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Comprendre le bouddhisme

Tout savoir sur le bouddhisme

Le Bouddhisme de Siddharta Gautama se présente comme la quatrième religion au monde derrière l’hindouisme, l’islam et le christianisme, avec des principaux centres religieux dans la quasi-totalité du continent asiatique ( bouddhisme tibétain, Chine, Japon, Asie du Sud-est), aussi en Amérique et en Europe. Cette religion qui se distingue par son absence de dieu créateur fait en 2005 plus de 230 millions d’adeptes, aujourd’hui, approximativement entre 376 millions à 500 millions de fidèles dans le monde qui recherche la paix intérieure et son adeptes du dalaï lama.

Bouddhisme

Le Bouddhisme Inde en quelques mots…

Fondé vraisemblablement au Vie siècle av. J.-C (ou Ve siècle av. J.-C) par le jeune prince Siddhart Gautama de l’Inde du Nord (fils du roi Shuddhodana de Kapilavastu et de la reine Mayadevi, né à Lumbini au Népal actuel) à la suite de son éveil spirituel « Bodhi » sous l’arbre de méditation et le premier enseignement à ses quelques disciples, le bouddhisme est parfois considéré à tort comme une religion (vénération du fondateur en tant que seul être à avoir atteint l’éveil, ou par la suite avec d’autres bodhisattvas des écoles ultérieures). Dans l’Inde antique, on distinguait deux principales traditions, celle brahmanique qui a donné naissance à l’hindouisme, et celle shramana (moine errant dans des traditions ascétiques de l’Inde Antique) dont découlent le bouddhisme et le jaïnisme. Malgré cette distinction, tous ces trois courants partagent la même notion de « Bienheureux » assimilable à un dieu, le « Bhagavat ». Une notion surtout présente au sein des deux écoles Theravada et mahayana (Bouddha est un être éveillé parfait avec trois manifestations Trikaya).

Dans le monde occidental, Bouddhisme et religion sont étroitement liés (religion d'État), mais aussi l’aspect philosophique. Il est surtout désigné comme un système reposant sur un enseignement universel et d’un chemin de développement spirituel. En d’autres termes, le Bouddhisme aide toute personne à la recherche de la vérité absolue sur les causes de la souffrance humaine et à atteindre le but de la vie qui demeure le bonheur et la plénitude…

La méditation de Siddharta Gautama

Enfant et adolescent grand adepte de la méditation au sein du palais de son père, le jeune Siddharta va renier cette vie de palais couronnée de luxe et protégée dérisoirement de la souffrance extérieure, de la mort et de la maladie, afin d’explorer les différentes religions et philosophies de l’époque pour trouver la clé du bonheur humain. Sa première grande décision a lieu tout juste sorti du palais par sa confrontation avec la tentation, le pouvoir et la succession au trône. C’est ainsi que le jeune prince quitte le palais et va connaitre une vie enrichie de légendes et de mythes faits de miracles et d’apparitions divines, 6 années ont passé et le prince va finalement trouver « le chemin du milieu » et reçoit par la suite le pouvoir de l’illumination. Pendant toute sa vie, Bouddha va prêcher les principes du bouddhisme, le Dhamma, jusqu’à son extinction à l’âge de 80 ans. Au cours de l’histoire des hommes, cette vie extraordinaire va être connue que trois siècles après la disparition du Bouddha Historique par des récits et des textes sacrés, en même temps que ses enseignements. On assimile la profusion du Bouddhisme au grand empereur Ashoka.

Dharma : système pour se libérer de la Souffrance terrestre

Le système inventé par Bouddha se base exclusivement sur le « Dharma », l’enseignement universel avec 4 principes fondateurs :

  • la prise de connaissance ou la reconnaissance de l’existence de la souffrance du monde et de l’insatisfaction : la Vérité de la Souffrance (dukkha, souffrance physique, morale, insatisfaction, frustration, malheur que l’on constate avec la première Noble Vérité liée à l’impermanence, l’imperfection, à la non-substantialité ou encore au désordre : 7 souffrances, naissance, maladie, vieillesse, désir de possession (créant l’insatisfaction), amour (sens de séparation), haine et mort)


  • le mécanisme de compréhension de cette souffrance dont le désir humain, l’illusion, la vanité et l’égoïsme sont à la racine :
  • la Vérité des causes de la Souffrance
  • la prise de connaissance ou la reconnaissance d’une solution pour abolir définitivement cette souffrance (et aussi le cycle des renaissances Samsara) : la Vérité de l’extinction de la Souffrance
  • la prise du chemin de la voie médiane ou voie du milieu évitant tous les extrêmes de la vie sur terre : la Vérité sur la voie vers l’extinction de la Souffrance.

