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Symboles du bouddhisme

Religion ou doctrine reliée au prince Siddharta devenue le Bouddha Historique Shakyamuni, le Bouddhisme fut alors initié entre le 4ème siècle ou le 6ème siècle avant notre ère. Ce jeune prince de l’Inde partit « en croisade » pour dispenser ses enseignements sur les thèmes importants, la prise de conscience de la souffrance terrestre, l’état de Nirvana ou encore la renaissance. Pour transmettre ses enseignements, il utilise alors de nombreux symboles classés en plusieurs catégories…

Importance de la symbolique dans le Bouddhisme

Quel est le rôle de l'image pour le Bouddhisme, est-ce que sa signification est figée depuis les débuts ou a-t-elle évoluée ? Quels sont les symboles les plus populaires dans le Bouddhisme ?
Nombreuses sont les images que l’on trouve dans l’art du bouddhisme depuis la naissance de ce courant en Inde jusqu’aux frontières de son expansion en Asie. Par contre face à cette multiplicité de signes, il arrivait souvent que leur explication n’était pas toujours claire en raison du faible nombre des textes retrouvés voire des premiers textes quasi inexistants. D’après les légendes, tous ces symboles sont des offrandes de dieux après que Bouddha ait atteint le stade ultime de son Illumination. La majorité de ces symboles se retrouvent à travers les différentes écoles du bouddhisme, notamment le bouddhisme tibétain.

Un des premiers symboles le plus commun du Bouddhisme est par exemple la Roue du Dharma (de 8 rayons), qui jadis fut associée en Inde à la royauté ou « Chakravatin » (c’est-à-dire concept du Monarque de la Roue), devient sous l’influence du Bouddhisme un ornement omniprésent des piliers du conquérant Ashoka après sa conversion. Cette roue traduit l’idéologie du Noble Sentier Octuple.

Roue du Dharma
D’autres symboles caractéristiques du Bouddhisme sont réputés, le stupa, mais aussi la fleur de Lotus qui est le symbole de l'esprit pur… Cette fleur de la pureté originale s’exprime dans l’état de l'esprit, de la parole et du corps qui symbolise le plein épanouissement après que l’être se soit détaché des influences de l'attachement et du désir (eaux boueuses de ses racines).

Stupa

L’Arbre de la Bodhi (arbre de l’Eveil) était un très vieux figuier sacré qui se trouve à Bodh Gaya (état indien de Bihar) : selon les légendes, c’est sous cette arbre que le futur Bouddha Gautama aurait atteint pour la première fois l'illumination. Cet arbre gigantesque de la Bodhi est symbolisé dans le Bouddhisme par ses feuilles habituellement bien visibles se présentant en cœur.
L'arbre de la Bodhi original a donné naissance à d’autres arbres, dont l’arbre sacré au temple Mahabodhi (descendant direct du spécimen original), il représente une destination fréquente des pèlerins en tant qu’un des quatre principaux lieux sacrés de la vie du Bouddha Gautama. Au Sri Lanka, précisément à Anuradhapura on retrouve l'arbre sacré Bodhi, ainsi que l'arbre Anandabodhi de Sravasti. De 100 ans à trois millénaires sont nécessaires pour l’épanouissement de ce type d’arbre.

arbre de la bodhi

On ne peut non plus se passer des 8 Ashtamangala ou symboles de Bon Augure (« les huit symboles auspicieux dérivés de l’iconographie indienne) lorsqu’on évoque le symbolisme du Bouddhisme. Ces symboles constituent une suite sacrée issue d'un nombre de traditions Dharmiques : Bouddhisme, Hindouisme, Jaïnisme et Sikhisme. Ils servent de support visuel dans l’acquisition de l’enseignement du Bouddhisme, mais ils constituent des objets sacrés chargés d’énergies qui démontrent les qualités du courant de pensée illuminé.


En Inde avec l’avènement du Bouddhisme, plusieurs symboles étaient répandus pour célébrer des cérémonies officielles, couronnement de roi, investiture. On peut citer :
- leTrisula, combinant la foudre de diamant vajra, le lotus et les 3 joyaux ou refuges, dont Bouddha, Dharma,Sangha (utilisé environ depuis le 2ème siècle av. J.-C.)
- le Trône vide, élément important du mysticisme qui renvoie à la royauté de Siddharta Gautama et le renoncement
- Empreinte de Bouddha (de l'un ou des deux pieds) qui constitue des répliques ou des représentations dans la pierre ou la roche, ou produite par procédé artificiel (non naturel). Ce symbole de pieds considéré comme les reliques Bouddhistes Cetiya est alors une des premières représentations aniconiques et symboliques du Bouddha portant souvent des marques distinctives (32, 108 ou 132 signes gravés ou peints sur le pied, au centre du pied le Dharmachakra
- la Swastika, signe de chance dans l’Hindouisme et le Bouddhisme, en Asie de l'Est elle est le symbole même du Bouddhisme tournée vers la droite ou la gauche. Cette swastika marque le début des textes dans la tradition Bouddhiste, alors qu’elle fait figure de décoration de vêtement dans le courant du bouddhisme tibétain. L'iconographie de la Chine et du Japon l’a intégré dans son système grâce à la propagation du Bouddhisme dans ces pays, désignant la prospérité, la longue vie ?         - symbole très important du Bouddhisme, le Lion s’identifie à la royauté (le Bouddha était un prince avant d'atteindre l'illumination). Le lion symbolise aussi le pouvoir de l'enseignement comparé au rugissement d'un lion.

