Artisanat et antiquités d'Asie
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Guide Achat Statue Thailandaise

Bouddhisme et hindouisme font partie intégrante de la culture thaïlandaise, ces deux religions ont depuis longtemps influencé l’art, avec aussi le culte animiste des esprits de la nature. Les statues thaïlandaises s’inspirent de ces sources au fil des siècles, tant au niveau du style, des formes et des matériaux utilisés. On connaît aujourd’hui la Thaïlande comme étant le pays des statues de Bouddha les plus somptueuses et les plus impressionnantes avec des hauteurs vertigineuses de quelques centaines de mètres.

Bouddhisme et hindouisme font partie intégrante de la culture thaïlandaise

Conception animiste et représentation statue thaïlandaise


La croyance aux esprits telle qu’elle est définie dans l’animisme est le socle culturel fondamental commun à tous les Thaïlandais et a une grande influence sur leur vie. Dans la conception de la pratique animiste Thaï, tous les éléments de la nature sont habités par des esprits. L’arbre en particulier est respecté comme être vivant, certains même ont droit à l’appellation de sacré (des offrandes de fleurs et d’encens y sont déposées, on les habille de bouts de tissus). Ces dons sont un moyen d’obtenir la protection des esprits résidant dans les arbres… Ces esprits sont partout en Thaïlande et sont craints ou vénérés par toute la population, cette croyance agit sur la vie de tout en chacun. 

Bénéficier de la protection d’un esprit ou apaiser les esprits maléfiques conditionne la vie de tout le monde dans ce pays, les actions des hommes y sont perçues comme des actes dérangeant le cours de la vie des esprits.

Saan Phra Phum ou maison des chai thé

C’est pourquoi une petite maison « san phra phum », (une sorte d’autel), trône devant l’entrée de chaque maison, elle est habitée par ces esprits dérivés des croyances animistes de la société thaïlandaise qui permet aux habitants de se protéger des fantômes comme le pii Porp aux pouvoirs maléfiques, capable de posséder des personnes qu’il dévore de l’intérieur).
Tous les Thaïlandais vénèrent aussi bien le Bouddha historique, les divinités hindous et les esprits. L'animisme, qui existait bien avant le bouddhisme en Thaïlande est encore une religion dominante dans différentes ethnies thaïes.

Le culte des phii pra phum ou esprits propriétaires, les « génies chai thé » (gardiens des arbres, gardiens du sol, des champs et des maisons) et celui des phra phum (fantômes, esprits malfaisants) est largement pratiqué encore aujourd’hui. Parmi ces esprits diaboliques, on redoute les femmes enceintes décédées avec leur fœtus, les « phi tai hong tong klom » (Kra-Sue avec une tête de femme et des viscères luminescents), mais aussi les fantômes « phi thai hong » victimes de mort violente (Phi-prêt, fantôme affamé de grande taille avec des mains immenses et une petite bouche).
Mae Nak est un fantôme invoqué par les couples thaïlandais pour que ce dernier bénisse leur union et puisse traverser les frontières terrestres et célestes. Pee Fah est également un esprit bienfaisant qui a la possibilité de guérir les maladies mortelles.


L’importance de la maison des génies est capitale, elle permet d’obtenir la protection des génies bienveillants et de contrecarrer les actions de ceux qui sont malveillants (et aussi des voleurs).
En somme, une fois qu’une maison est construite, il faut selon la croyance animiste aussi bâtir une maison pour les esprits qui vivaient sur le terrain, les « chao thi » au risque d’affronter leur colère. Ces maisons des esprits sont traditionnellement en tek et en forme de maison traditionnelle sur pilotis (aujourd'hui, elle est en ciment en forme de temples).
Chaque foyer prend soin de ces esprits de la nature en leur offrant encens, fleurs, nourriture et boissons pour éviter l’intrusion dans la demeure des mauvais esprits.

Par exemple, tout nouvel acquéreur de terrain désirant construire une nouvelle maison doit respecter plusieurs règles inscrites dans une cérémonie de demande aux esprits. Il doit offrir cinq fruits, des feuilles tissées, une feuille d’or, une autre d’argent, et une dernière de feuille de bronze. Une lame violette et magique, une maison aux esprits, un compas sont aussi à fournir. Le devin doit procéder à l’examen de la date de naissance du futur propriétaire et ce dernier commence alors par chercher l’emplacement idéal pour la maison des esprits Saan pra phum.
Ce petit autel est toujours orienté en direction du nord près de l’entrée principale. Ensuite, le brahman devin prie pour s’attirer les faveurs des esprits du lieu : il les séduit avec sa lame magique et creuse un trou pour y placer les différentes feuilles avec la date de naissance et des incantations (la maison des esprits sera installée au-dessus de ce trou). La lame symbolise la division du chaos aidant les esprits. Dans la coutume Thaïlandaise, tous ces rites ont lieu avant même la construction de la maison principale pour que les travaux ne perturbent pas les esprits chao thi.
Une fois la Saan pra phum achevée, l’acquéreur pourra installer les esprits, les esprits du lieu sont deux statuettes thaïlandaises, le couple de Jao thii, ou une statue dorée esprit gardien de la terre portant une épée.
Néanmoins cette maison saan phra phum ne sert pas uniquement à garder une maison, on en trouve au bord des routes, des rizières et des champs pour apaiser les esprits et éloigner ou combler les phii maléfiques. Plusieurs offrandes sont faites aux bons comme aux mauvais esprits, bâtons d’encens, fleurs, boissons, nourriture…

