domaine quantique De 1945 sur les effets du quartz a certainement donné naissance au bol de cristal. Cette étude a permis de confirmer le pouvoir du quartz connu depuis la Grèce antique. Au même titre que le bol en alliage, le bol de cristal émet une onde particulière.



Source du bol tibétain : des hauteurs de Mongolie au Népal et au Tibet

Plusieurs religions anciennes affirmaient que la création et la mise en mouvement de l’Univers découlait de forces vibratoires. Des vibrations ressenties dans le corps humain peut être expérimenté au travers des bols tibétains qui sont le symbole des énergies de la création selon les croyances les plus anciennes de l’Himalaya.

Plusieurs hypothèses différent sur l'origine véritable des bols chantants. On rapporte par ailleurs que des forgerons nomades des plateaux de Mongolie martelaient des bols en cuivre il y a 5 millénaires. Avec le temps, ces bols devenaient plus sophistiqués avec de nouveaux alliages et des techniques précises de martelage. L’évolution des bols d’alliage avait attisé la curiosité des chamans mongols, spécifiquement sur leur pouvoir vibratoire.
Ces bols en laiton (le cuivre étant remplacé) étaient initialement utilisés jusqu'alors comme simples objets de provision ou de cuisson de la vie quotidienne en Mongolie. Les chamans emportèrent avec eux leur savoir sur les ondes à propos du bol chantant aux prêtres Bön po et avec eux quelques forgerons nomades pour transmettre cet art dans l’Himalaya à l’époque pré-bouddhiste. On attribuait au bol, récipient de cuisine, des propriétés purificatrices pour la nourriture des femmes enceintes. L’emploi des bols chantants dépasse alors le cadre de la nourriture, on retrouve une autre fin celle des cérémonies pour les morts ou le culte des ancêtres.

Avec des alliages toujours plus sophistiqués, les chamans et mineurs Népalais et Tibétains ont amélioré les propriétés de ce bol, en y ajoutant d'autres métaux dont l’or en abondance dans ces régions. De cette rencontre est née le bol tibétain au sept métaux : cuivre, fer, étain, or, argent, plomb, mercure, fer. Par conséquent, le Bol De laiton ou de cuivre devenu un symbole religieux aura perdu de son usage premier pour la cuisine.
L’arrivée du Bouddhisme Tantrique qui a supplanté la religion Bön à contribuer à rehausser l’image du bol chantant qui l’inscrira à jamais dans les objets sacrés de méditation du bouddhisme Tibétain. Les sept métaux du bol tibétain correspondent aux sept planètes du système solaire ou aux sept chakras des pratiques chamaniques Himalayenne.

Des sources rapportent que le bol chantant et pollue depuis l'époque du Bouddha historique, précisément utilisé pour parvenir à l'état d'Eveil dans un travail de méditation. En effet les harmoniques des bols chantants aident les chercheurs spirituels vers l'atteinte de la libération du cycle des renaissances.Cette autre approche fait remonter l'utilisation du bol chantant aux terres indienne, en plus des autres pays de l'Himalaya : Népal et Tibet.

Les artisans sculpteurs commencent par la pesée, le broyage et la fonte des 7 métaux par ordre de point de fusion. Les artisans versent dans un moule la poudre de ces 7 métaux en fusion et aplatissent les bords des alliages en fusion. Les artisans façonnent au marteau le bol encore brûlant de cette nouvelle structure quelques instants avant de la plongée dans le feu brûlant. A tour de rôle dans une chorégraphie parfaite, les artisans s’appliquent à frapper avec précision à l’intérieur du bol. C’es un travail d’écoute de précision et de savoir-faire en forge physique. Le bol formé est enduit de substances avant d’être rapidement de nouveau exposé à la flamme. Finalement, il est trempé dans l’eau froide. La dernière étape est le polissage: du bol chantant qui va déterminer le son final et l’aspect.

Le Népal, l'Orissa, le Bengale et Assam au Nord de l’Inde demeurent les principaux producteurs de ces bols de 7 métaux artisanaux. Les bols anciens de chamans mongols et népalais étant très rares ou ayant même disparus, la fabrication restée artisanale de bols neufs se fait dans de petits villages. La qualité sonore est comparable à la tradition des bols anciens de cuivre, étain, argent, or, fer, mercure et plomb.

Ces bols ont un poids variable compris entre 200 jusqu’à 10 kg. Les bols chantants de production industrielle ont des propriétés nettement moins intéressantes sur le plan sonore.

Aujourd’hui encore, ces objets sacrés notamment le bol chantant et des instruments en bronze sont employés à l’occasion de cérémonie spirituelle ou religieuse (culte de prières et de méditation) en Asie. Dans le bouddhisme de l’Himalaya, le début et la fin de récitation des syllabes Mantra est ponctué par l’usage de ces instruments comme le bol chantant. Relaxation et bien-être sont aussi d'autres domaines du bol chantant dans des cérémonies de prière et de méditation (vertus vibratoires curatives ; effets bénéfiques sur la santé mentale et physique).

