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Bouddha Padmasambhava Guru Rinpoché et le Mala de prière Tibet

Tout savoir sur le Mala de prières et Guru Rinpoché 

Une des figures les plus importantes du bouddhisme tibétain, Guru Rinpoché qui a une existence historique demeure pourtant un personnage dont on ne connait pas exactement sa vie. On raconte que ce dernier aurait contribué à l’édification du premier stupa bouddhiste au Tibet (région de Samye) et aurait influencé l’usage de le mala tibétain dans les rites religieux.

Bouddha Padmasambhava Guru Rinpoché et le Mala Tibétain

Légendes du bouddha Padmasambhava et les Tantras 

Né dans la fleur de Lotus Sacré, le bouddha Padmasambhava est connu comme étant le Guru Rinpoché. Les historiens attribuent à ce grand maître bouddhiste indien une existence autour du VIIIe siècle et ayant vu le jour dans la vallée de Swat (actuel Pakistan). Plusieurs légendes ont vu le jour sur sa vie et ses actes dans les régions concentrées autour de l’Himalaya (Tibet, Népal, Bhoutan). Vénéré comme un second Bouddha, maitre Guru Rinpoché serait selon la tradition religieuse himalayenne la réincarnation de bouddha Amida ou Amitabha de la tradition mahayana et vajrayana.
Padmasambhava Guru Rinpoché selon la légende se serait manifesté sous la forme d’un enfant de bas-âge quelques années après le Parinirvana de Bouddha Gautama historique, au milieu d'un lac entouré de Dakinis dans le royaume d'Oddiyana de la vallée de Swat. Dans la tradition du bouddhisme tibétain, Guru Rinpoché ne fait qu’un avec le premier Bouddha (émanation) : ce dernier ayant pour vocation de transmettre à l’univers le principe fondamental du Bouddha (enseignements des sutras), tandis que le second successeur de Bouddha Shakyamuni a pour vocation de transmettre aux hommes l’enseignement et la mise en pratique des Tantras (Bouddha sous son aspect ésotérique, principe du maître spirituel révélateur).


 

Enseignements de Guru Rinpoché

Fondateur de la tradition Terma ou Trésors spirituels, Guru Rinpoché a pu s’attirer le respect de ses contemporains (notamment des rois et empereurs puissants) avec sa capacité à mémoriser et à saisir les textes ésotériques après seulement une seule écoute : il est alors considéré comme le maître parmi les maîtres ! En outre, le miracle de sa venue au monde a autant impressionné le roi d'Oddiyana Indrabhuti qui aurait vu en Guru Rinpoché l’héritier de son trône. Cependant Guru Rinpoché eut comme une de ses premières disciples la princesse Mandarava (devenant une Dakini ou divinité féminine de la tradition Vajrayana), la fille de ce roi qui en fut fâché. Il ordonna de brûler Guru Rinpoché qui survécut à ce drame sain et sauf (légende du lac Tsopema Rewalsar qui s’écoula du bûcher). Plus tard, après avoir été injustement accusé du crime contre un ministre malfaisant du roi, Guru Rinpoché du fuir de la cour du roi pour se réfugier dans des cimetières. Là il décide de s'astreindre à une vie d'ascète et pratique la méditation et le Yoga (à l’instar du dieu primordial hindou Shiva).

Bouddha Padmasambhava Guru Rinpoché

Guru Rinopoché et le Nid du Tigre

Autre épisode légendaire sur sa vie, le 38e souverain du Tibet Trisong Detsen convia Guru Rinpoché pour l’aider à combattre des déités malfaisantes de la montagne mettant à mal son pays. Stupéfait par ses pouvoirs, le roi offrit en présent une de ses femmes la Dakini Yeshe Tsogyal (épousée deux ans plus tôt) ce qui scandalisa les ministres du roi et provoqua leur colère par jalousie. Autre motif de mettre en mauvaise posture Guru Rinpoché, sa réforme de la croyance spirituelle en remplaçant la religion bön pour instaurer la tradition du bouddhisme tantrique réorienté vers la pratique du Dharma. Le roi veut soumettre son peuple à cette nouvelle pratique, ce qui l’indigna et eut pour conséquence de contraindre Guru Rinpoché et sa Dakini à fuir dans une grotte à Tidro (nord-est de Lhassa).

Enfin, le « Nid du Tigre » proche du monastère Taktsang dans la vallée de Paro (Bhoutan) est encore un autre témoignage sur la vie de bouddha Padmasambhava : d'après la légende, Guru Rinpoché serait parvenu sur cette colline escarpée au-dessus du vide sur le dos d’une tigresse ailée (la Dakini Mandarava). Au Tibet depuis des siècles, la célébration de Guru Rinpoché a lieu le 10e jour du cinquième mois de l'année de Singe du calendrier lunaire.


