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Le culte du Bouddha au Laos

Au XIVème siècle émerge le Laos puis quelques siècles plus tard, bouddhisme Theravada et Mahayana se côtoient (mariage du roi avec une princesse d’origine cambodgienne), les 2 formes adoptées par la population. Le culte du Bouddha fait partie intégrante de la vie des Laotiens. 


Le pays, de tradition bouddhisme Theravada, compte environ 5000 temples, la tradition religieuse reste forte dans les zones rurales.

Le bouddhisme Theravada au LAOS

L’importance du Bouddhisme au Laos

Durant le royaume du premier roi Fa Ngoum, le bouddhisme Mahayana dominait. Entre 50% et 60% environ de la population ont adopté le bouddhisme, d’autres minorités ont choisi l’animisme (sino-thai, tibétains Mon-khmer). Au Laos, les religions du christianisme (protestants et catholiques) sont peu représentées, 2%, aux côtés d’autres groupes religieux (Mahayana, bahaïsme, Islam, Confucianisme.
Le bouddhisme Theravada laotien est ainsi formé par la rencontre d’anciennes croyances bouddhistes et celles animistes, particulier au pays.
22 000 moines theravadins sont recensés au Laos dont 9 000 se distinguent par leur grade de moine senior (pour les années d'études inculquées dans les temples). La majorité des hommes bouddhistes passent une partie de leur vie comme moines dans les temples. S’imprégnant dans la culture et la vie de chaque Laotien, le bouddhisme du Petit Véhicule laotien est ouvert, tolérant. Il est très influencé par l'hindouisme, comme au Cambodge et en Thaïlande.

Le parc du Bouddha du Laos, « Xieng Khuane » (initié par le chaman-prêtre-yogi Luang Pu Bunleua Sulilat en 1958) compte environ représentations de bouddhas et de divinités hindoues (Vishnu, Shiva, Arjuuna) en ciment et une tour géante en forme de citrouille symbolisant la terre, l’enfer et le ciel. Le temple appelé « Wat Xiengkuane » se compose au fait d’une petite chapelle pour les prières et les offrandes, protégée par la gigantesque statue de Bouddha couché de 120 m de long.

Le culte du Bouddha

Il n’y a ni sabbat ni de jour de la semaine particulier pour pratiquer le bouddhisme au Laos. Les pratiquants se lèvent tôt vers 5 h, se rendent au Wat le plus proche quand ils le veulent. Ils prient dans les temples et y déposent des donations pour les moines avant de rentrer chez eux po commencer leurs tâches de la vie quotidienne. Les Laotiens se rendent aux temples plus particulièrement à l’arrivée de l’excellent jour (Wan pha) à la pleine lune.

Des offrandes d'encens, de bougies, de boutons de lotus sont offertes aux statues de Bouddha et déposées aussi devant divers autels et reliquaires. Lors de ces visites, les pratiquants apportent de la nourriture au Sangha du temple.
Les visiteurs et pratiquants assistent aux conversations du maitre respecté (Thêt), au chant des sutras ou au récit de textes bouddhiques des moines. Chaque visiteur comme pratiquant peut également rechercher le conseil d'un moine sur des questions de la vie.
Chez les jeunes Laotiens, la retraite bouddhiste est très courante en vue d’un mariage ou après l’obtention d’un diplôme (séjour d’une semaine à plusieurs années).
Les bonzes au Laos comme dans les autres pays de l’Asie portent des robes safran, or ou orange (épice sacrée de ces derniers, symboles de la pureté, de l’aurore, sagesse et renoncement). Ils ont un mode de vie simple, mais très bien organisé: dès les premières lueurs de l’aube, à 4 h du matin, ils font sonner les cloches de bronze pour annoncer le réveil jusqu’à 6 h 30, c’est le moment propice pour leur méditation.
À 6 h 30 munis de leur auge, les moines Bhikkus (« mendiant ») pieds nus dans les rues sollicitent l’aumône en suivant un trajet bien défini. C’est le « tak bat », une cérémonie ancestrale. Devant la porte de leur maison des offrandes aux mains, les habitants les attendent. Les bonzes dans ce pays sont donc totalement dépendants de la générosité des habitants.

la retraite bouddhiste est très courante au LAOS

Une fois rentrés vers 7 h ou 8 h, les moines prennent leur repas et se réunissent dans le monastère ; ils récitent la prière commune, méditent et vont se reposer. Deux heures plus tard vers 10 h, les cloches retentissent de nouveau pour annoncer la quête de la viande. Ces mets peuvent être consommés jusqu’à midi, les aliments solides ne devant plus être mangés entrent cette heure jusqu’à l’aube.

Au cours de la journée, les activités sont variées, rénovation du temple, prière, études. En milieu d’après-midi (16 h), les moines nettoient les statues de Bouddha, à 18 h, c’est le moment de la prière qui va durer 3 heures avant d’aller se coucher vers 21 h.

Au Laos, les 2 principales richesses d’un village et l’école et le stupa de style lao, That Luang, monument le plus sacré du bouddhisme. C’est dans ce haut lieu que se passent en novembre un festival et une foire de dimension nationale. Identité du village, ce lieu abrite d’importantes cérémonies et festivals.

That Luang, un des monuments le plus sacré du bouddhisme : en novembre, on y organise un festival et une foire.
C’est au Wat que les garçons du village recevaient leur éducation avant la création des écoles laïques. Un wat comprend un bâtiment de séjour pour les moines et un édifice principal où sont posées les statues de Bouddha.

Une séance de méditation au temple de la forêt « Wat Sok Pa Luang » est proposée à tout individu chaque samedi vers 16h. C’est dans ce temple situé à Vientiane entouré d’un jardin tropical que quiconque peut pratiquer la méditation bouddhiste et connaitre la vie des moines.
Durant le Nouvel An bouddhique laotien « Pi Mai », les statues de Bouddha sont nettoyées avec de l’eau sacrée. La population s’arrose avec de l’eau pure (purifier les âmes et les esprits).

Le bouddhisme au Laos est bien plus qu’une religion, c’est son identité nationale qui permet au pays de se protéger des influences extérieures du monde occidental.

les statues de Bouddha sont nettoyées avec de l’eau sacrée