Artisanat et antiquités d'Asie
Tel: 01-85-54-01-34 Pièces visibles sur Paris sur rendez-vous.
Panier

Les principes du bouddhisme

bouddha-quete-nirvana Le prince Siddharta Gautama après son éveil sous l’arbre bodhi devint le Bouddha Shakyamuni. Il parvint ainsi à trouver la Vérité de la souffrance, le malheur de l’humanité.

Le bouddhisme et son fondement : les 4 Nobles Vérités

Le bouddhisme explique, notamment avec l’éveil de Shakyamuni, la vérité de la souffrance, thème central de cette philosophie indienne. Une fois parvenu à son Nirvana, le bouddha historique songe à sortir l’humanité de sa souffrance par la méthode de l’Enseignement Progressif. Cette méthode commence avec les « Quatre Nobles Vérités » (Catvari-Ariya-Satyani) regroupées sous le premier Sermon du Parfait :

  • la Vérité de la Souffrance
  • la Vérité des causes de la Souffrance
  • la Vérité de l’extinction de la Souffrance
  • la Vérité sur la voie vers l’extinction de la Souffrance.

L'éveil du bouddha

Retrouvez dans notre boutique Objetsdevasion, de nombreuses statues de Bouddha
L’enseignement des Quatre Nobles Vérités a pour objectif de délivrer l’humanité de sa souffrance en lui prodiguant les moyens de se libérer du cycle infini des renaissances. Ainsi, Les Quatre Nobles Vérités synthétisent l’Éveil du Bouddha Shakyamuni et deux des enseignements intégraux du bouddhisme.

Les Quatre Nobles Vérité sont les données de base de la philosophie bouddhique. Les termes « Nobles » et « Vérité » s’expliquent comme suit :

« Nobles » renvoie à une relation étroite le parfait, le beau et le merveilleux. L’épithète Noble (arya) insiste sur le pouvoir du Sermon à exprimer l’ensemble des vérités universelles pour mener à la libération complète des individus de la Souffrance.

« Vérité » désigne la réalité établie, celle qui est éternelle est universelle.

Souffrances infinies et joies sommaires ponctuent l’existence humaine. Cependant, comprendre les causes de cette souffrance universelle constitue déjà un premier pas vers son extinction.

Ainsi une fois parvenu à l’état d’éveil, Shakyamuni retrouva ses 5 disciples à Bénarès pour leur exposer les Quatre Nobles Vérités. Ce premier Sermon, appelé également « Sermon de Bénarès » met en mouvement la Roue de la Loi (ou Roue du Dharma). Ce symbole du Dharma représente le chemin vers l’éveil que l’on retrouve à l’énoncé de la quatrième Noble Vérité. La Roue de la loi est une roue de chariot à 8 rayons (Noble Chemin Octuple), sa forme en cercle représente la Perfection de l’enseignement ou sa propagation de pays en pays. La jante maintient les rayons, elle renvoie au maintien de l’ensemble de l’enseignement par la concentration. Le moyeu symbolise la discipline, élément central de la concentration et de la méditation pour Le bouddhisme.

L’enchaînement de l’enseignement Parfait se déroule comme suit : avec la Première Noble Vérité, la prise de conscience de la souffrance s’impose d’elle-même, car vivre c’est souffrir. Dans la seconde étape de la recherche des Causes de la souffrance, le sujet est invité à remonter aux origines de sa souffrance. La Troisième Noble Vérité vise à démonter ce mécanisme de la souffrance renaissante pour arrêter son fonctionnement en ayant une vision du bonheur absolu et réel. La libération définitive du « samsara » (tourbillon des renaissances ») est la quatrième Noble Vérité.

Dukkha Sacca ou la Souffrance est la Première Noble Vérité : elle est la simple constatation de la réalité humaine accablant l’individu tout au long de sa vie. Souffrance en terme sanskrit – dukkha – renvoi à un univers de souffrance physique, morale et à toute forme d’insatisfaction. Le terme « Dukkha » recouvre toutes formes de frustration et d’insatisfaction qui se manifeste par un sentiment ou un acte chez l’homme. La Première Noble Vérité est liée à l’impermanence, l’imperfection, à la non-substantialité ou encore au désordre. Le Bouddha Shakyamuni énuméra 7 sortes de souffrances de la condition humaine :

  • Naissance
  • Vieillesse
  • Mort
  • Maladie
  • Désir (en tant qu’insatisfaction de ce que l’on veut)
  • Amour pris dans le sens de la séparation de l’être aimé
  • Haine.

