Artisanat et antiquités d'Asie
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Guide d'achat des statues de bonze

Le bonze ou moine bouddhiste en Asie du Sud-est est un terme qui s’impose dès le XVIIIème siècle. Il est tiré du mot japonais « bozu » qui se traduit en français par maître de temple ou maître de monastère. Les bonzes vivent dans des wats, ce sont des personnes avec plusieurs vertus et ont un mode de vie exemplaire.

Bonze, le moine bouddhiste

Statues représentant des bonzes

Le terme Bhiksu est aussi employé, avec son équivalent féminin Bhikkuni dans ces pays d’Asie pratiquant le bouddhisme. Mais à ce terme est associé le mot mendiant, rappelant donc que pour le bouddhisme, les moines et nonnes du Sangha doivent quêter leur nourriture et non la gagner ni la mettre de côté.

Dans les rues des pays du bouddhisme (Ancien ou theravada) défilent des groupes de bonzes, en Chine, Japon, Birmanie, Thaïlande, Vietnam, Laos, Sri Lanka, Cambodge. Les moines bouddhistes sont le plus souvent stéréotypés comme des hommes au crâne rasé avec des bols dans la main portant une robe orange.


Le moine bouddhiste a décidé de son plein gré de vivre dans un monastère, il est ainsi appelé « bonze » (moine-prêtre) ou « bikkhu » (nom d’origine d’un moine masculin).
Avant ses 20 ans, le moine novice observe et apprend les règles de vie des moines bouddhistes. Une fois le réveil sonné dès les premières lueurs de l’aube vers 4 h ou 5 h, la communauté de bonzes s’adonne à la méditation et à des séances de prière, assis dans la position du Lotus (pendant une heure ou deux heures).
Puis le moine bonze pieds nus va entamer une longue marche en méditation à la rencontre des fidèles du monastère. Il est muni de son traditionnel bol à aumônes (faisant partie des 8 objets de l’idéal monastique pour vivre simplement avec un minimum de possessions matérielles personnelles). Généralement, les bonzes mangent à leur faim (la diététique st aussi une règle monastique), vivant de ce que leur donnent les fidèles laïcs. Ils ne mendient pas dans les rues, ils échangent contre ces offrandes le mérite pour les vies futures. Ils mangent deux repas par jour avant 11 h du matin. La boisson (eau) est à volonté.


Ce bol à aumônes si illustratif de la condition monastique des bonzes les rend dépendants de la communauté monastique : les moines bonzes mendient comme aux origines avec le Bouddha historique auquel les deux marchands Trapusha et Bhallika avaient offert à manger après qu’il eut atteint l’Éveil. Par la suite, les moines des origines comptent sur la générosité des fidèles car ils ne peuvent pas gagner d’argent n’étant producteurs d’aucun bien matériel. Cette pratique de l’aumône et des règles et usages alimentaires furent spécifiés par les textes consacrés à la discipline monastique ou vinaya. Semble-t-il ce bol à aumônes de l’époque de Gautama lui fit offert par les 4 dieux-rois des orients, d’abord en or puis en pierre.


Dans la liste des autres objets du bonze, on note ses 3 robes laissant une épaule à découvert, orange-safran, couleur de la pureté et du renoncement.
Devenir bonze respecte un certain nombre de règles et de procédures : si le très jeune garçon novice samanera jusque-là s’est bien intégré à l’ordre monastique, son ordination au titre de bonze n'est pas immédiate. Agé de 20 ans, le moine novice peut accéder au statut de bonze ou bikkhu accompli en respectant le code monastique « Patimokkha ». Ainsi selon ce code, tout moine bouddhiste ne peut rien posséder d’autre que ce qui lui est essentiel. Bouddha Gautama prescrit à ses apprentis que la possession matérielle est futile pour celui qui recherche réellement la voie de l’Éveil. Le bonze ne possède que ses habits, un bol, un rasoir et quelques autres objets. Le reste sera donné par la communauté laïque sous forme de dons. C’est à cet âge que le moine novice prendra ses vœux de bonze ou bhikkhu, l’engageant donc à respecter toutes les centaines de règles du code monastique patimokkha prescrites par Bouddha comme moyen de libération.


