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Les symboles tibétains et leur signification

Dans le Bouddhisme tibétain, les pratiquants comme les moines utilisent un bon nombre d’objets et de symboles liés à des rituels et à la méditation. Il est admis depuis toujours que ces signes soient de bon augure, cependant il est nécessaire de connaître leur véritable sens… Chaque détail compte, car l’artiste a minutieusement pensé à son œuvre avant de la réaliser. Quels sont alors ces symboles et leur explication ?


Influencé par plusieurs courants religieux, en particulier par l’hindouisme, le Tibet a hérité au fil des siècles de pratiques et de rituels venus de ces pays. Le panthéon du bouddhisme tantrique recense d’innombrables divinités, dans la religion populaire, les dieux sont adorés, mais servent également de support de méditation.


Au Tibet, la vie en général est régie par rapport à la croyance en des divinités et des symbolismes reliés à ces dieux. En effet, dans un monastère bouddhiste tibétain, une petite table basse placée devant le plus haut chef hiérarchique du clergé qui conduit la cérémonie comporte des objets rituels à forte valeur symbolique. Ces nombreux symboles sont omniprésents dans le paysage tibétain :
- les Mantras
- les 8 signes auspicieux

Les 8 signes auspicieux
- yeux de Bouddha
- dorje
- cloche tibétaine
- mala tibétain de 108 perles
- bol chantant tibétain
- damaru ou petit tambour en forme de sablier
- moulin à prières…

Les Mantras

Ou formules magiques, ce sont des syllabes sanskrites sacrées, le plus connu et utilisé « OM » (fusion de AUM, A commencement, U continuité et M fin) est une syllabe qui appartient à plusieurs courants religieux (brahmanisme, hindouisme, bouddhisme…). Historiquement, l’introduction de l’AUM au Tibet est influencée par l'hindouisme avec l’usage de mantras. Cette syllabe est aussi appelée mantra primordial « udgitha » (ou pravana mantra).
D’après la religion hindoue, OM son primordial à partir duquel l'Univers se serait structuré. Par ailleurs, cette syllabe symbolise le dieu primordial Brahma, le tout-puissant omniprésent à l’origine de l'existence manifeste.
Dans le bouddhisme tibétain, école fervente pratiquante de la méditation, OM est un mantra, une prière, qui pénètre dans l'âme « atman » (son répété qui résonne dans le corps avec une intonation correcte).
Le mantra de 6 syllabes est un symbole puissant dans le bouddhisme tibétain, Om Mani Padme Hum renvoie à la notion de joyau du lotus, il symbolise le boddhisatva de la compassion Avalokitesvara :
- la première syllabe est OM (corps, parole et esprit purs du pratiquant et d'un Bouddha)
- la deuxième MANI ou « joyau » représente à la fois la compassion, l'amour, l'intention altruiste qui conduit à l’illumination (moyens de la méthode)
- la syllabe PADMÉ est le symbole du lotus, la fleur de la sagesse (par extension de la connaissance)
- la syllabe finale représente la pureté, l’indivisibilité, uniquement acquise par la sagesse et la méthode.

Dans la pratique méditative du bouddhisme tibétain, ces six syllabes expliquent la transformation d’un esprit impur en un esprit pur d'un Bouddha, au même titre que la parole et le corps. Ceci s’opère par la pratique de la voie de l'union indivisible d'une sagesse et d'une méthode. Cet ensemble de syllabes explique aussi que pour chercher la bouddhéité, il faut la chercher à l'intérieur de chacun. Ce mantra représente la compassion et la grâce de tous les Bouddhas et Bodhisattvas, il invoque la bénédiction par le Bouddha de la compassion et permet de purifier les 6 émotions négatives (l'ignorance, l'orgueil, la colère, la jalousie, l'avidité, le désir) qui donnent naissance à la souffrance terrestre Samsara.

Grâce à la récitation de ce Mantra, le pratiquant évite la renaissance dans l'un de ces six mondes négatifs et a le pouvoir de dissiper également la souffrance afférente à chacun de ces royaumes.

Le dieu Avalokiteshvara ou Chenrezi est très populaire au Tibet, son nom signifie celui qui regarde avec compassion. Om Mani Padme Hum est un mantra national avec un pouvoir protecteur contre toutes sortes d'influences négatives.

Bol chantant
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Astamangala ou 8 Joyaux porte-bonheur du bouddhisme tibétain

Le premier symbole de ces 8 Astamangala est la roue du Dharma, elle symbolise l’enseignement précieux de Bouddha Gautama qui fut le premier à mettre en mouvement (propagation ) cette roue de la vertu. L’enseignement de Bouddha qui mène à la libération de la souffrance et donc au bonheur.