Chaque foyer prend soin de ces esprits de la nature en leur offrant encens, fleurs, nourriture et boissons pour éviter l’intrusion dans la demeure des mauvais esprits.

Déesses de la nature et protectrices


Une autre croyance existe encore en Thaïlande, celle des déesses contrôlant la nature, mettant en relation animisme, hindouisme et bouddhisme.
La déesse de la terre, mère protectrice de toute vie sur terre. La statue thaïlandaise de la déesse de la terre représente une divinité féminine tordant ses cheveux (rappelant son intervention auprès du Bouddha lorsque celui-ci méditant est menacé par l’armée de Mara). De ce geste s’écoule des gouttes d’eau destinées à attribuer au Bouddha un mérite pour ensevelir sous les flots l’armée du démon de la mort.
Dans la pratique, cette déesse de la terre symbolise la fertilité, elle assure aux thaïlandais la protection de leurs champs, des récoltes et des animaux.
Mae Ganga (nom dérivé du grand fleuve indien) est la déesse de l’eau, le culte de cette divinité provient d’Inde. Sa statue figure une belle femme en habit traditionnel assise sur un crocodile, en Thaïlande elle est célébrée lors de la fête de l’eau et des lumières Loy Krathong.

La déesse du riz Mae Phosop semble-t-il réside dans cette denrée. Elle est aussi populaire et permet de garantir que le riz pousse bien et puisse se conserver dans le grenier du peuple thaïlandais. En Thaïlande, outre l’aspect de subsistance, le riz est sacré. En bénéficiant de la protection de Mae Phosop, on évite toute famine. Sa statue représente une déesse aux formes humaines vêtue comme une paysanne portant l’habit traditionnel et des bijoux, elle a une longue chevelure. Elle est assise et porte dans ses mains des épis de riz.

L’esprit gardien du nouveau-né s’appelle la déesse Mae Sue, elle a le pouvoir d’éloigner les mauvais esprits lorsqu’un bébé vient au monde.

La déesse Nang Kwak est la patronne des marchands et des magasins, c’est un esprit bienveillant qui apporte la bonne fortune (l’argent). Sa statue représente une belle femme assise les jambes repliées portant l’habit traditionnel. Une de ses mains repose sur le sol tandis que l’autre est levée.

Statue de Bouddha thaïlandaise


La méditation accompagne la statuaire du Bouddha Gautama, le bouddhisme s’impose comme la religion dominante au détriment des cultes animistes. Il n’est pas seulement pratiqué en Thaïlande par les bonzes, mais par tout le monde. Avec le bouddhisme en Thaïlande apparaît cette idéologie du « rachat » du salut de son âme en totalisant un maximum de bonnes actions. C’est le ceoncept du tham boun ou l’acquisition de mérites pour au final gagner un bon karma.
Méditation, prière, don (pour les moines) et entretien de temples sont des exemples de ces actions gratifiantes avec l’apprentissage de l’enseignement du Bouddha. La statue de Bouddha Gautama thaïlandaise présente plusieurs particularités, à savoir :

  • Des matériaux et accessoires différents selon les époques, stuc et pierre (style Dvaravati), chevelure droite avec un ushnisha sous forme de pétales de lotus, bronze et pierre (style Lop Buri), le style sukhotai avec un ushnisha surmonté d’une flamme ; bronze, pierre, stuc, métaux précieux, semi-précieux et même cristal sont les matériaux de construction des statues (style Lan Na), grès, bronze et parfois stuc sont les matériaux de l’ère U-Thong. pierre, grès, stuc, bois, terre et métaux semi-précieux sont utilisés au cours de la période Ayuttthaya. Stuc sur maçonnerie de briques du style Ratanakosin.
  • Des gestes adoptés : assis en position de Dhyana mudra ou debout en position de Vitarka mudra, position assise de Bhumiparsa Mudra et Dhyana Mudra, position debout marchant ou couchée, position assise sur un socle orné de fleurs de lotus. Un autre style permet à la statue de Bouddha de porter des parures enrichies (diadème, chevillères, bagues, robe de moine ornée de galons brodés).

La méditation accompagne la statuaire du Bouddha Gautama, le bouddhisme s’impose comme la religion dominante au détriment des cultes animistes.