Les bols chantants produits artisanalement ont des caractéristiques différentes selon les époques : un bol tibétain ancien moins épais de couleur dorée mate est riche en or et en argent. Ce bol présente la marque des coups de marteau avec de rares décors géométriques ; celui moulé produit artisanalement plus récemment présente des motifs raffinés, a une teinte dorée plus brillante. Les bords sont parfaitement lisses, leur composition est faite de l’alliage de cuivre et de zinc auxquels on ajoutent de faibles quantités des 5 autres métaux, or, argent, fer, étain et plomb. Il est intéressant de mentionner qu’un bol chantant avec une teinte sombre provient de l’absence totale de polissage ou du polissage partielle de la surface de l’objet du bouddhisme.

Par contre un bol industriel comptabilise moins de métaux, (3 au maximum) fer, étain et cuivre.



Bien se servir de son Bol Tibétain
Le bol chantant en votre possession, il faut se demander si le bol doit être posé ou tenu dans la main (considérer la taille et le poids). Poser au sol ou sur un meuble comme une table, Il faut veiller à éviter toute friction en plaçant par exemple un coussin. Un Bol tibétain de moyenne ou de petite taille doit être tenu à plat dans la paume de la main (main gauche pour les droitiers et main droite pour les gauchers). Le bol tibétain est porté au niveau du ventre, du plexus solaire ou encore au cœur. On peut aussi placer le bol chantant au bout des doigts tendus. Pour ne pas étouffer la résonance du bol chantant, il est important de ne pas toucher aux parois du bol.

On peut diversifier les techniques d'utilisation du bol tibétain : 


- la technique la plus facile est de frapper la paroi du Bol chantant avec une mailloche, le son se dissipe lentement pour s’évanouir (résonance libre) ;
- la technique plus avancée consiste à frotter le bord du bol avec ce même instrument manipulé avec une vitesse régulière avec le bon angle de l’instrument et la paroi du bol tibétain. Pour cette seconde technique, le pratiquant peut commencer par un coup sec et profiter de cette onde pour davantage l’amplifier (résonance maintenue).


En versant au fond du bol de l'eau jusqu’à l’arête, on peut également frotter le bol tibétain et amplifier le son. On observe un comportement de l’eau qui forme d’abord des gouttes puis frémit au fur et à mesure de la fréquence de vibration.

Les moines bouddhistes de l’Himalaya emploient la bouche pour amplifier le son : une fois que la vague sonore s’installe, l’arête du Bol tibétain est rapprochée à 3 cm environ de la bouche. La fermeture et l’ouverture successive de la bouche comme pour prononcer des syllabes a alors pour effet de faire rebondir le son du bol chantant contre les parois de la cavité buccale. L’onde du bol indien et népalais est porté dans la bouche sans faire usage des cordes vocales.


Pour frotter ou frapper les Bols tibétains, le pratiquant peut se servir d’une mailloche qui est une tige en bois avec une rondelle de feutre au sommet. Ce premier instrument sert principalement à frapper le bol chantant.
Le maillet est lui aussi en bois, mais recouvert de cuir, avec un poids et une épaisseur proportionnelles en fonction des dimensions du bol chantant.Un maillet bien enveloppé de cuir offre un son plus grave. Un bol tibétain chargé au maximum des sons vibratoires rejette par effet de magnétisme le maillet ou la mailloche au moment du contact.

Beauté de l’équilibre harmonique, fréquence précise, puissance et durée sonore dans les airs, facilité du jeu et âge ou esthétique sont des éléments clés à considérer lorsqu’on décide de se lancer dans l’achat d’un Bol chantant tibétain authentique. Le point sur la sonorité et la fréquence est important, car une note plus soutenue qui dure est la clé permettant une pénétration profonde de la fréquence.

Ce son doux et mélodieux des bols entre dans les séances de Yoga et constitue un excellent support de concentration et de relaxation. Il faut savoir que chaque bol produit un son unique, un bol tibétain correspond alors à un centre d'énergie des 7 différents chakras (points de la base de la colonne vertébrale chakra Racine, plexus solaire, chakra cœur, troisième œil et allant au sommet de la tête ou chakra couronne).


Le bol chantant traditionnel peut être accompagné à la guise du méditant de plusieurs accessoires afin d’offrir un son soutenu plus long pour une fréquence efficace. Bâton en bois de teck tourné, maillet coiffé de peau de chamois (ou cuir), maillet en bois sacré (oud, palissandre, bois de Rose), maillet avec feutre, archet, napperon isolant tibétain, coussin, support plat feutre. Pour un investissement plus conséquent, on peut opter pour une grande table de massage de sonothérapie en bois sacré à plusieurs zones pour une cure douce et bienfaisante...