Dans le bouddhisme, cette roue « dharmachakra » symbolise l’éternel cycle des renaissances du karma, elle est formée de 8 rayons ou 4, c’est donc la continuité dans toutes les formes et les directions de l’enseignement suprême (Quatre nobles vérités et le chemin Octuple). Le dieu Brahma offra en présent à Bouddha cette roue (ornement des pieds dans la statuaire).

La conque tibétaine symbolise le son profond du Dharma (puissance de la voie de Bouddha) qui éveille les êtres du sommeil de l'ignorance pour les mener vers un monde débarrassé de tout Mal. Elle est faite à partir du coquillage d’un mollusque qui s'enroule en spirale vers la droite.
Au Tibet, la conque est un instrument traditionnel qui illustre la puissance de la parole, un son capable d’éveiller les hommes du sommeil de l'ignorance pour les inciter à accomplir le bien des autres et leur propre bien. On raconte que la conque fut offerte par Indra à Bouddha qui la porte en ornement de ses oreilles.

Le symbole du Lotus de la pureté absolue et de l’Eveil trouve son explication de l’élévation spirituelle en 3 phases :
- élévation de l’âme au travers de ses racines (le lotus prend racine dans la boue), cette première étape est purement matérialiste
- la tige baignant dans l’eau traduit l’expérience du monde, les cycles des vies et morts Samsara
- paix et sérénité sont présentées avec la fleur épanouie au-dessus de l’eau (l’illumination et l’éveil).
Le lotus d'Asie prend racine dans le limon pour ouvrir sa fleur au soleil. Dans le dogme tibétain, le lotus Padma symbolise la purification en 3 phases de l’être, le corps, la parole et l'esprit.
Il existe différentes couleurs de la fleur de lotus avec une signification spécifique (rose incarnation de Bouddha Historique, rouge pour le cœur, amour et compassion, blanc pour la pureté, bleu symbole de sagesse, violet mauve pour le mysticisme). Dans les légendes, le dieu Kamendra offre à Bouddha ce symbole qu'il porte comme ornement de la langue.

Symboles de chance et de richesse, les 2 poissons sont d’abord les personnifications du fleuve du Gange et de la rivière Yamuna. Dans le bouddhisme tibétain, les poissons d’or symbolisent les pratiquants du Dharma qui nagent sans crainte dans les eaux de la souffrance. Ces fidèles doués de l’enseignement du Bouddha savent nager librement sans crainte de se noyer t choisir librement leurs renaissances.
Symboles de la richesse, de prospérité, de bonheur et de fertilité, ces deux poissons d'or furent offerts par Vishnu comme ornements des yeux à Bouddha.

Parasol ou Ombrelle, c’est le symbole de la protection royale contre la souffrance et tous les maux (esprits maléfiques, maladies, accidents, obstacles, souffrances des 3 mondes inférieurs). Son double rôle permet de modérer et de rafraîchir la joie de la fête par son ombre, mais aussi d’abriter les actes positifs. Le Parasol Royal est un ornement de la tête de Bouddha offert par le dieu Mahadeva.


Le Nœud infini tibétain représente ce qui est éternel, le temps qui ne s’arrête jamais et les chemins spirituels entrelacés. Il marque l'union de la compassion et de la sagesse, symbolise l'esprit du Bouddha dans une vision d’interdépendance du vide et de l’existence, des moyens et de la sagesse (2 forces opposées qui se joignent dans l’univers).
Le shrivatsa représente aussi la souffrance sans fin du monde ici-bas, le samsara, naissance, maladie, mort. Le nœud lie la compassion et la sagesse dans l’atteinte de l'Eveil, mais aussi favorise la dévotion.
Ce nœud sans fin ou éternel est représenté comme un ornement du cœur Bouddha, présent de Ganesh. La Sagesse de Bouddha est présentée aussi à travers ce nœud sans fin.
Le nœud tibétain est aussi le symbole de l'heureuse connexion entre le destinataire d’un cadeau ou d’une lettre et son expéditeur.

Victoire de la doctrine du Bouddha sur l’ignorance, les obstacles et les tendances négativités (angoisse de la mort, luxure, fierté et passion), la bannière Ketu ou Drapeau tibétain assure la suprématie sur l'ignorance. Ce triomphe du dharma à travers une bannière qui se dresse au sommet du Mont Meru (centre de l'univers bouddhiste) est possible grâce aux actes positifs du corps, de la parole et de l'esprit, conduisant au bonheur suprême et durable. Cette bannière fait office d’ornement du corps du Bouddha Historique, donnée par le dieu Bhrimbi.