Ce sont les Quatre Nobles Vérités du Bouddhisme, la 4e noble vérité ou Marga Sacca est la voie de l’enseignement de Bouddha qui élimine toute souffrance en la substituant à une heureuse thérapie consistant à guérir les maladies du corps et de l’esprit. Dans le bouddhisme, ce processus merveilleux s’illustre par un parcours parsemé de précipices et de vides, balisé par la roue du Dharma et ses 8 rayons (Huit moyens de perfectionnement). Ensemble, ces branches correspondent permet au fidèle d’atteindre le Nirvana, chacune symbolisant, la parole parfaite, la compréhension de la nature humaine ou vision parfaite, l’harmonie des émotions à la raison ou émotion parfaite, l’action parfaite, les moyens d’existence parfaits, le développement et le maintien des états mentaux favorables en éliminant ceux nuisibles (effort parfait). À tout cela s »ajoute la branche du Dharma de la pratique méditative progressivement approfondie pour une prise de conscience parfaite, enfin, l’état d’Éveil qui correspond à la plus haute prise de conscience.

Bouddhisme

L'avidité, la colère et l'ignorance (« t???a », « dve?a », « moha ») représentent dans le bouddhisme les 3 poisons pour l'esprit, avec chez d’autres écoles l'orgueil et la jalousie. Par ailleurs, le fait de ne pas pouvoir percer le voile de l’ignorance sur la souffrance humaine et ses causes conduit le monde à entrer dans le cercle des renaissances Samsara. L’illusion et l’ignorance entraînent le sentiment d'avidité, de désir infini de possession par rapport aux autres personnes, mais aussi l'attachement pour des personnes ou des objets. De même, il existe la notion d’interdépendance dans le bouddhisme : les 12 liens conditionnés et dépendants l'un de l'autre, on peut alors citer l’ignorance (de la loi de cause à effet et de la vacuité), qui produit le karma (actions du corps, de la parole, et de l'esprit). Le Karma façonne la conscience qui a son tour produit le nom et la forme. Ces deux entités contribuent à créer les 6 sens (toucher, odorat, vue, ouïe, goût, mental) qui vont permettre les 6 contacts extérieurs (tactile, odorant, visuel, auditif, gustatif, mental). De ces contacts naissent les sensations agréables qui contribuent à créer l'attachement, la soif et le désir de posséder ou de saisie (appropriation des objets désirables). Ce désir de possession produit le devenir, la force du devenir qui conduit à la naissance et à la renaissance (cycle interminable qui conditionne vieillesse et mort). Sans cette recherche de libération, l'ignorance crée par l'interdépendance et les 3 poisons fait finalement que les hommes sont assujettis au cycle des renaissances Sa?sara. Dans la pensée bouddhiste, tout désir est vain, excepté celui de vouloir continuer à exister, à créer une énergie puissante et positive qui fait renaître les hommes dans un monde meilleur.

Entre le Karma, c'est-à-dire la somme des actions passées, et le monde Loka dans lequel renaîtront les hommes après leur mort, il existe alors le cercle des renaissances avec le cycle de la souffrance et le cycle karmique qui se prolongent indéfiniment. Par contre à l’instar de la réincarnation de l’âme immortelle habitant un autre corps, la philosophie bouddhiste préconise que ce n’est jamais ni un autre ni le même qui renaît !

Les trois manifestations Trikaya de Bouddha correspondent aux trois statuts possibles de Bouddha (Bodhisattvas) :

    En résumé, Bouddha Gautam constate que la souffrance vient du désir ou de l'envie. Le but de l’enseignement de Bouddha Gautama est de se libérer du cycle engendré par le Karma et la souffrance, de se réveiller de ce cauchemar Samsara en chassant l'illusion et la confusion qui masquent la réalité sur la souffrance des hommes. Pour cela, seule la voie de l’illumination va permettre d’arriver au point de Nirv??a, puisque sa philosophie préconise de se dégager autant que possible de cet interminable cycle. 

