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Guide d'achat des statues Tibet

Le Tibet comme la majorité des pays asiatiques associe plusieurs divinités et formes de spiritualités depuis des temps reculés. Les divinités tibétaines sont nombreuses, elles sont inspirées du bön, du tantrisme, de l’hindouisme, de l’animisme et du bouddhisme.


Statue tibétaine représentant la Tara Verte

Le Tibet est le berceau, semble-t-il d’une tradition spirituelle originale appelée « Bön ». Le bön est une religion tibétaine préexistant au bouddhisme (expansion de l'Empire tibétain de Songtsen Gampo) ; il est selon les mythes une religion indigène traditionnelle à l’origine de la culture et de la spiritualité tibétaine. À l’origine, bön désignait les « prêtres-shamans » du Tibet (on emploie aussi le terme Bönpo). Les récits légendaires sur les Bönpo recensent 18 grands maîtres, le premier est le maître Tönpa Shenrab fondateur de la religion Bön.

Tönpa Shenrab est le cadet d’une fratrie de 3 frères des endit sur terre sous la forme d’un oiseau au plumage multicolore et s’incarna en un prince au palais Barpo Sogye (sud du mont Yungdrung Gutseg). Il serait apparu sur la terre mythique d’Olmo Lung Ring (le Mont Kailash, au Tibet occidental) et il étudia la doctrine Bön au ciel avant de s’engager pour guider les hommes auprès du dieu de la compassion Shenla Okar et descendre sur terre. Tönpa Shenrab âgé de 30 ans mena une vie d’austérité, il propagea sa doctrine pour sauver les hommes de leur souffrance. Au cours de son voyage, il arriva au Tibet dans la région du Mont Kailash (site historique de la culture Bön actuellement).

Les Bönpos ou les 18 prêtres-shamans du Bön apportent leur protection aux hommes contre la colère des dieux puisque leurs nombreuses activités troublent la quiétude des esprits de la nature. Les dieux donc à leur tour se vengent sur les hommes et les Bönpos servent d’intermédiaire entre ces esprits et les hommes. Tönpa Shenrab et les autres prêtres-shamans se livrent à des cérémonies et des rituels pour apaiser la colère des dieux :

  • des arbres Nye qui se manifestent lorsqu’un homme coupe un arbre 
  • de la terre Sadag lorsque l’homme creuse sous la terre (un puit)
  • de l’espace Theurang lorsque l’homme pollue l’air (en allumant un feu) 
  • de l’eau Lu quand l’homme pollue les lacs et les rivières. 


À ce jour, on sait que la religion Bön précède l’arrivée et la diffusion du bouddhisme Thervada au Tibet (VIIème siècle) et on ignore les détails sur cette religion antique. Dans la réalité historique du Tibet, on retient certains grands défenseurs de cette religion comme Drenpa Namkha au IXème siècle, Shenchen Kunga lui succédant un siècle après. C’est à partir du XIème siècle, sauvé de l’oubli de ses fervents défenseurs, que la religion Bön retrouva une dynamique nouvelle avec un nombre important de monastères construits : le maitre bön Sharza Tashi Gyeltsen fait figure d’exemple par ses écrits et enseignements.
Parmi les rites hérités de cette pratique religieuse et spirituelle, les Tibétains ont adopté la sépulture de l'air.

L’arrivée du bouddhisme au Tibet et sous l’impulsion du roi Songtsen Gampo (émanation du bodhisattva le plus vénéré du Grand véhicule Chenresiggrand ou plus communément Avalokitesvara). Il eut deux femmes, la princesse népalaise et chinoise qui représente Tara blanche et Tara verte libératrices.
Bien évidemment le maitre suprême du bouddhisme est de même très présent dans les représentations du Tibet, Sakyamuni Bouddha primordial. Mais aussi le dieu-roi à la tête d’éléphant Ganesh, le bouddha de la compassion Amitabha,

Avec le second roi Trisong Detsen (742 à 797) arrivèrent au Tibet de grands maitres illustres comme le fondateur du bouddhisme tibétain Padmasambhava Guru Rinpoché, ou encore Vimalamitra, Shantarakshita. Le Tibet est le berceau traditionnel du bouddhisme tibétain, distinct, mais s’inspirant du courant Vajrayana (bouddhisme tantrique). C’est avec Guru Rinpoché que des moines furent ordonnés sous l’ordre Nyingmapa, celui que l’on appelle l’ordre des Bonnets rouges. Il est très présent dans la culture et les pratiques spirituelles tibétaines. Mais un autre nom illustre de l’histoire tibétaine est à retenir, le moine yogi Lhalung Palgyi Dorje.