À travers les recommandations de Bouddha Gautama et les codes de comportements monastiques, chaque moine bonze doit toujours rester pacifique envers les autres, faire preuve de tolérance et de respect envers la vertu. Il doit agir avec sagesse et humilité. Devenir bonze nécessite une grande abnégation de soi. On retrouve tous ces caractères par les différentes statues de bonze.


Les statues de bonze

Statues de bonzes thaïlandais
Le bonze est ainsi une personne qui tient une grande place depuis toujours au sein de la vie monastique qu’au niveau de la société, ses représentations sont riches de sens et leur utilisation est multiple. La statue de bonze se réfère le plus souvent au moine en marche ou en lotus, le bol à aumônes entre les mains (en bandoulière). Le visage dégage toujours ce sentiment empli de sérénité. Chez les femmes nonnes, la tenue est de couleur blanche (Thaïlande) ou rose (Birmanie).
Les objets de culte servent de supports de concentration dans le cadre de la méditation pour la tradition du bouddhisme theravada, icônes, statues… Ils peuvent devenir par la suite des moyens de toucher ce qui est invisible, aborder l’incarnation de la présence divine. Le regard du fidèle ou du moine porté sur de telles représentations leur permet de participer à l'essence de Bouddha et de s'en trouver purifié. Dans le bouddhisme mahayana, la présence des icônes est liée aux cultes et rituels par la visualisation des bouddhas et bodhisattvas.
Les statues de bonze les représentent occupés à leurs activités :

  • prière
  • méditation
  • étude et copie de textes sacrés
  • retraites spirituelles
  • confessions
  • cérémonies liturgiques…


Outre ces activités réglementées, les moines bouddhistes peuvent vaquer à d’autres occupations : les statues de bhiksu représentent souvent des moines jouant de leur flûte, ou s’occupant à d’autres distractions non réprimandées par le code monastique.


Parmi les objets simples représentés avec les statues de bonze, on retiendra :

  • la toge du dessus à double épaisseur pour la sanghati et du dessus à simple épaisseur pour l’uttarasanga
  • le vêtement monastique antaravasaka enroulé autour de la taille
  • l’uppraspivhina (sweat shirt rouge)
  • le kayabandhana ou ceinture
  • patta ou bol à aumônes pour recueillir la nourriture
  • le vasi (rasoir)
  • une aiguille suchi nécessaire à couture
  • le filtre à eau parissavana
  • Nisidana pièce de tissu rectangulaire pour s’assoir
  • Añsa ou étoffe protégeant le thorax en découvrant l’épaule gauche. 

Il arrive que la statue de moine bouddhiste illustre un bonze en cours de travaux sociaux ou d’entretien de temple (construction de temple, travaux manuels comme le jardinage, etc.). Les bonzes ont la tâche d’enseigner leurs contemporains, la statue de bonze est alors fabriquée suivant les symbolismes produits à cet effet. Les bonzes sont totalement ouverts pour partager leur savoir avec tout le monde (notamment sur le bouddhisme).
Le Bhikkhu Sangha correspond à l’ordre religieux du Bouddhisme en Thaïlande, dans le paysage on reconnait ces bonzes habillés d'une toge safran orange (couleur du mercredi, jour du Bouddha et symbole du champ de riz), la tête rasée et un sac porté à l'épaule. Il arrive de voir dans les statues de bonze de ces pays d’Asie de voir de jeunes garçons avant d’atteindre l’adolescence, selon la tradition. Sous la toge, les bonzes portent une tunique sans manche avec des poches.