    Les Huit nobles chemins (« 8 Nobles Vérités »ou Chemin Octuple) constituent le guide essentiel du bouddhisme enseigné par Siddharta Gautama, à la manière des projets d’un Dieu pour les autres religions. Ce noble Chemin octuple permet au bouddhiste d’être parfaitement conscient de ses pensées et ses actions en accord avec la compréhension des Quatre Nobles Vérités dans un projet de développer sa sagesse. C’est un chemin « moral » qui offre le libre arbitre de bien choisir ses paroles, ses actions et de bien choisir les moyens de subsistance matérielle.
    D’autre part, la pratique méditative et la lecture des livres sacrés aident à parvenir à l’illumination ou Éveil et de se débarrasser de toutes ses dépendances matérielles ou inutiles à son véritable bonheur.
    Un autre principe fondateur singularise le bouddhisme des autres courants dans le monde, les « trois joyaux « qui représentent le Bouddha fondateur, sa doctrine ou Dharma et la Sangha (communauté de nonnes, de moines, de religieux, de fidèles laïcs des lieux de méditation ou des Stupas – Wat -Pagodes).

    Néanmoins, bien que son salut personnel soit placé en priorité, celui de ses contemporains n’est jamais bâclé. En effet, le bouddhisme préconise une vie harmonieuse pleine de compassion envers tous les êtres vivants de la planète. Ce dernier point met l’accent sur l’idée d’actions méritoires afin de renaitre sur une terre pure (Pottala) dans une existence bien meilleure que la précédente. En Thaïlande comme en Birmanie par exemple, les fidèles participent aux travaux de construction ou d’aménagement des sites spirituels, ceci afin de s’attirer les bonnes grâces des autres êtres, des moines et des bouddhas. Ils donnent également des offrandes au clergé bouddhiste de ces pays. En signe de remerciement et de reconnaissance, ce clergé attribue de précieux conseils pour mener une vie harmonieuse et confortable. Fidèles et moines bouddhistes suivent un comportement éthique basé d’une part sur la compassion, d’autre part sur le renoncement à toute propriété matérielle individuelle (les moines ont le crâne rasé (signe de détachement), drapés d’une robe safran, orange ou carmin, n’ayant qu’un bol et quelques objets de subsistance). Pour se conformer à tous ces règles et principes du Bouddhisme, il existe alors le code disciplinaire Vinaya (plus de 200 règles ascétiques). Il faut faire la distinction entre les contemplatifs du Bouddhisme (activités principales, lecture des textes sacrés et méditation) et les actifs, modèles spirituels auprès des laïcs à qui ils prodiguent des conseils en échange de dons. Ces actifs de la communauté bouddhiste tiennent un rôle précieux pour la société, surtout par rapport aux les enfants issus de familles modestes en leur permettant d’accéder à l'éducation par leur entrée au monastère.

    Quelles sont les grandes écoles du Bouddhisme ?

    On peut distinguer dans l’histoire du bouddhisme les deux courants mahayana et theravada :

      Avec le Mahayana apparaissent les nombreux bodhisattvas, ce sont des êtres spirituels qui ne produisent pas de Karam et ont renoncé à leur salut en attendant de guider à leur tour les autres pour sauver le monde et le guider vers l'éveil. Les pratiquants de cette école sont polythéistes. 

      Bouddhisme
      L’école du bouddhisme theravada se base sur les recommandations et l’expérience du Bouddha à la genèse de la Communauté monastique, imbriquant les éléments essentiels de la voie de libération exposée par le Bouddha (la tradition de forêt). Ces éléments comprennent la pratique méditative directement appliquée à la vie quotidienne, la rigueur dans la conduite éthique, l’étude théorique, la culture de la simplicité. Selon l’école Theravada, c’est uniquement par la vacuité que l’homme peut se débarrasser du voile de l’ignorance. Chez l’école Mahayana, la roue de la vie et de l’interdépendance est elle-même une source de vacuité par l’expérience. L’école Theravada se base sur l’étude et la compréhension du Tipitaka (canon écrit en Pali avec des textes qui rapportent les paroles de Bouddha Gautama).

      Cette école qui connaitra une renaissance en Asie du Sud-est au début du XXe siècle, marque ainsi son importance dans le sud-ouest de la Chine, mais également au Laos, au Cambodge, au Vietnam, en Malaisie, en Birmanie, en Thaïlande, au Sri Lanka sous l’impulsion de maîtres éminents. De plus en plus de laïcs occidentaux sont séduits par cette école par son approche radicale et non sophistiquée.