Le nectar de l'immortalité et de la richesse intellectuelle représente ce qui est bénéfique pour chaque être, longue vie, richesses et prospérité intellectuelle et matérielle. Ce breuvage symbolique est représenté par le « Vase aux Trésors » ou vase d'abondance kalasha surmonté d'un joyau flamboyant au niveau de son ouverture. Ces bonnes choses concernent les domaines de la spiritualité et du temps dans l’existence : c’est l’ornement de la gorge de Bouddha offert par Shadana.

Ce vase d’offrande porté en pendentif ou en bijou par les tibétains est « rempli » de bonnes choses, bénéfiques pour le détenteur comme pour les autres êtres (certains joyaux auspicieux comme mantras tibétains, ou d’autres objets tout simplement qui plaisent).

Œil de Bouddha

Yeux de bouddha

Les yeux de Bouddha sont aussi un symbole de la connaissance, de l’omnipotence et de la présence céleste, loin du concept du regard du jugement. La magie qui se dégage de ce regard est qu’il n’exprime aucun sentiment, ni joie, ni tristesse. À travers cette perception, rien ne peut être dissimulé à Bouddha. De plus, cette omniprésence indique l’implication du détenteur de la sagesse suprême dans la vie quotidienne de chacun.

Au milieu du front se trouve une ouverture comparable à un 3ème œil de la sagesse, comparable à une caractéristique des dieux primordiaux du panthéon hindou. Le nez ressemblant au chiffre 1 dans le symbolisme de l’œil de Bouddha évoque le caractère unique du personnage.

La foudre Dorje

Dorje

On utilise souvent ce symbole à l’occasion de grandes cérémonies, lors de prières et de rituels, qui constitue le symbole de la compassion. Vajra ou dorje en tibétain veulent dire foudre et diamant ou pierre noble, c’est un instrument rituel important dans l'hindouisme (le dieu Indra et son spectre de l’éclair). Reprise par le bouddhisme tantrique, la foudre représente l'indestructible, symbole de la destruction de tout ce qui est néfaste, les obstacles ; en tant que diamant, elle détruit l'ignorance par la clarté de sa vérité absolue. Dans une analyse axée sur le spiritualisme, ce symbole exprime le chemin qui mène à l'illumination et est associé à la nature indestructible de l'éveil spirituel.
Dans le symbolisme religieux, la main droite tient le Dorje, le principe masculin, alors que le principe féminin de la cloche Gantha est tenu de l’autre main. Ensemble, ces 2 symboles représentent les 2 principes à l’origine de la vie, mais aussi l'action efficace et la sagesse, l’unité indivisible de la connaissance et des moyens.
À partir de son nom s’est formé le courant du bouddhisme Vajrayana (qui signifie voie du vajra). Arme sans égal, elle s’identifie à l'Upaya qui est le moyen efficace de démanteler l'ignorance.

Le « Dorje gyatram », « Visvavajra » ou Vajra de l'univers (2 vajras croisés) est identifié au parfait éveil de la nature du Bouddha, ceci rendu possible exclusivement d’une part, par l'amour embrasant tous les êtres, dautre part par la connaissance. Ce croisement se fait dans une double direction, horizontale (Amour) et verticale (Sagesse).

Cloche Gantha

Gantha

Dans les rituels hindous on avait le plus souvent recourt à cette clochette indienne (à l'entrée du temple était accrochée une clochette en métal que les dévots faisaient sonner pour la Puja), le son produit rappelle la résonance du son « Om? ». Instrument de culte, son manche est terminé par un Vajra.
La drilbu (cloche en tibétain) est formée par différentes parties, dont le manche avec le visage d’une divinité féminine qui renvoie à la connaissance de la vacuité (Prajnaparamita, déesse reliée au Sutra du Cœur de la compréhension parfaite). La partie creuse évoque alors le principe de vacuité par le son du battant, puis une autre partie représente un lotus à 8 pétales (8 bodhisattvas féminins de l'idée de vacuité). Enfin, une autre partie symbolise le vase de l’abondance qui contient le nectar sacré.
La clochette de la sagesse Gantha est associée à l’enseignement du Bouddha et plus généralement des autres grands bouddhas dans l’histoire du Tibet. Le symbolisme autour de cette clochette renvoie à plusieurs explications :
- un concept de sagesse absolue, toujours associée au sceptre ou diamant de la vérité
- le symbole du puissant mantra OM, le verbe créateur
- la connaissance de la vacuité (ce terme complexe signifie que les sens et la perception humaine ne permettent pas de comprendre réellement la nature des phénomènes, le voile de l'ignorance induit alors l’homme en erreur dans sa perception qui a des conséquences sur son corps, sa parole et son esprit).
Les deux symboles autour de la clochette et de la foudre renvoient aux deux domaines, spirituel et temporel, à des idées de moyen et de but pour parvenir à