La statue de bonze birmane présente les mêmes traits de caractère que la statue de bonze thaï. Les statues tout comme les moines reflètent ce pouvoir hypnotisant de la tenue orange et de l’extrêmement sérénité qui se dégage, un vif sentiment de compassion la plus totale.


Un autre exemple, la statue de bonze thaïlandaise avec une toge orange représente un personnage animé de compassion et habité par le calme et la plénitude. Les femmes nonnes sont habillées de toge blanche.
Aucune statue de bonze n’a les cheveux longs, car la tradition veut que ces longs cheveux rappellent l’appartenance de Siddhharta Gautama à la royauté indienne. Sa décision de renoncement s’exprime à la vie de monarque s’exprime par la coupe de ses cheveux. Cet acte symbolise sa détermination à changer de mode de vie et à se consacrer à la vie spirituelle. Les moines bonze suivent son exemple et se coupent leurs cheveux lors de la cérémonie d’entrée dans la vie monastique rappelant le grand renoncement de Bouddha.


La robe monastique drapée autour de l’épaule gauche laissant l’autre épaule dénudée est aussi un autre symbole de renoncement. La couleur orange s’applique en général aux moines d’Inde, du Cambodge, du Laos et de Thaïlande ; celle de couleur bordeaux s’applique pour les robes des bonzes tibétains et enfin le marron pour les moines chinois et les moines japonais.


À partir de quels matériaux sont conçues les statues de bonze ?


La statue de moine bouddhiste bhiksu est fabriquée en pierre, un matériau naturel qui présente la qualité de durabilité et sa touche d’originalité.
Mais cette statue de moine peut également être en bois, ou en bois avec laque (résine). Un autre matériau très usité est le bronze. L’alliage de cuivre et de métal permet de fabriquer ces statues de moines.


Ces statues proviennent des différentes cultures des pays du bouddhisme, Inde et Sud-est asiatique. Elles partagent des traits communs, mais leur technique de production et leur niveau de finition sont largement différents.


La technique de dorure est très répandue pour fabriquer la statue de moine bonze, ainsi que l’ajout de feuilles d’or. Un exemple phare de la culture de la statuaire de bonze est le président de la Communauté des moines désigné par Bouddha, la statue de Mahakasyapa (Premier Concile). Sa robe drapée en or recouvre un maître bonze debout sur un socle de pierre, les mains tendues en avant comme pour accomplir une prière.


La statue de bonze de fabrication artisanale est étudiée pour vivre et bien vieillir au creux de la maison, elle se compose de matériaux nobles pour embellir et rehausser le charme de votre intérieur. Par conséquent, ces statues peuvent faire l’objet de méditation, d’apprentissage et de culte Feng Shui. Pour les non-pratiquants du bouddhisme, une telle statuaire de bonze birman est l’occasion d’intégrer une autre culture dans son environnement afin de jouer sur les tonalités et les formes.


À quel prix acheter une statue de bonze ?

Statues représentant des bonzes japonais

Le prix d’acquisition moyen d’une statuette de bonze de production artisanale est situé entre 80 euros à 90 euros l’unité. Ce prix peut néanmoins atteindre 170 euros voire approximativement 200 euros selon le soin apporté à l’ouvrage, les matériaux et aussi son poids et ses dimensions.


Comment se procurer sa statue bonze ?

Statues de moines japonais ou bozu
Des sites marchands en ligne comme EBay, CDiscount ou Amazon proposent des statues de bonzes à des prix intéressants, mais omettant parfois le critère d’authenticité. Toujours au titre de distributeur de statues de bonze en ligne, vous pourrez également consulter le site indikala, ou 1stdibs.


Le site spécialisé Objet d'évasion spécialisé en art artisanal asiatique vous propose ses collections de statues de bonze authentiques ; ce site vous permet de plonger dans la culture de ces pays pour découvrir l’histoire et la signification de toutes ces statues et des hommes d’influence qu’elles représentent pour les passionnés de culture, d’archéologie et d'histoire.