      Dans la chronologie du Bouddhisme, au VI ou Ve siècle avant J.-.C a été créé le Sangha Ancien du Petit Véhicule (Bouddhisme Hinayana), puis naissent en Inde les 18 écoles Anciennes après la disparition de Bouddha Gautama (à la suite de Conciles autour du IIIe siècle av. J.-C.). Toujours en Inde, l’école Mahayana voit le jour au nord de l’Inde et dans l’Empire kouchan aux alentours du 2d siècle de l’ère commune pour se propager en Chine (le courant Zen en dérive) et au Tarim, rejointe par l’école bouddhiste Vajrayana (tantrique) apparenté à l’hindouisme et shivaïsme, entre 700 et 1200. Cette dernière école intègre des éléments matras et tantras avec quelques notions ésotériques… L’école Vajrayana caractérise le plus le bouddhisme tibétain, largement diffusée dans la région himalayenne et en en Mongolie (Népal, Sikkim, Bhoutan, ouest et nord de la Chine, nord de l’Inde), sans oublier le Japon (influence sur les écoles Tendai, Shingon et Shugendo.

      Parallèlement au Sri Lanka et en Asie du Sud-est en -250 av. J-.C. l’école Theravada se propage à grande vitesse, son développement se poursuivra jusqu’au XIIIe siècle ; l’école Mahayana cohabite avec celle-ci entre le 2d siècle et le Xe siècle.

      L’école du Bouddhisme tibétain apparait relativement plus tardivement en Asie Centrale, précédée par le bouddhisme de la Route de la Soie et le Grego-Bouddhisme. Enfin en Asie de l’Est, les écoles bouddhistes Chan, Tiantai, Terre Pure, Nichiren inspirées de l’école Mahayana voient le jour au cours du 2d siècle et dans les années 1200, avec une apparition tardive de l’école Shingon basée sur les principes du bouddhisme Vajrayana.


       

      Comprendre le Bouddhisme à travers ses symboles

      L’un des grands symboles et peut être le plus symbolique est la Roue de la Loi ou Roue du Dharma, mise en mouvement par Bouddha Gautama en exposant les Quatre Nobles Vérités (premier Sermon de Bénarès).

      Cette mise en mouvement du Dharma symbolise alors le chemin à prendre vers l’éveil en expérimentant progressivement les quatre Nobles Vérités. Cependant, la Roue de la loi qui est une roue de chariot à 8 rayons symbolise à elle seule le Noble Chemin Octuple. De sa forme circulaire, on représente la perfection de l’enseignement qui se propage dans le monde. Dans la roue se trouvent le moyeu et la jante, cette dernière a pour rôle de maintenir les rayons (soit de maintenir l’ensemble de l’enseignement par le pouvoir de concentration). Quant au moyeu, il s’identifie à la discipline, l’élément central de la concentration et de la méditation.

      La statue de Bouddha fut dans un premier temps sans représentation humaine, cette représentation imaginaire passait par des objets (culte aniconique) :


        Avec le temps, les fidèles de Bouddha tentèrent de fabriquer des statues à son image (forme anthropomorphique), bien que de son vivant Bouddha dénonça l'idolâtrie. Les fidèles peignaient alors des scènes présentant la vie de Bouddha et les légendes autour de sa vie. Ensuite, la communauté bouddhiste travailla à créer des statues de Bouddha avec des poses contemplatives : Bouddha méditant assit en lotus les yeux mi-clos et le sourire aux lèvres, Bouddha debout ou couché.

        Bouddhisme

        Dans l’histoire des écoles du Bouddhisme, la tradition theravada se distingue encore une fois de la tradition mahayana :

          La vénération des reliques constitue un culte important au sein de la communauté bouddhique, Bouddha ayant demandé à ses disciples d’éparpiller ses cendres dans des stupas. C’est avec ces reliques sacrées que sont fabriquées par exemple les amulettes de protection en Thaïlande… Des hordes de fidèles viennent faire le tour sans s’arrêter autour des stupas, sur les genoux voire à plat ventre en hommage aux bouddhas et grands moines passés. Outre ces reliques, les fidèles de l’Extrême-Orient se rendent en Inde sur les lieux de vie de Bouddha en signe de commémoration. Beaucoup de sites de passage des maîtres spirituels et des bodhisattvas font désormais partie des sources d'inspiration pour les fidèles…

          Les Stupas (Pagodes en Extrême-Orient) avec leur forme hémisphérique sont aussi des éléments majeurs du bouddhisme, ces édifices ressemblant aux tertres funéraires antiques. Le stupa a une fonction commémorative (symbolisme cosmique de la tradition mahayana). Lieu de prière et de méditation, le temple bouddhique (Wat en Thaïlande) est aussi un véritable centre de vie socioculturel. Il regroupe différentes fonctions, un sanctuaire principal, une salle des reliquaires, une salle des sermons, des bâtiments réservés aux bonzes et halls d'échanges.