Conque tibétaine
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Bol chantant
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Le Mala tibétain

Mala tibétain

Un bracelet, mais derrière ce simple aspect se dévoile un véritable secret bien gardé par le bouddhisme tibétain : rosaire du bouddhiste, il est plus qu’un simple objet porte-bonheur. Enroulé autour du poignet, du cou, ou simplement tenu dans la main, le Mala tibétain à 108 perles sert de support de récitation des mantras.
Cette guirlande de perles sert en effet à se libérer de la souffrance et par là même les autres êtres en égrenant cet objet symbolique. Tenu de la main gauche, les perles du Mala glissent une par une sur l''index à l'aide du pouce en tirant les perles vers soi.
Depuis 3 000 ans, le Mala indien sert d’objet cultuel à l’hindouisme et au bouddhisme, il sert également d’objet de méditation pour le Tantrisme (« Japa mala »). Mais dans l’hindouisme, le Mala Rudraksha protège son propriétaire avec ses vertus spirituelles, il est alors constitué de graines aux propriétés électromagnétiques. L’égrenage a une signification particulière dans le bouddhisme tibétain :
- se libérer de la souffrance Samsara et sortir les autres êtres de ce cycle des renaissances
- charger son corps d’énergie positive.
Le Mala tibétain se compose de perles (de différentes matières : corail, bois de santal, pierres semi-précieuses, graines de l'Arbre de Bodhi), d’une plus grosse perle (en os ou en ivoire) qui marque la fin de boucle, symbole de la connaissance de la vacuité, d’un cordon en tresse de plusieurs fils sur lequel les perles sont enfilées, la marque de la vacuité à travers un petit cône et d’un compteur (avec une petite cloche pour représenter la connaissance et la vacuité, ou un petit vajra de la compassion et des moyens habiles). Plusieurs catégories de fils entrent aussi dans cette composition :
- les 3 fils qui symbolisent le corps Absolu, de Gloire et d'Émanation de Bouddha
- les 5 fils ou cinq sagesses, cinq familles de bouddhas
- les 9 fils qui représentent le Bouddha primordial et les 8 grands bodhisattvas.
Dans la pratique, chaque tour se termine à la grosse perle qu’il ne doit ni toucher, ni comptabiliser et ne peut la franchir, de ce point le pratiquant refait le tour du mala dans l’autre sens.

Bol chantant tibétain

Bol chantant

Feng shui, relaxation, méditation, yoga, chant et bien d’autres utilisations ou bienfaits que procurent ces bols tibétains. Le « chant » particulier du bol tibétain s’obtient, soit en frottant avec un mouvement circulaire son bord extérieur, soit en frappant ce bord en douceur. L’instrument pour faire résonner le bol est e bol est une mailloche ou petit marteau en bois (couvert de corde, ou partiellement de feutre ou de cuir).
De manière plus explicite, cette vibration du bol chantant agit au bénéfice de tout milieu liquide du corps, les nombreuses vibrations se répandent pour un effet de massage de bien-être sur les cellules.
Cette résonnance divine peut-être mesurée sous forme d'onde (onde Alpha) identifiable par le cerveau humain qui en produit pour se relaxer ou lors de la méditation.

D’autres traits permettent de distinguer un bol chantant d’un autre, ceci par les signes et les symboles religieux ou spirituels sur l'extérieur ou l'intérieur des bols (phonème Om, mantra tibétain de la compassion, 8 signes auspicieux ou même Bouddha).
Les bols chantants traditionnels sont constitués de 7 métaux (entre 3, 5, ou 7 métaux aujourd’hui, choisis pour produire un son de base plus harmonique et une résistance - durée - à la tonalité plus longue) assimilés aux sept planètes du système solaire :
- fer (Mars)
- plomb (Saturne)
- cuivre (Venus)
- mercure (Mercure)
- étain (Jupiter)
- argent (Lune)
- or (Soleil).
Les plaques d'alliages sont chauffées à haute température, martelées plusieurs fois dans des forges et versées dans des moules. Les bols sont ensuite retravaillés à la main dans le but d’affiner ses tonalités avant d’être polis et peints (l’artisan pratique une gravure ou s’applique à un dessin pour les différents symboles du bol).
Le son émis par le bol est pour le fidèle, à la fois reposant et plaisant, même si chaque bol produit un son différent. L’artisan contribue à donner ses résonnances harmoniques, subtiles et complexes à son œuvre par la méthode de fabrication utilisée, mais aussi par le poids et la forme.