À partir de quels matériaux sont conçues les statues thaïlandaises ?


Ces statues sont principalement en terre, en bronze, en métal précieux et semi-précieux (parfois ajourées de feuilles d’or). Le bois constitue également un matériau noble pour concevoir une statue de Thaïlande, qu’il s’agisse d’esprits, de divinités hindou ou de Bouddha.


Le bronze est très utilisé pour la statuaire de Bouddha thaï pour le rendu très esthétique qui convient à une décoration d’intérieur et pour la durabilité. La statue de Bouddha en pierre confère une ambiance zen et s’impose comme la pièce maîtresse de votre décoration. Cette statue en pierre se place le plus souvent au centre d’un mini autel. Le bronze comme la pierre sont très pratiques pour les statues de Bouddha de jardin ou d’extérieur.
Par exemple on peut apercevoir une statuette de Bouddha en cuivre provenant de la région de Chiang Raï (nord) de style primitif. On trouve également assez fréquemment une statue de Bouddha en bronze sous le roi des Nâgas (style Khmer). La résine est largement utilisée également pour la fabrication de statuettes du Bouddha, la couleur safran (ou saumon) offre un spectacle éblouissant. Ces statuettes en résine ajoutent une touche Kitsch sur votre autel consacré. Le plâtre figure parmi les matériaux modernes utilisées par les artisans. On peut rencontrer des statues comme celle de Mae Guan Yin.
Des pièces uniques d’un autre âge sont réalisées à partir de bois fossile, témoignant d’une belle œuvre artisanale (statue du Bouddha couché sous l’arbre de la Bodhi).
D’autres pièces plus rares sont les statues de Phra Upakrut fabriquées par le très vénérable LP Uthama : ce sont des œuvres d’art en bronze massif coulé à partir de métal provenant d'anciennes cloches de temple.
Il en va de même pour les statues des esprits, tutélaires de la nature et déesses protectrices, les matériaux sont très diversifiés, allant du bois au bronze.
La statue en bronze patiné de la patronne du commerce Mae Nang Kwak est produite au sein des wat (Wat Sam Paolom), avec souvent un bol qui permet de récolter des offrandes.


En Thaïlande, les plus grands maîtres spirituels ont eux aussi droit à des effigies en différentes matières (le bronze principalement), qui sont à leur tour bénies par d’autres grands maîtres en exercice.

Ces statuettes artisanales s’inspirent des traditions ancestrales vieilles de plusieurs siècles : ce qui confère à ces pièces de collection une grande valeur historique et culturelle. Toujours est-il que l’art asiatique inspire de plus en plus de monde dans l’univers de la décoration d’intérieur. La plupart de ces statues d’origine Thaïlandaise ont un pouvoir magique. C’est le cas pour la statuette du Bouddha en argent consacrée par les Très Vénérables remplie d’un mélange de cire venant de Temples et de plantes sacrées.

Ces statuettes artisanales s’inspirent des traditions ancestrales vieilles de plusieurs siècles

À quel prix acheter une statue thaïlandaise ?


Le prix estimatif d’une statue Thaïlandaise va dépendre de plusieurs critères :

  • son utilisation (ou sa valeur sacrée par les vénérables)
  • la date de fabrication
  • ses dimensions et les matériaux utilisés.


Une pièce unique de production artisanale en bois fossile vaut en moyenne entre 100 euros jusqu’à plus de 150 euros (10 cm de largeur et hauteur 6 cm), Mais la fourchette de prix de la statue en bois tourne autour de 15 euros à plus de 1000 euros !

Une statue de Bouddha en résine de couleur peut être acquise entre 17 euros jusqu’à 130 euros. Le prix estimatif de la statue en pierre de Bouddha varie entre 34 euros à 1000 euros. Le bronze, quant à lui, est un matériau cher, dont la statue de Bouddha peut valoir aux alentours de 1700 euros (le prix le moins cher est de 160 euros). 

Où trouver sa statue Thaïlande ?


Sur le site Maison Thaïlande un lieu de rendez-vous pour les passionnés d’art asiatique sur lequel on retrouve une liste intéressante d’objets comme les statues de Bouddha (de jardin ou d’intérieur). Ses coordonnées sont 75004 Paris, 3 boulevard Morland, tél 0144613166.
Un autre site web, Magie du Bouddha propose une page entière consacrée aux statues de Bouddha et de divinités Hindous de Thaïlande.
Objet d’évasion est le spécialiste de l’art asiatique ; ce site vous permet de découvrir les sources de l’art thaïlandais en vous présentant des objets exceptionnels.


Pour vos achats de statues thaïlandaises en ligne, il est conseillé de passer par des plateformes reconnues quoi ont l’avantage de comparer les prix. Dans cette liste, on cite notamment E-bay, C-Discount, Amazon.