          Le Chua au Vietnam (sanctuaire) abrite le culte bouddhique, les temples permettent d’écouter des héros et génies sanctifiés.

          Dans le cas du bouddhisme tibétain, il comporte également un nombre de symboles mystiques, ce sont alors les « 8 symboles Auspicieux » :

            Ce courant tibétain lui use des fameux thangkas, des peintures de taille plus ou moins importante qui reproduisent des images sacrées (produites selon des règles strictes de composition et d'exécution qui perdurent depuis maintenant une quinzaine de siècles). L’exécution et la commande d’une telle œuvre constitue un acte méritoire au Tibet (bouddhisme).

            Toujours dans le courant tibétain (tantrisme), on retrouve le moulin à prières : ce hochet qui contient un texte ou plus précisément un mantra (syllabes sacrées) tourne à la façon d’un moulin pour débiter dans la nature les paroles. Chaque tour de moulin a le même effet que réciter des prières. Le moulin se tourne de gauche à droite, l’une des syllabes est l’Om Mane Padme Um. Cet objet permet au fidèle tibétain de prier sans y passer toute sa journée en lui permettant de vaquer à autre chose. Dans cette continuité on retrouve le drapeau à prières : le principe est de semer ses prières dans la nature par l’énergie du vent grâce à la ribambelle de tissus imprimés multicolores de l'esprit, de l'air, de l'eau, de la terre et du feu.

            Le rosaire bouddhique appelé Mala est à la fois un objet sacré et un accessoire pratique pour le fidèle dans la répétition des Mantras (à égrainer de la main droite).

            Autres objets symboliques, la clochette Ghanta et la foudre Vajra, représentant le principe masculin (moyens d'atteindre l'Éveil, la compassion) et le principe féminin (sagesse inhérente à l'Éveil).

            Les fidèles ont aussi chez eux la photo du dalaï-lama qui sert à apaiser leur esprit et à mettre de l’ordre dans leur foyer. Au Japon, les moines utilisent le chasse-mouche qui symbolise à la fois la compassion et l'autorité spirituelle sur les disciples. 


             

            Bouddhisme : un enseignement spirituel tolérant ?

            Le bouddhisme dépasse le cadre de la religion vu comme pratique seule d’expression de la foi envers une puissance supérieure, il ne s’agit pas d’une religion avec un dieu-créateur ! Pour beaucoup de personnes dans le monde, le bouddhisme est plus assimilé à un mode de vie sain, une philosophie qui prône avant tout l’amour (c’est une « religion » d’amour).

            Bouddhisme en tant que philosophie est entendue comme amour de la sagesse, puisque suivre les pas de Bouddha, c’est mener une existence moralement acceptable, avoir conscience et prêter une attention à ses paroles, ses pensées et ses actions. Tout ceic contribue à développer la sagesse et améliorer la compréhension de tout. Ce courant du bouddhisme se positionne selon ses principes comme une science en tant que compréhension que le cadre de la foi.

            En effet, le Bouddhisme est cette tradition qui se place entre science et religion : pour la science (connaissance), tout peut être observé et vérifiable. Le bouddhisme se base sur l’observation des faits et des lois naturelles générales (grâce aux Quatre Nobles vérités). Il ne suffit pas de seulement croire en la parole de Bouddha pour bénéficier de la sagesse et de l’Eveil, il faut expérimenter primordialement l’enseignement (de la Dharma).

            De même, le bouddhisme est un système de croyances tolérant les autres religions et croyances : les bouddhistes ne prêchent pas ni ne tentent de convertir les laïcs, ils sont en accord avec les autres enseignements moraux (aucune guerre n’a jamais été menée au nom du bouddhisme). Le bouddhisme est en accord, mais va au-delà des principes religieux en fournissant les éléments renfermés en chacun de nous, compréhension, sagesse, pour atteindre un but louable sur le long terme dans notre existence.