8 Symboles Astamgala

A l’origine en Inde, ces 8 signes auspicieux étaient offerts en présent à un roi avant qu’il n’exerce ses fonctions. C’est le courant du jaïnisme qui a ensuite repris ces symboles avant le bouddhisme qui utilise à son tour ces objets offerts par les grands dieux védiques au Bouddha Siddharta après son Eveil :
- Brahma présenta une roue à 1000 rayons d’or (demande symbolique de ce dieu de la connaissance à transmettre ses enseignements en tournant la roue du Dharma
- le Seigneur du Ciel, dieu de la guerre et de l’orage Indra offrit la conque blanche (symbole de la proclamation et le caractère irréfutable de la vérité du Dharma par Bouddha. Enroulée vers la droite et non avec une spirale vers la gauche comme la plupart des coquillages, cette Conque produit un son magnifique, profond, qui interagit avec l’âme pour éveiller les disciples du profond sommeil de l'ignorance.

La « Dharmachakra » ou Roue du Dharma (Roue de la Loi) représentant également le chakra et le mandala, il est un des symboles les plus identitaires du Bouddhisme quelle que soit les écoles.

Dans les symboles aniconiques de Bouddha on trouve également le parasol Chatra ou Ombrelle, protégeant du soleil, mais aussi de la souffrance et des dangers matériels et spirituels. Le Chantra incarne les notions de richesse (parasol royal), montrant une certaine aisance et la puissance dont on fait l'expérience dans la vie de détachement Bouddhiste.

Les syllabes sacrées sont souvent associées à d’autres symboles, il s’agit de formules sacrées d’origine sanskrites « Mantras » comme le plus connu « OM » ou « AUM ». Ces formules sont associées à la religion hindouiste et bouddhiste.Leur portée ont une dimension spirituelle en Asie (Tibet, Chine). Les pratiquants du bouddhisme connaissent également le mantra le plus célèbre au monde appelée Mantra de Chenrezi qui est une association de 6 syllabes : OM MANI PADME HUM.

La Bannière de la Victoire « Dhvaja » est un autre symbole fort du Bouddhisme en tant qu’emblème de Kamadeva, le Dieu Védique de l'amour et du désir (bien que ce fut considéré à l’époque de l'ancienne guerre indienne comme un étandard militaire). Dans le bouddhisme tibétain on considère 11 formes différentes de cette bannière, celles-ci renvoient aux 11 méthodes recommandées avec cette idée de victoire sur les souillures de l’existence. Cette bannière magique symbolise la victoire de Bouddha sur les 4 démons ou Maras.

dhvaja

Le Nœud au crochet ou Nœud Eternel représente l'entrelacement de la compassion et de la sagesse, plus généralement il marque la continuité entre la doctrine religieuse et les affaires non religieuses. Il représente la sagesse sans limite de Bouddha.

Shrivatsa - Noeud éternel

Les 2 poissons dorés représentaient à l'origine les deux principaux fleuves sacrées de l'Inde (le Gange et la Yamuna) associés aux canaux lunaires et solaires, symboles des rythmes alternants de la respiration ou prana. Leur signification religieuse est importante dans les traditions Hindouistes, Jaïnistes, pour le Christianisme (alimentation des milles). Par la suite, le Bouddhisme introduisit ces poissons pour donner ue notion de Bonheur par l’expression de la complète liberté de se mouvoir dans l'eau (sans craindre de se noyer). C’est également un symbole de fertilité et de l'abondance dans l’art du bouddhisme tibétain souvent dessinés sous la forme de carpes (considérées en Orient comme des poissons sacrés  par rapport à leur beauté élégante, leur taille et leur durée de vie).

Le Vase de joyaux, de Sagesse ou Vase au Trésor symbolise à la fois, richesse, prospérité, santé, longévité et sagesse à travers le nectar de l'immortalité et de la richesse intellectuelle contenue dans ce récipient symbolique. Le kalasha est surmonté d'un joyau flamboyant, qui sucite une fois de plus l’idée de sacré.


Pour le bouddhisme traditionnel tibétain, le corps du Bouddha est représenté par ces 8 symboles :
- sa tête par le parasol
- ses yeux symbolisés par les 2 poissons
- sa langue par le lotus
- son cou symbolisé par le vase
- son corps représenté par la bannière de la victoire
- ses pieds symbolisés par la roue en or
- la conque représente sa parole et son esprit est formalisé par le nœud sans fin.

Conque tibétaine