Depuis plusieurs siècles, le bol chantant est un symbole populaire au Tibet et au Népal, ses utilisations sont multiples. Les moines bouddhistes ont recours au bol chantant pour la méditation, lors des offrandes rituelles traditionnelles, ou pour la musique cérémonielle religieuse. Le bol chantant sert pour la guérison et la mise en équilibre des chakras en tant qu’instruments de musique.
Cependant, le bol chantant est aussi utilisé comme ustensile de cuisine dans les campagnes reculées et les villages de montagne du Tibet. Il sert alors à la préparation et à la conservation de la nourriture humaine.
Les premiers bols chantants étaient fabriqués dans des pays comme la Chine, le Népal ou le Japon, utilisés dans les pratiques bouddhistes afin d’annoncer les moments clés de la séance de méditation, début et fin, mais encore pour accompagner les chants des bouddhistes pour marquer le passage de temps. Le son du bol chantant permet aussi de marquer le changement d'activité.
Les bols chantants sont utilisés dans les centres de relaxation et de méditation et finalement peuvent faire office d’objet de décoration dans une pièce calme de la maison.

 Bol chantant
38 €
Moulin à prière bouddhique
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Bracelet mala en bois de santal brun
18 €
 

Moulin à prières ou bonheur universel

Moulin à prière

Un axe et un cylindre sur lequel sont disposés des rouleaux de papier contenant des mantras, voici une synthèse rapide de ce qu’on appelle un moulin à prières. Le symbolisme de cet objet rituel prend en compte une dimension plus complexe : le mani korlo tibétain par exemple sert à accumuler des mérites et à purifier le fidèle.
Le moulin à prières est associé à l’image de la roue du Dharma, selon la légende son secret serait dévoilé pour la première fois au futur Bouddha Gautama par le Bouddha Dipankara. Le symbole du moulin se comprend dans le geste de la rotation de la roue ayant la même valeur spirituelle que le fait de réciter en un seul tour plusieurs fois un mantra (syllabes magiques). Ce tour de roue a le pouvoir de répandre ces prières dans l’espace et dans la nature, en ayant une influence bénéfique sur l'environnement proche incluant tous les êtres.
Dans le symbolisme du moulin à prières se retrouve le concept du royaume pur de Bouddha Potala grâce à l’action de purification des karmas négatifs du passé par toutes les actions des Bouddhas et des Bodhisattvas des 10 directions et par l’accumulation des mérites. L’action conjointe du moulin et la pratique du Dharma permettent de se libérer du Samsara.
Associé à un puissant Mantra comme l’Om Mani Padme Hum de Chenrezig, le moulin à prières tibétain transporte l’âme et l’esprit humain vers les forces puissantes de l’illumination qui renvoient au chemin de l’Eveil et de la pure compassion.

Pour un fidèle comme un simple fervent de cet objet rituel, la quête du bonheur pour tous les êtres est la principale motivation d’actionner la roue du moulin tibétain pour libérer ses bienfaits dans l’univers, ce concept s’appelle « bodhicitta » (l’aspiration et l'engagement d’un être à atteindre le stade de la bouddhéité ou Éveil pour ensuite amener tous les autres êtres dans cet état afin de les libérer de la souffrance).


Les nombreux symboles tibétains ont tous une explication qu’il faut chercher dans l’histoire des religions au fil des siècles, de la pratique rituelle ou des croyances populaires. À toutes ces explications sur ces symboles tibétains s’ajoute la compréhension du système cosmogonique d'organisation de l'espace en rapport à l'esprit (procédé mnémotechnique d’organisation de la pensée et de la spiritualité du bouddhisme tantrique). Par conséquent, une couleur est en lien avec les directions, le centre de l'espace correspond au blanc, le nord au vert symbole de l'air, le bleu représente l'élément eau et l'est, le jaune indique le sud et fait référence à la terre, enfin le feu et l'ouest sont associés à la couleur rouge.