            C’est par cette finalité du bouddhisme que ce système aide une personne à trouver son chemin de vie, à rechercher un but dans sa vie en lui dévoilant clairement la cause des souffrances du monde (injustice, inégalité) dans le monde actuel. Le bouddhisme apporte un certain mode de vie simple qui mène à un bonheur véritable et une paix intérieure. Ainsi, le pilier du Bouddhisme n’est certainement pas la recherche de la fortune matérielle ni la gloire, le pouvoir, car tous ces éléments relèvent de l’impermanence qui est l’exact opposé du bonheur véritable. D’ailleurs, la richesse n’est pas la seule responsable du malheur des hommes…

            Aujourd’hui, un bon bouddhiste respecte de nombreuses fêtes du calendrier bouddhiste à l’issue desquelles les pratiquants organisent des processions, des séances illuminations et des cérémonies, des sorties de statues de Bouddha et de bodhisattvas, de moulins à prière, de mandalas et de drapeaux.

            Il s’agit par exemple de l’anniversaire de la naissance de Bouddha, celui de son éveil ou de son entrée en Parinirvana ; la fête de l'eau en Thaïlande et Birmanie (avril-mai) représente le Nouvel An bouddhique.

            Au Japon et en Chine, la fête de L'autre rive évoque le passage vers le Nirvana (équinoxes de printemps et d'automne).

            Au Japon, la fête des ancêtres qui a lieu en juillet est l’équivalent de la Toussaint. C’est également à ces dates que l’on commémore le premier sermon de Bénarès et le début du carême bouddhique. C’est lors de ce carême bouddhique qu’a lieu le plus souvent la cérémonie d'ordination des prêtres en Sri Lanka et en Birmanie. La fin du carême bouddhique en novembre appelé Phaung-Daw U est la plus belle fête sur l'eau d'Asie du Sud-est (Lac Inle en Birmanie). À l’occasion de cette fête, on voit l’apport massif des fidèles aux moines du clergé bouddhiste (don de nouvelles robes).Enfin, la fête des Lumières commémore la première fois où Bouddha est redescendu sur terre.

            Pour conclure, la religion bouddhiste tolérante n’interdit nullement la consommation de viande (même si le fait de manger cet aliment implique un acte cruel). Pour le Bouddha, ce qui importe n’est pas la qualité de son alimentation, mais bien celle de son cœur. Toutefois, beaucoup de bouddhistes prennent soin de ne jamais consommer de viande.

            Bouddhisme

            Bouddha pur et parfait Samyaksam buddha ayant la capacité d’atteindre l’éveil pur par lui-même et d’enseigner le Dharma aux autres

            Arhat ou Bouddha parvenant au Nirvana par l’enseignement

            Bouddha solitaire qui a atteint l’éveil par lui-même, mais incapable d’enseigner le Dharma ni de libérer d’autres êtres.

            chez les adeptes de l’école Theravada, la notion d’Éveil est liée à la compréhension parfaite et la réalisation des Quatre nobles vérités, soit dit se réveiller du cauchemar des renaissances successives pour atteindre, une fois éveillé, l'illumination ou Nirv??a pour échappe au parinirvâna ou souffrance lors de sa mort (cycle rompu des renaissances et des morts). Les pratiquants de cette école sont athées

            chez les adeptes de l’école Mahayana, la notion d’Eveil se définit comme la sagesse personnelle qui sert à venir en aide à son prochain (Grand Véhicule par opposition au Petit Véhicule ou bouddhisme theravada). LA doctrine de cette autre école considère donc le transfert de mérites et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha;

            • arbre de la Bodhi
            • empreinte de pied
            • trône vide
            • cheval sans cavalier…

            l’école Theravada utilise les icônes pour la méditation à titre de support de concentration, mais elles sont devenues des moyens de rendre visible l'invisible (incarner la présence divine) ; porté par son regard vers une image sacrée, le fidèle se trouve purifié, voire porté à un niveau supérieur

            l’école Mahayana se sert des représentations de bouddha pour tous les rituels (visualisation des bouddhas et bodhisattvas).

            • Roue
            • Conque
            • Pot aux trésors
            • Lotus
            • Parasol
            • Deux poissons
            • Nœud sans fin
            • Bannière.