Samuyada Sacca constitue la Seconde Noble Vérité. Il s’agit pour l’individu de rechercher les origines de son malheur. Par métaphore, cette seconde étape peut être le diagnostic du médecin en vue de déterminer les germes d’une maladie et de prévoir leurs actions… Les causes de la souffrance sont multiples, la soif des plaisirs du corps, celle du devenir ou d’existence et la soif d’annihilation. L’avidité et l’égoïsme sont autant de causes de souffrance.


 


À la recherche de l’extinction de la Souffrance et la quête du Nirvana

Troisième Noble Vérité Nirhoda Sacca, elle est l’étape qui prédit les bienfaits d’une cure de guérison. Elle présente à l’individu la nature véritable de l’être humain débarrassé de ses mauvais karma et des voiles d’illusions qui le font souffrir inutilement. Cette Troisième Noble Vérité enseigne à chaque humain que le processus de cessation de la souffrance est possible, son extinction, pour atteindre l’état de Libération, le Nirvana ou l’Éveil.

Enfin la Quatrième Noble Vérité (Marga Sacca) correspond à la voie vers l’extinction de la souffrance et propose un ensemble de moyens pour anéantir les causes mêmes de la souffrance humaine en cure préventive. De façon métaphorique, cette ultime Noble Vérité est cette thérapeutique merveilleuse qui consiste à guérir les maladies de l’esprit et du corps. Le bouddhisme illustre ce processus d’extinction comme un parcours rayonnant dont la quête est le Nirvana, parsemé d’abîmes et de précipices toutefois bordés par les Huits Moyens de Perfectionnement (que sont les Huit Branches de la Roue du Dharma (« Noble chemin octuple »). Chacun des 8 Moyens de Perfectionnement représente respectivement

  • la vision parfaite (compréhension ultime de la nature humaine)
  • l’émotion parfaite, harmonie des émotions à la raison
  • la parole parfaite : vraie, objective et bienveillante
  • l’action parfaite (harmonie de la parole, des actes et des pensées)
  • les moyens d’existence parfaits
  • l’effort parfait (par extension de développement et de maintien des états mentaux favorables et l’éradication de ceux nuisibles)
  • la prise de conscience parfaite (pratique méditative progressivement approfondie)
  • la plus haute prise de conscience samhadi ou état d’Éveil.

Pour comprendre l’histoire du bouddhisme, ces Quatre Nobles Vérité sont les fondements communs de tous les courants depuis la genèse du bouddhisme sous Siddharta Gautama. Pour le pratiquant, ces Quatre Nobles Vérité constituent ses premiers pas sur la voie de la Roue du Dharma ou l’Apprentissage Progressif. Il existe d’autres voies amenant à l’Éveil comme « le chemin triple », les 7 facteurs d’éveil…

Les différentes écoles dans l’histoire du bouddhisme

Le bouddhisme ancien dont la référence est l’enseignement des Quatre Nobles Vérité met l’accent sur la connaissance des Dharma ou le savoir direct sur les phénomènes pour les reconnaître par la connaissance-pénétrante ou non-pénétrante (prajna / anitya), par les phénomènes insatisfaisants et non-existant en soi (dunkha / anâtman). La vie monastique est mise en exergue avec le renoncement et le détachement. Il n’existe d’autres Boudha hormis le Boudha historique et seules quelques élites peuvent s’engager sur la voie du bodhisattva. Dans la tradition du bouddhisme ancien, le bouddha chemine seul sur le chemin vers la libération de la souffrance sans aucune aide ni enseignement. Il découvre le chemin vers l’Eveil Parfait qui est le seul à pouvoir libérer les autres hommes. Dans l’ histoire du bouddhisme, les enseignements de cette école se sont diffusés en Asie et constitue la base commune à toutes les écoles en matière de Vinaya ou code de vie monastique. Du point de vue des doctrines, le bouddhisme ancien serait resté dans la forme plus moderne du Theravada développée au Sri Lanka, présent au Laos, Cambodge, Thaïlande. Les enseignements sont suivis par quelques 150 millions de fidèles.

la quête du nirvana

Le Theravada subsiste majoritairement en Asie du Sud-est et prône la suppression des désirs terrestres pour atteindre l’état d’Éveil. Cette seconde école bouddhiste est appelée Hinayana ou Petit Véhicule, ce qui signifie que le bouddha doit atteindre le stade Arhat afin d’atteindre la perfection. En devenant un Arahat, un bouddha (bodhisattva ou sambuddha) accède par lui-même à la délivrance en suivant la voie du Bouddha historique et transmettre cette voie. L’enseignement Theravada rejette l’idée d’un Dieu créateur ou une puissance surnaturelle. Le bouddhisme Theravada est la seule rescapée de la branche Sthaviravada, la branche des Anciens ou la doctrine originelle du Bouddha historique. . Aujourd’hui, le bouddhisme Theravada est pratiqué dans les pays de l’Asie du Sud-est, son implantation en Occident est récente (après les courants Zen et Vajrayana).