 
 

Mala de prières et Mantras pour la voie de l’Éveil de l’univers

Bouddha Padmasambhava Guru Rinpoché et le Mala Tibétain

« Om Ah Hum Vajra Guru Padma Siddhi Hum », « Om Ah Hum Vajra Guru Padma To Treng Tsal Vajra Samaya Dza Siddhi Pala Hum Ah », ce sont les deux Mantras ou syllabes magiques (version courte et longue) qui correspondent à la vénération de Guru Rinpoché et à son appel spirituel pour recevoir sa pluie de bénédictions. Étant le premier à porter le titre de Rigdzin ou Viddhydhara en sanscrit (maitre des maitres, maitres de sagesse) d’une lignée qui commence il y a plus d’un millénaire, bouddha Padmasambhava est alors le premier détenteur de la Rigpa ou « Pleine Conscience éveillée » dans le bouddhisme tibétain.

Cette conscience de la nature de bouddha symbolise de fait l’état d’Éveil de cette nature qui sommeille en tout être sensible, dont la finalité est de parvenir à cet état pour libérer tous les autres êtres pris dans le rouage des souffrances de l’incarnation. Pour parvenir à ce stade, il est apparu le Mantra du Maître Vajra appelé Karma Lingpa expliquant les bénéfices et avantages de la conscience de la nature de Bouddha dans cet enseignement bouddhiste. Le mantra Karma Lingpa est aussi associée au Bardo Thodrol Chenmo ou grand livre tibétain des morts (guide sur le principe de l’impermanence et de la réalité inéluctable de la mort) rédigé des siècles pour montrer la voie vers l’éveil grâce aux pratiques ou sadhanas paisibles. Le bouddhisme tibétain étant une forme plus aboutie de cette tradition (par rapport au petit véhicule hinayana et mahayana ou grand véhicule), la récitation de mantras tibétains syllabes après syllabes avec un mala tibétain vise alors à guider tous les êtres sensibles sur la voie de l’Illumination. L’esprit et la pensée du pratiquant, en récitant les mantras vajrayana véhicule du Diamant, sont poussés par cette volonté d’aider tous les autres êtres. La compassion est alors reine dans cette quête universelle et altruiste.

Mala Vajra tibétain et utilisations avec Guru Rinpoché sur la voie du Samaya

Le maitre Guru Rinpoché a livré un secret sur l’usage d’un Mala dans l’étape de génération de sa puissance et de son énergie lors de récitations de mantras bouddhisme des Tantras :

  • le Mala de prières tibétain est tenu de la main droite, car seule la main gauche est utilisée pour compter les Mantras
  • le bout de pouce sert à égrener les perles du Mala de prières lors de la récitation de Mantras paisibles 
  • pouce et annulaire sont utilisés ensemble pour compter les graines de Mala de prières de Guru Rinpoché dans le cas d’évocations de mantras puissants
  • pour les mantras courroucés, le fidèle se sert de son petit doigt pour compter les perles du Mala de prières en récitant
  • le majeur sert à égrener les perles du Mala de prières lorsque le fidèle doit réciter un grand nombre de Mantras
  • le pouce est le doigt de la main avec lequel il est aisé d’égrener les perles du mala tibétain, de même le pouce considéré comme le crochet de Vajra par Guru Rinpoché fixe les bénédictions et les forces spirituelles de Bouddha et des déités.

Bouddha Padmasambhava Guru Rinpoché et le Mala Tibétain

Autre instruction de Guru bouddha Padmasambhava, un Mala Vajra correctement béni accompagne le fidèle souvent comme son ombre et ne quitte jamais son corps en lien direct avec le Samaya-racine. 

Dans le bouddhisme des Tantras tibétain, la notion de « Samaya » représente l’engament de l’initiation spirituelle :

Le Refuge est l’engagement spirituel d’initiation (introduction à la voie Vajrayana) sur lequel tous les autres êtres peuvent s’ériger par la pratique du bouddha-dharma, le pratiquant-bouddhiste initié du mala étant le guide. Dans l’engagement à l'initiation, il faut obéir aux 14 engagements racines :

  • ne pas contredire son Maitre (Lama)
  • ne pas réfuter les enseignements du Bouddha ou les enseignements personnels reçus de son Maitre-Lama
  • avoir une relation harmonieuse avec nos frères au sens du Dharma (relation harmonieuse avec soi-même et entre les frères et sœurs Vajra en supprimant attitudes négatives, compétition, rancune)
  • briser le vœu de bodhisattva (en développant une attitude injurieuse envers tous les êtres, quels que soient sa taille ou son rang)
  • manquer au respect des deux grains blanc et rouge, intimement reliés aux processus sexuels
  • respect envers les autres formes de croyances spirituelles
  • ne jamais révéler des enseignements de Bouddha à ceux non préparer à les accepter et les rejettent
  • respect de soi-même (corps, esprit, psychisme)
  • avoir un esprit de tolérance extrême au nom de la compassion suprême universelle
  • considérer que la notion de Karma est fausse ou que toute chose expérimentée est vraie, ce sont les deux extrêmes à ne pas commettre dans l’engagement spirituel de l’initiation
  • refuser de transmettre le Dharma à une personne motivée et sincère constitue une transgression majeure du 12ème engagement Samaya
  • ne pas s’adonner aux attachements superficiels
  • ne jamais dénigrer la gent féminine (disposition mentale considérant la femme inférieure, par l’expression verbale.