Sous le règne de Yeshe-Ö, on trouve d’autres grands noms comme Rinchen Zangpo initiateur des 108 temples du fleuve Sutlej, le maitre Marpa et l’autre maitre Atisha fondateur du bouddhisme Kadampa. Tous ces maîtres et artistes figures célèbres apportent d'Inde au Xème siècle des enseignements bouddhistes. Ceci contribua à favoriser la naissance de nouveaux courants de pensée et de plusieurs écoles au Tibet.
L’abbé Sakya Pandita du monastère de Sakya fut égalent un nom important dans l’histoire du Tibet face à l’invasion mongole au XIIIème siècle. Le grand conquérant de l'Asie et chef des Mongols Genghis Khan fait figure de grand ambassadeur dans l’histoire du bouddhisme tibétain (XIIème siècle) une fois converti.

Le réformateur Tsongkhapa est le fondateur de l’Ordre des Gelupas Bonnets jaunes, encore un autre personnage important de la tradition tibétaine. Il fut le maître du premier dalaï-lama Gendun Drub. Gendun Gyatso sera le second dalaï-lama, réincarnation du premier. Le dalaï-lama Sonam Gyatso convertit le chef des Mongols Altan Khan et sera le troisième à porter ce titre.

A part les statues de toutes ces divinités et personnages illustres du Tibet, la tradition veut qu’une liste d’objets cultuels soit aussi établie singularisant la pratique du bouddhisme tibétain (mala, bols chantants, cloches ghanta, dorje et vajra, moulin à prières.

Les statues Tibet

Statue tibétaine de Bouddha Amitayius
Les représentations artistiques sont liées au bouddhisme tibétain, représentant des divinités ou des Bouddhas de diverses formes. Dans le lot de statues tibétaines, on retrouve celles représentant d’abord Bouddha Gautama, mais aussi le maître Tönpa Shenrab fondateur de la religion Bön. Il fait partie des 18 prêtres-shamans Bönpos et reçu ses enseignements du bouddha primordial Kuntu Zangpo Samantabhadra.
Les statuettes de Tara Verte et de Tara blanche sont aussi très communes de l’art tibétain, elles portent en elle un symbolisme fort des femmes honnêtes et pleines de compassion. Ces 2 vertueuses sont les protectrices de tous les êtres humains.
La statuette de Bouddha Amitabha est également très représentative de l’art tibétain, ainsi que le dieu-éléphant Ganesh.
Dans le bouddhisme de l'Himalaya se forme la trinité la plus populaire des divinités de longévité, avec Tara blanche, Namgyalma et Amitayous.

Autre statue de renom tibétaine, « l’Homme de fer » représentant la divinité bouddhique Vaijravaya (taillée au XIème siècle dans un fragment de météorite). Elle mesure 24 cm de haut et pèse plus de 10 kg.

Dans le culte du bouddhisme tibétain, la statue est véritablement une présence vivante, une incarnation de la divinité représentée. On y dépose des objets pour consacrer la statue comme des petits rouleaux avec des prières écrites, des diagrammes mystiques.
Outre les divinités, les artistes tibétains représentent aussi les grands noms de l’histoire du Tibet tels que Guru Rinpoché et d’autres maitres penseurs.
La longueur moyenne d’une statue d’une divinité tibétaine est de 15 cm, 20 cm voire 25 cm pour une hauteur de 8 à 10 cm. Les grandes statues font plus de 60 cm de long pour environ 40 cm de hauteur.

À partir de quels matériaux sont conçues les statues Tibet ?