Par opposition au Petit Véhicule, le Grand Véhicule ou Mahayana suppose une idée de vœu de libération du plus grand nombre. Apparu 4 siècles après la disparition du Bouddha, au départ de l’ère chrétienne dans le nord de l’Inde et dans l’empire Kouchan. Il se répand vite en Chine et au Tarim pour rayonner dans l’Extrême-Orient. Le Vajrayana, apparu en Inde avant le IVème siècle est la forme tantrique du Mahayana pénètre en Mongolie et au Tibet. Cet autre courant bouddhiste est l’amélioration du Theravada. Ainsi selon ces pratiquants, l’Arhat n’était pas si parfait, à tel point que la quête est la sérénité suprême afin de délivrer les autres sujets prisonniers du cycle des renaissances et des existences. Aujourd’hui, le Mahayana est le courant principal du bouddhisme qui découle des enseignements de Bouddha Shakyamuni. Cet autre enseignement insiste sur la motivation altruiste, la pratique de dévotion et la connaissance pénétrante. Cependant dans les enseignements du Mahayana, l’image du Bouddha historique ne renvoie pas à un être humain mais plutôt à une manifestation de Bouddha transcendant apparu aux humains pour les libérer de leur souffrance. L’enseignement Mahayana a contribué à la création de plusieurs autres écoles : le Bouddhisme de la Terre Pure, les écoles du Dhyana et le Véhicule de Diamant (Vajra-yana). Le nombre de fidèles est estimé à 350 millions.

Le Vajrayana (Véhicule de Diamant) est un courant bouddhiste répandu largement au Tibet qui regroupe les éléments du yoga indien. Au IV ème siècle au nord de l’Inde apparaissent en même temps le Vajrayana et l’Hindouisme tantrique dont il a été influencé. Avec le bouddhisme Vajrayana, la doctrine s’appuie sur le constat que le corps, la parole et l’esprit de l’homme concordent ensemble à l’état d’Éveil. Autrement dit, l’homme doit être conscient qu’il ne fait qu’un : les bouddhas s’élèvent spirituellement par la vénération, la charité, le pèlerinage et la méditation pour parvenir à cet état d’Éveil. Le Vajrayana est surtout pratiqué au Japon, en Chine, dans le nord de l’Inde, Himalaya, Tibet, Népal et en Mongolie. Les enseignements du Vajrayana sont suivis par 50 millions de fidèles.

En 747. ap.–J-C apparaît le lamaïsme ou bouddhisme tibétain. Le lamaïsme est orienté vers le bouddhisme Mahayana ou Petit Véhicule, même si d’autres personnes supposent qu’il est issu du Vajrayana.

 

Bouddhisme : religion ou philosophie ?

Bien que le bouddhisme s’appuie sur un bouddha parfait, celui-ci est avant tout un être humain et le bouddhisme exclu tout principe de transcendance. Néanmoins le bouddhisme n’est pas une philosophie prise dans son sens de théorie figée à propos des choses : le bouddhisme est une pratique qui mène vers la voie du Bonheur Parfait par l’étude expérimentale de l’être humain. Un bonheur qui est le synonyme de la libération de la condition humaine universelle. Le message essentiel du Bouddha historique est de nous montrer les nombreuses voies pour parvenir à cet état de libération de la souffrance ou Nirvana. Ainsi, à l’image du scepticisme grec, le bouddhisme peut être considéré comme la « religion du bonheur ».

Tout bouddha est un être humain ayant expérimenté l’ensemble de son potentiel, un être éveillé. Le Bouddha Shakyamuni (écrit avec un grand B) autant que le dalaï-lama tibétain actuel ne se considèrent pas comme des dieux ni des messagers de puissances. Ils sont de simples moines qui préconisent de ne pas chercher le paradis dans les cieux. Ce monde Parfait est la terre même une fois les causes de confusions analysées, endiguées et les solutions pour pérenniser ce bonheur trouvé. Avec l’élimination de la confusion sur les origines de la souffrance naît une nouvelle perception de ce monde. Cette éradication préconisée par le bouddhisme fait appel au respect des principes de non-violence et du respect de la vie de tous les êtres vivants, aussi infime soit-il.